Les militaires fidèles au poste

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Plus de 50 militaires étaient dans le secteur de Pointe-du-Lac, mercredi, afin d'aider un couple qui a eu besoin de déployer entre 3000 et 5000 sacs de sable autour de sa maison de la rue du Héron bleu pour la protéger de la crue du fleuve Saint-Laurent.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La participation des militaires en ces lendemains d'inondations demeure aussi précieuse qu'en plein coeur de la tempête. Et s'ils ont été utiles pour remplir et installer des sacs de sable, ils sont tout aussi essentiels dans le retrait de ces murs temporaires.

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Louise Lemyre est heureuse de voir le fleuve reprendre tranquillement son niveau habituel.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

Plus de 50 militaires étaient dans le secteur de Pointe-du-Lac, mercredi, afin d'aider entre autres un couple qui a eu besoin de déployer entre 3000 et 5000 sacs de sable autour de sa maison de la rue du Héron bleu pour la protéger de la crue du fleuve Saint-Laurent. Ce chantier est un des plus importants des Forces armées canadiennes, selon le major Alexandre Boisvert-Novak, commandant des troupes. 

«L'eau entourait la maison. Il y a 5000 sacs de sable à enlever. Mais les militaires sont en forme. On a réussi à répartir le travail et l'ambiance est agréable», constate le major, qui prévoyait terminer le travail en environ trois heures.

Cette aide est accueillie avec joie par Louise Lemyre. Celle qui possède la maison avec son conjoint a vécu des heures angoissantes à la vue de la crue des eaux. La propriété est munie d'un muret d'environ 1,5 mètre de haut qui protège la partie élevée du terrain des vagues du fleuve. Ce dernier se trouve habituellement à plus de 80 mètres à l'arrière de la maison. Mais le 2 mai, l'eau faisait le tour de la maison.

«C'est à ce moment qu'on a mis des sacs de sable. La première journée, on a placé plus de 300 sacs. L'eau a monté sans arrêt jusqu'à vendredi», constate Mme Lemyre.

Le couple a aussitôt eu besoin de plus de sacs de sable pour contrer l'arrivée de l'eau. Les militaires sont venus en installer et ils ont été suivis d'une équipe de bénévoles de SOS Inondation Mauricie. Voilà pourquoi la maison s'est retrouvée avec des milliers de sacs de sable qui ont fait le travail: des dommages ont été causés au terrain, mais la maison acquise en mai 2011 est intacte.

L'immense mur de sacs de sable n'est plus requis en raison de la baisse du niveau du fleuve. Mais Mme Lemyre est très reconnaissante envers tout le monde qui a soutenu ce couple durant les nombreux jours de stress.

«Les pompiers venaient nous voir, les policiers venaient nous voir, l'aide psychologique est venue nous voir, le conseiller (François) Bélisle, le maire (Yves) Lévesque, M. Champagne (François-Philippe, député de Saint-Maurice-Champlain et ministre fédéral) aussi. Les gens sont compatissants. Les militaires nous demandaient comment on allait. L'aide reçue m'a beaucoup touchée. La Ville a bien réagi et j'en suis fière», raconte avec émotion Mme Lemyre.

Le couple devra débourser des sommes assez importantes pour nettoyer et réparer le terrain transformé temporairement en dépôt de morceaux d'arbre et de boue. Mais pour rien au monde, Louise Lemyre ne veut quitter les lieux.

«J'aime l'eau. Je ne vendrai pas ma maison. On a vécu six ans de bonheur pour deux semaines de difficultés. Aujourd'hui, ça va mieux.»

Les effectifs maintenus

Aucune décision n'a été prise par les intervenants concernant le nombre de militaires nécessaires aux opérations de nettoyage. La région va continuer d'accueillir entre 450 et 500 militaires jusqu'à nouvel ordre, d'autant plus que certains secteurs de la Mauricie sont encore touchés par les inondations.

«À Maskinongé, on attend que le fleuve descende encore, car on n'est pas encore en mode rétablissement. À Louiseville, ça s'améliore un peu, mais le secteur du lac Saint-Pierre est encore inondé à environ 50 %. Et à Yamachiche, il reste 80 % du secteur inondé qui l'est toujours», énumère Sébastien Doire, le directeur régional de la Sécurité civile.

Si les inondations ne sont pas encore chose du passé, la tendance du niveau du fleuve indique que la situation est sur le point de vivre ses derniers jours. Le lac Saint-Pierre s'élevait à 2,93 mètres mercredi en fin d'après-midi, se rapprochant du seuil d'inondation mineure qui est de 2,70 mètres.

Réouverture de l'île Saint-Quentin

Le public a de nouveau accès au parc de l'île Saint-Quentin et à la marina de Trois-Rivières.

Des zones demeurent couvertes d'eau, mais la passerelle, la piste cyclable et les jeux pour enfants peuvent accueillir les visiteurs.




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