Endettement à Shawinigan: un verre à moitié vide ou à moitié plein?

La Ville de Shawinigan surpasse déjà ses objectifs dans sa volonté de réduire... (Archives Sylvain Mayer)

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) La Ville de Shawinigan surpasse déjà ses objectifs dans sa volonté de réduire la dette à la charge de l'ensemble de la municipalité de 24 % entre 2020 et 2035. Par contre, depuis l'arrivée de Michel Angers à la mairie en 2009, l'endettement a doublé.

Ces deux interprétations ont été confrontées lors du dépôt des états financiers 2016 à la dernière séance publique du conseil municipal, mardi soir. L'ex-député de Saint-Maurice, Robert Deschamps, s'est présenté au micro à la période de questions pour faire remarquer au conseil municipal que depuis la première élection de Michel Angers, la dette de la ville avait explosé.

Au 31 décembre 2009, l'endettement total net à long terme de Shawinigan s'établissait à 82,1 millions de dollars. Sept ans plus tard, ce boulet est passé à 162,2 millions $, selon les états financiers 2016 adoptés mardi. Il s'agit d'une hausse de 98 %.

En additionnant l'endettement des organismes consolidés, l'endettement total net à long terme de la Ville se chiffre à 208,4 millions $. Le poids de la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie pèse particulièrement lourd dans ce calcul. La Ville exerce un contrôle financier sur cinq autres organisations: la Régie municipale de transport en commun, l'Office de tourisme, foires et congrès, la Société de développement de Shawinigan, la Corporation culturelle et le Parc de l'Île-Melville. 

En 2009, l'endettement total net à long terme, en tenant compte de la charge des organismes, s'arrêtait à 106,5 millions $. Précisons qu'à ce moment, l'OTFC n'existait pas, mais le bilan de l'ex-Centre local de développement de Shawinigan était consolidé dans ces résultats.

Le maire, Michel Angers, n'a pas répliqué à l'observation de M. Deschamps. Il a maintes fois souligné que la dette s'expliquait principalement par des travaux d'infrastructures d'eau potable, d'égout ou de voirie, ou sur les bâtiments municipaux. 

À moitié plein

Sans prendre en considération les dépenses d'investissement à financer, les excédents d'emprunts, les fonds réservés et les subventions à recevoir, la dette de la Ville s'établissait à près de 173 millions $ au 31 décembre 2016. Il s'agit d'un recul notable par rapport aux 181,5 millions $ inscrits aux livres un an plus tôt.

Cette dette de précisément 172 851 000 $ est divisée en trois parties. Une première à la charge du gouvernement du Québec (31,9 M$), une deuxième qui s'explique par des projets de secteurs (9,6 M$) et le plus gros morceau, celle répartie sur l'ensemble de la municipalité, à 131,4 millions $.

Cette dernière, selon les prévisions de la Ville, devait se situer à 140,5 millions $ au 31 décembre 2016, précise Alain Gravel, directeur du service des finances. Elle s'établit plutôt à 131,4 millions $, mais le trésorier reconnaît qu'une partie des dépenses annoncées n'est pas encore financée.

«Nous sommes en deçà de ce que nous avions prévu», se réjouit-il néanmoins. «C'est déjà un signe que nous avons une gestion très stricte de la dette.»

«Nous allons toucher du bois, mais les contrats que nous avons pour les différents chantiers, soit la mise aux normes de l'eau potable et l'assainissement des eaux au lac à la Tortue, sont systématiquement en bas des montants budgétés», ajoute M. Gravel. «C'est bon signe pour l'avenir.»

Rappelons que la stratégie de diminution de la dette implique un plafonnement annuel des emprunts en immobilisations à 16 millions $ jusqu'en 2035, sans compter le projet d'approvisionnement en eau potable. En raison de cet investissement, Shawinigan prévoit toujours que la dette à la charge de l'ensemble de la municipalité augmentera jusqu'à 158 millions $ en 2020, avant d'être réduite à 120 millions $ en 2035.




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