États financiers 2016 à Shawinigan: toujours sur un fil de fer

Le maire de Shawinigan, Michel Angers, aimerait bien... (Stéphane Lessard)

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Le maire de Shawinigan, Michel Angers, aimerait bien disposer d'une plus grande marge de manoeuvre à la fin de son année financière.

Stéphane Lessard

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Pour une quatrième année consécutive, la Ville de Shawinigan a marché sur un fil de fer en 2016 dans la gestion des finances publiques, terminant avec un surplus de 754 298 $ sur un budget de quelque 83 millions $.

Les derniers états financiers ont été déposés mardi soir, en séance publique régulière. Il faut remonter à 2012 pour retracer un surplus annuel de plus d'un million de dollars à Shawinigan. Depuis la fusion, l'excédent le plus généreux avait été produit lors de la première année complète de Michel Angers à la mairie, en 2010. La Ville avait alors terminé l'année avec un coussin de près de 3,3 millions $.

Le dernier résultat ne constitue toutefois pas une surprise, puisque lors du rapport sur la situation financière en novembre, le maire avait avancé qu'il s'attendait à un surplus de 612 000 $. Le résultat final reflète donc assez fidèlement la prévision.

«Quand on a un surplus de 750 000 $ sur un budget de 83 millions $, ça indique deux choses en particulier», commente M. Angers. «Tout d'abord, c'est un budget fragile. Ce que nous avions prévu est arrivé. L'autre chose, c'est qu'on ne peut pas dire que les gens ont été surtaxés, bien au contraire. Avec un surplus accumulé (non affecté) de trois millions de dollars, la situation financière de la Ville est relativement fragile, mais en contrôle.»

La semaine dernière, le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, ne se formalisait guère d'un autre ronflant surplus, expliquant que son excédent de 11,2 millions $ ne représentait que 4,4 % de son budget. À Shawinigan, il pèse beaucoup moins lourd, à seulement 0,9 % précisément. 

«La semaine dernière, j'ai passé deux jours à l'Union des municipalités du Québec», raconte M. Angers. «Plusieurs villes à travers le Québec ont des surplus très enviables. Je ne vous cache pas qu'un surplus de trois, quatre ou cinq millions $, ça aurait été très intéressant.»

Peu de marge

Avec des résultats semblables, les revenus et les dépenses n'affichent guère de grandes variations par rapport aux prévisions en 2016. En assemblée publique, Alain Gravel, directeur du service des finances, a dressé les faits saillants de la dernière année.

En terme de revenus, la Ville n'a perçu qu'environ 185 000 $ de plus en taxes foncières en 2016 par rapport à l'année précédente. Elle est parvenue à recueillir un montant supplémentaire de 267 000 $ pour ses services de disposition du lixiviat pour la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie. Shawinigan a bénéficié d'un apport plus généreux de 324 000 $ du gouvernement fédéral dans ses compensations tenant lieu de taxes. Le dernier pacte fiscal a aussi permis à la Ville d'obtenir 544 000 $ de plus que prévu du gouvernement du Québec pour le partage des revenus des redevances sur les ressources naturelles.

Du côté des dépenses, des coupes ou des vacances de postes ont notamment permis à la Ville d'économiser 402 000 $ l'an dernier. Les dernières évaluations actuarielles des régimes de retraite ont aussi réduit des coûts de 365 000 $. La Ville a également engendré moins de frais qu'anticipé pour les honoraires d'évaluation, par exemple dans la collecte d'information ou en raison d'un nombre moins élevé de contestations que prévu. Il s'agit d'une économie de 325 000 $.

Le déneigement est souvent identifié comme un facteur d'influence déterminant dans les résultats financiers d'une année. En 2016, la Ville a épargné 791 000 $ par rapport aux prévisions, un résultat qui peut paraître étonnant compte tenu de l'arrivée hâtive des premiers signes du dernier hiver.

«Le principal de notre budget de neige se passe entre janvier et avril», précise M. Gravel. «En ce qui concerne 2017, on s'en reparlera...» 

Le trésorier n'a pas voulu donner de tendance jusqu'à maintenant, mais on devine que les rudes précipitations du début de l'année ont sérieusement entamé l'enveloppe de 5,5 millions $ pour le déneigement en 2017.

«Nous avons certains aperçus et on espère que les choses vont s'améliorer», résume le haut fonctionnaire.




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