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Les intervenants des différents ministères et organismes sont réunis dans le centre de coordination des opérations de la Sécurité civile pour maximiser leur efficacité en ce temps de crise.

François Gervais, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Derrière les portes fermées des bureaux régionaux du ministère de la Sécurité publique, à Trois-Rivières, on se croirait dans une véritable ruche.

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Le directeur régional de la Sécurité civile, Sébastien Doire.

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Le bourdonnement évident des intervenants réunis dans ce centre de crise n'est interrompu que quelques minutes, le temps que le ministre Martin Coiteux fasse son entrée et félicite tout le monde pour le travail accompli. Puis, chacun retourne à sa besogne, entre les dizaines de coups de téléphone qui se font entendre et les courriels qui ne cessent de rentrer. 

On peut compter sur les doigts d'une seule main les situations qui ont nécessité une telle mobilisation au centre de coordination des opérations de la Sécurité civile pour la Mauricie et le Centre-du-Québec dans la dernière décennie. 

De mémoire, la dernière fois qu'on a vu autant de gens assis dans cette grande salle, c'était lors des grands incendies de forêt de Wemotaci, en 2010, se souvient le directeur de la Sécurité civile dans la région, Sébastien Doire.

Mais la mise en place d'un tel centre est on ne peut plus nécessaire dans des événements comme ceux que la région traverse présentement, assure M. Doire. 

«Il y a des gens de plusieurs ministères qui sont réunis. On a les gens des Transports, de la Santé, d'Urgence Québec, de même que des gens de la Sûreté du Québec, d'Hydro-Québec. C'est l'ensemble des ministères qui composent l'organisation régionale de la Sécurité civile. 

On a l'occasion de faire de l'échange d'information dépendamment des appels des municipalités. Automatiquement, les gens réunis entendent l'information et la diffusent rapidement dans chacun des ministères afin de s'entraider», explique M. Doire.

L'exactitude des faits de même que la rapidité de la transmission de l'information sont d'ailleurs les deux éléments les plus importants en temps de situation de gestion de crise comme on peut le vivre présentement. «Il faut surtout éviter les fausses rumeurs et s'assurer qu'on peut envoyer les bonnes personnes au bon moment et au bon endroit selon les besoins», constate Sébastien Doire.

On «déracine» donc les intervenants de leur milieu de travail habituel pour les mettre tous dans une même pièce et ainsi gagner un temps fou lorsque vient le temps de partager de l'information avec les autres intervenants concernés.

Lundi matin, lors de la fermeture partielle de la route 155 au kilomètre 97, le représentant du ministère des Transports, Jean Lamarche, n'aura donc eu besoin que de se pencher vers le bureau de gauche pour coordonner ses actions avec celles de la Sûreté du Québec. 

En étirant le cou, il a aussi pu s'assurer que les intervenants en santé soient sur un pied d'alerte, si une personne devait avoir besoin des services de santé sans toutefois pouvoir emprunter cette route, impraticable aux petits véhicules pendant quelques heures.

«Si les policiers aperçoivent quelque chose sur la route, ils nous donnent l'information. Tous les intervenants sont rapidement mis au courant. Tout se transmet très rapidement pour éviter que des situations compromettent la vie des gens sur le terrain», évoque M. Doire, en nous indiquant aussi la présence de représentants de l'armée, à qui on a réservé un espace depuis leur arrivée dans la région, samedi dernier.

Plus loin en retrait, on retrouve aussi le centre de communication pour les radios amateurs. Vide pour l'instant, ce centre pourrait être alimenté grâce à des génératrices si, pour quelque situation que ce soit, les systèmes de communication venaient à flancher. 

«On a pu y avoir recours lors de la crise du verglas. Avec ces équipements, on a toujours le fameux plan B. On peut parler à travers tout le Québec. C'est toujours important d'avoir un plan B parce que nos appareils fonctionnent à l'électricité», constate-t-il.

Psychosocial

Parmi les divers intervenants qui animent la ruche de la Sécurité civile, on compte plusieurs intervenants psychosociaux, prêts à répondre aux besoins des sinistrés qui ne vivent pas toujours des situations faciles en ce moment.

«Pour avoir fait plusieurs événements comme Lac-Mégantic ou l'Île Verte, je peux vous dire qu'on sous-estime parfois la détresse des gens au niveau du psychosocial. Déjà, quand on est juste spectateur de tout ça, ça nous affecte. Alors, imaginez quand on est également impliqué, il y a beaucoup de gens qui sont impactés.

Leur but est de venir aider les gens, de revenir à un état normal le plus rapidement possible et d'être pris en charge le plus tôt possible afin d'éviter des problématiques. Pour nous, c'est essentiel que les gens du psychosocial soient avec nous», soutient Sébastien Doire.

Malgré tout, le travail du centre de coordination demeure un travail de soutien aux 19 municipalités et villes de la région actuellement touchées par les inondations, car c'est d'abord le milieu municipal qui est le premier répondant des opérations sur le terrain.

«Nous on est avec les municipalités. On les contacte ou les rencontre chaque jour sur le terrain. On est en support aux municipalités lors de tels événements», précise M. Doire.




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