Exaspéré par les poux

Kevin Normandin-Jacob en a assez de devoir toujours... (François Gervais)

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Kevin Normandin-Jacob en a assez de devoir toujours recommencer les traitements de pédiculose pour ses filles et souhaiterait qu'on oblige les parents à traiter leurs enfants pour enrayer la propagation.

François Gervais

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(Trois-Rivières) Ce qui était au départ un simple cas de pédiculose à l'école de ses filles est devenu une source de frustration immense depuis les dernières semaines pour Kevin Normandin-Jacob. Ce père de famille, dont les deux filles fréquentent l'école Dollard dans le secteur Cap-de-la-Madeleine, a dépensé à ce jour plus de 900 $ en traitement pour la simple raison que, selon lui, d'autres parents ne font pas traiter leurs enfants et que la contamination ne cesse de revenir.

Depuis les dernières semaines, les filles de M. Normandin-Jacob ont dû, à six reprises chacune, subir un traitement pour les poux. Le père est exaspéré de devoir continuellement reprendre tout depuis le début, sans compter tous les désagréments que cela apporte, comme la désinfection complète des draps, des vêtements et de la maison.

«Il y a plusieurs semaines, l'école a envoyé une première communication pour dire qu'il y avait des cas de poux et qu'il était important d'administrer le traitement si nous étions touchés. Mes filles ont été touchées. Je les ai retirées de l'école pendant une semaine pour m'assurer que le traitement avait fait effet, que ça ne revenait pas, parce que je ne voulais pas faire subir ça à d'autres parents. Mais il faut croire que tout le monde n'agit pas comme ça», constate-t-il, visiblement exaspéré de la situation.

Depuis, à cinq autres reprises, ses filles ont été contaminées de nouveau à l'école. «Les traitements coûtent cher et je constate que ce ne sont pas tous les parents qui font traiter leurs enfants», lance celui qui dit avoir constaté un cas flagrant en allant chercher ses filles au service de garde il y a quelque temps. «Ma fille se grattait la tête, me disait que ça lui piquait. Je me suis dit: ''pas encore!'' L'enfant juste à côté d'elle m'a dit: ''ce n'est pas grave, moi aussi j'en ai des poux''», indique-t-il.

Kevin Normandin-Jacob se demande maintenant si, devant cette situation qui perdure, l'école ne devrait pas revoir ses mesures et exiger que les parents fassent traiter leurs enfants. «Il doit pouvoir y avoir moyen de faire quelque chose, de revoir les politiques qui s'appliquent dans de pareils cas. Je ne peux pas croire qu'on tolère que des parents envoient leurs enfants à l'école avec des poux et contaminent les autres depuis aussi longtemps», mentionne-t-il.

Pas d'épidémie

À la Commission scolaire du Chemin-du-Roy, on se disait très surpris de la sortie publique du parent, d'autant plus qu'un suivi a été assuré avec lui et qu'aucune autre communication permettant de croire que le problème perdurait n'avait été notée depuis le 5 avril dernier. L'école indique que des cas isolés ont été constatés avant la période de la semaine de relâche, mais soutient qu'en aucun moment, on ne parle d'épidémie.

Lors de cas de pédiculose en milieu scolaire, le protocole prescrit par le CIUSSS s'applique, et une communication est envoyée à tous les parents avec la recommandation du traitement approprié si des lentes ou des poux sont détectés, ainsi que les mesures d'hygiène à mettre en application à la maison pour enrayer la présence des poux. Les parents doivent d'ailleurs remplir un coupon-réponse à remettre à l'école afin de confirmer que l'inspection de la tête de l'enfant a été faite.

«La situation a été prise très au sérieux et les suivis nécessaires ont été faits par l'infirmière scolaire. De notre côté, l'information a toujours été bien transmise aux parents, mais il y a aussi une responsabilité partagée. L'école ne peut pas administrer le traitement à un enfant, il faut aussi que les parents prennent leurs responsabilités», constate Anne-Marie Bellerose, responsable des communications à la Commission scolaire, qui rappelle que le traitement en cas de pédiculose est normalement remboursé par la RAMQ puisque prescrit par le pharmacien.

Mme Bellerose invite d'ailleurs les parents à rester en communication constante avec la direction ou l'infirmière scolaire dans de pareilles situations.




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