Démolition de la maison de l'Expo: 43 citoyens s'y opposent

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Quarante-trois citoyens ont signifié leur opposition à l'émission d'un permis de démolition pour la maison de l'Expo

François Gervais

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(Trois-Rivières) Un total de 43 citoyens ont signifié qu'ils aimeraient voir la Ville de Trois-Rivières revenir sur sa décision de délivrer un permis pour la démolition de la maison de l'Expo, située tout près de l'hippodrome.

Les Tifluviens ne voulant pas que cet édifice croupisse sous les pics des démolisseurs avaient jusqu'à 16 h 30 vendredi pour se faire entendre. En se rendant au greffe municipal, ils formulaient une demande d'appel au conseil municipal pour qu'il réévalue la décision qui a été prise le 21 mars dernier par le comité formé par la Ville pour décider ou non de l'émission du permis de démolition. Mais contrairement à ce qui se passe lors d'une signature de registre, il n'y avait pas nombre de signatures à atteindre pour qu'il y ait référendum. En fait, l'émission d'un permis de démolition ne peut pas faire l'objet d'un tel processus démocratique. De plus, les élus ne sont pas tenus de donner suite aux demandes d'appel. Le dossier devrait néanmoins se retrouver à l'ordre du jour d'une séance du conseil au cours du mois de mai.

La porte-parole de la Ville, Cynthia Simard, reconnaît qu'il est rare qu'autant de citoyens prennent le temps de signifier officiellement leur désaccord relativement à l'émission d'un permis de démolition.

Patrimoine Trois-Rivières a lancé au début du mois un appel à la mobilisation pour inciter les citoyens en désaccord avec cette démolition à aller formuler une demande d'appel au greffe municipal. Dans une lettre d'opinion publiée dans nos pages, l'organisme faisait valoir que le bâtiment devait être sauvé en raison de sa valeur historique, son architecture particulière et son association avec le réputé architecte Jules Caron, à qui on doit également la conception de la vacherie, de la Bâtisse industrielle et de la porte Duplessis, tous des édifices situés sur le terrain de l'Exposition.

Son président, Philippe Charette, tient d'ailleurs à remercier tous les citoyens qui ont répondu positivement à l'appel de son organisation.

«C'est un nombre acceptable de signatures, mais nous aurions préféré qu'il y en ait plus», indique-t-il.

À la lumière des propos tenus par certains élus sur ce dossier, le président de Patrimoine Trois-Rivières ne se fait cependant pas d'illusions sur les chances que la Ville décide de faire marche arrière. Autant le maire Yves Lévesque que le conseiller et candidat à la mairie Jean-François Aubin ont récemment affirmé qu'il était trop tard pour sauver la maison de l'Expo. Le conseiller Pierre-Luc Fortin abonde dans le même sens et croit que Trois-Rivières devrait tirer des leçons de cette problématique et se doter d'une politique de conservation du patrimoine.

Construite en 1916, la maison de l'Expo a longtemps abrité les bureaux de l'Exposition agricole de Trois-Rivières. Elle est devenue propriété d'Attractions hippiques lors de la vente de l'hippodrome en 2006. Le Club Jockey du Québec en a hérité en 2012 lorsqu'il a repris le flambeau des courses de chevaux au Québec.

En février 2006, la Ville avait identifié les édifices du terrain de l'Exposition comme bâtiments ayant un caractère patrimonial à préserver. La maison de l'Expo n'a cependant jamais été classée officiellement comme étant une construction patrimoniale.




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