Asphaltage à lac à la Tortue: pas un précédent, selon les conseillers

Le conseiller du district des Boisés, Martin Asselin,... (Stéphan Lessard)

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Le conseiller du district des Boisés, Martin Asselin, était accompagné de tous ses collègues en point de presse vendredi matin, dont Serge Aubry (à gauche), représentant du district des Montagnes.

Stéphan Lessard

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Dans une démonstration de solidarité, tous les conseillers municipaux de Shawinigan s'étaient donné rendez-vous à l'hôtel de ville, vendredi matin, afin d'appuyer leur collègue du district des Boisés, Martin Asselin, lors d'une déclaration sur la réflexion des élus ayant mené à la décision de refiler le coût de l'asphaltage du projet d'assainissement des eaux usées au secteur concerné. Ils ont voulu faire comprendre que les échanges avaient été vifs et surtout, que le résultat ne pourrait être évoqué comme un précédent pour les projets futurs.

En vacances au moment de la dernière assemblée publique régulière le 11 avril, M. Asselin tenait à revenir sur le dossier de l'asphaltage, puisque la décision des élus avait été commentée avec des propos parfois très durs lors de la dernière assemblée publique.

Rappelons qu'en mars 2016, la Ville de Shawinigan avait annoncé qu'elle répartirait les frais d'asphaltage non subventionnés à l'ensemble de la population, afin de soulager un peu les résidents du secteur. Cette demande avait été formulée par l'Association pour la protection du lac à la Tortue et acceptée par le conseil municipal. Par la suite toutefois, le projet s'est qualifié dans le Fonds pour l'eau potable et le traitement des eaux usées, bonifiant l'aide gouvernementale de 66 % à 83 %. Devant cette situation, les élus ont finalement décidé que les frais d'asphaltage ne seraient assumés que par les résidents visés par le projet, tel que prévu à l'origine.

Le maire de Shawinigan, Michel Angers, ne participait pas à ce point de presse. Comme lui deux semaines auparavant, M. Asselin a souligné que cinq projets totalisant 14,5 millions $ avaient été mis sur la glace pour favoriser le chantier tant attendu autour du lac à la Tortue.

À la suite de cette décision, la majorité des élus ont convenu qu'il fallait revenir sur l'engagement de l'an dernier au sujet de l'asphaltage afin de dégager des sommes pour permettre la réalisation de certains travaux ailleurs à Shawinigan. Sans tenir compte de l'aide financière, il s'agit d'un montant 2,6 millions $ sur un projet total de 43 millions $.

Les élus considèrent qu'il ne faut pas croire qu'un précédent a été établi. Dans l'éventualité où un dilemme semblable se représentait au conseil municipal, mais avec une aide financière moins généreuse, il n'est pas dit que les frais d'asphaltage ne seraient pas répartis à l'ensemble de la ville.

«Il n'y aura plus de FEPTEU à 83 %», fait remarquer Nancy Déziel, conseillère du district de la Rivière. «Donc, c'est un cas unique. On va traiter au cas par cas.»

«Il ne faut pas tout mélanger», suggère le conseiller du district des Montagnes, Serge Aubry. «Nous sommes repartis à zéro quand nous avons rediscuté du projet, parce que les paramètres n'étaient pas les mêmes.»

Facture réduite

M. Asselin convient qu'au départ, il ne voyait pas pourquoi la Ville devait reculer sur son engagement de répartir l'asphaltage à l'ensemble des contribuables, malgré une aide financière plus généreuse de Québec et d'Ottawa. Il s'est rallié à ses collègues par solidarité.

«Ma première réaction était de laisser l'asphaltage (à la charge de l'ensemble de la ville)», convient-il. «Mais je sais aussi qu'à force de tirer la couverture de son bord, ça risque de déchirer et on peut tout perdre. J'ai donc réussi à obtenir ce qu'il y avait de plus avantageux pour les citoyens du lac à la Tortue, l'inscription du projet au FEPTEU. En contrepartie, j'ai accepté d'inclure l'asphaltage dans ces coûts, car en bout de compte, les résidents vont voir leur facture passer de 12 000 $ à 7000 $. Il s'agit d'un compromis gagnant, qui a été accepté par l'APL.»

Lucie DeBons, conseillère du district du Rocher, tenait à revenir sur l'envolée de François Bonenfant lors de la dernière séance publique, qui dénonçait qu'en n'acceptant pas de faire assumer les coûts d'asphaltage à l'ensemble de la ville, le conseil municipal faisait la preuve que le secteur Lac-à-la-Tortue n'avait jamais fait partie de Shawinigan. Pour elle, la décision de ne soumettre que ce projet au généreux FEPTEU démontre le contraire.

«Notre conseil a une grande force, celle de travailler ensemble», ajoute Josette Allard-Gignac, représentante du district Almaville. «Nous sommes tout le temps solidaires. Ça ne veut pas dire que nous n'avons pas de discussions serrées à l'occasion, mais nous arrivons avec un consensus. Nous travaillons pour le bien-être de la municipalité et la priorité, c'était le lac.»




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