Des conditions de reproduction idéales pour les insectes piqueurs

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Les fortes accumulations de neige du dernier hiver, combinées au printemps pluvieux qui s'est installé, favorisent la présence d'eaux stagnantes et en conséquence, la reproduction des moustiques.

Francois Gervais, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

À compter de la semaine prochaine, les équipes de GDG Environnement apparaîtront un peu partout à Shawinigan pour assurer un contrôle efficace des insectes piqueurs lors de la prochaine saison estivale.

Les fortes accumulations de neige du dernier hiver, combinées au printemps pluvieux qui s'est installé, favorisent la présence d'eaux stagnantes et en conséquence, la reproduction des moustiques.

À compter de la semaine prochaine, GDG Environnement dépêchera 34 employés à Shawinigan pour procéder à une prospection larvaire et même, aux premiers traitements dans certains secteurs. Richard Vadeboncoeur, biologiste et directeur du développement des affaires pour l'entreprise, reconnaît qu'il s'agit d'un printemps assez tardif.

«Il y avait beaucoup de neige au sol qui est partie d'un coup et maintenant, nous avons des niveaux d'eau très élevés», observe-t-il. «Le sol est relativement humide et c'est quand même assez froid. Ça nous fait au moins un troisième printemps tardif de suite. C'est assez particulier.»

«Les rivières qui débordent provoqueront des petites pochettes d'eau, qui vont faire de belles mares à moustiques», ajoute M. Vadeboncoeur. «Mais il y a d'autres paramètres à surveiller. Si nous avons beaucoup de temps sec à venir, ça fera diminuer les insectes piqueurs.»

Le biologiste ajoute que les dernières conditions hivernales, marquées par beaucoup de neige et peu de temps froid, favorisent la survie des larves. 

«Elles sont présentes», assure-t-il. «Nos travaux ont dû commencer plus tard parce qu'il faut attendre que la larve se nourrisse, ce qui se produit quand la température de l'eau se réchauffe. On peut commencer la semaine prochaine parce qu'il y a toujours de petits cours d'eau moins affectés par les grosses crues ou qui sont en flanc sud de montagne au soleil, où l'eau commence à être plus chaude et les mares peu profondes.»

Le déploiement des effectifs demeure plus important au printemps. Pour le reste de l'été, GDG Environnement prévoit une équipe de 14 personnes à Shawinigan. Compte tenu du printemps tardif, les prochaines semaines seront surveillées de très près. En effet, un réchauffement rapide entraînerait un branle-bas pour accélérer le rythme des premières salves.

Accès

Comme chaque année, la Ville de Shawinigan invite ses citoyens à permettre aux techniciens de GDG Environnement de circuler sans entrave sur les terrains privés pour optimiser les résultats du traitement. Véronique Gagnon-Piquès, agente aux communications, reconnaît qu'un petit nombre d'irréductibles refusent l'accès à leur propriété.

«C'est rare, mais il y a des gens qui ne veulent pas qu'on passe chez eux», mentionne-t-elle. «Nous disons simplement aux citoyens que pour avoir accès à certaines zones, il se peut que les employés de GDG aient à passer sur des propriétés privées. Nous leur demandons de les laisser faire.»

«C'est très exceptionnel que les gens vont refuser», corrobore M. Vadeboncoeur. «On traite les grandes terres, les zones humides, les marais, les tourbières. Quand il y a des terres privées, les gens collaborent. Ils comprennent que leur participation fait en sorte que leurs voisins seront heureux. Si on bloque l'accès, c'est tout le quartier qui sera pénalisé. Avec les années, les gens ont vu les avantages et les bénéfices du traitement. Ils sont plus faciles à convaincre!»

Yves Gélinas, éleveur de moutons de la rue des Pionniers, ne se cache pas pour dire qu'il fait partie des rares récalcitrants. Chaque année, il communique avec la Ville pour être certain qu'il ne verra pas les employés de GDG Environnement sur sa vaste propriété de 336 acres répartis sur 45 lots.

«Je ne veux voir personne sur mon terrain et je ne veux pas d'épandage aérien non plus», tranche-t-il. «Ils ont essayé de me convaincre que c'était biologique, mais pour moi, bon pour la santé ou pas, mes terres m'appartiennent. Je m'accorde bien avec les mouches; je les élève!»

Pour maximiser l'efficacité du traitement, la Ville demande aux citoyens de bien entretenir leurs drains, de préparer tôt leur piscine et de débarrasser tout contenant d'eau stagnante afin de diminuer les sites potentiels d'éclosion de moustiques. Rappelons que GDG Environnement vise une diminution de 80 % de nuisance grâce à l'utilisation de son larvicide biologique.




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