Nouveau service de thérapie équestre

La petite Kamille Cardin, 9 ans, a vu sa... (Brigitte Trahan, Le Nouvelliste)

Agrandir

La petite Kamille Cardin, 9 ans, a vu sa condition de santé s'améliorer grandement en suivant des cours d'éducation thérapeutique au Centre équestre Céraville avec le Centre de services Centauria.

Brigitte Trahan, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La petite Kamille Cardin, 9 ans, est atteinte d'arthrite juvénile chronique systémique, une maladie qui, depuis des années, s'attaque non seulement à ses articulations, mais aussi à ses organes vitaux, et ce, malgré tous les soins.

Une activité a toutefois grandement amélioré les choses pour elle. «On a eu plus de résultats avec un an d'équitation thérapeutique qu'avec 5 ans de physiothérapie», raconte sa mère, Magalie Nadeau.

Ces cours d'équitation thérapeutique sont dispensés depuis peu au Centre équestre Céraville de Trois-Rivières par le Centre de services Centauria, un programme sanctionné par l'Association canadienne d'équitation thérapeutique.

Grâce à l'implication de professionnels et de bénévoles, des cours d'équitation thérapeutique permettent d'intervenir différemment auprès d'une clientèle variée présentant des troubles du spectre de l'autisme, des troubles de déficit de l'attention, une déficience physique ou une déficience intellectuelle.

Alors qu'elle avait à peine 5 ans, la petite Kamille «avait demandé à mourir parce qu'elle avait trop mal», raconte sa mère. À l'école, impossible pour elle de faire la même chose que les autres. Elle ne faisait pas confiance aux autres enfants de peur d'avoir de la douleur en jouant avec eux. Lorsqu'elle a monté un cheval pour la première fois, «elle est partie du fauteuil roulant à pouvoir marcher et guider son cheval», dit-elle.

«L'éducation thérapeutique lui a permis de découvrir un autre monde et qu'elle a des forces ailleurs», raconte-t-elle. L'équitation thérapeutique permet une amélioration des habiletés relationnelles, de la communication, de la capacité d'apprentissage, de la concentration et de l'orientation spatiale tout en permettant l'autonomie, l'intégration sociale et le sentiment de satisfaction, résument les codirectrices du Centre de services Centauria, Karine Ayotte et Éliane Trempe, qui est aussi présidente de l'Association canadienne de thérapie équestre.

Le contact avec le cheval rehausse le bien-être physique, mental, émotif et social chez la plupart des personnes ayant une déficience, indiquent-elles.

«L'équitation thérapeutique est un terme désignant l'enseignement de l'équitation pour des personnes ayant un besoin particulier», explique Mme Ayotte. «Notre programme permet à des enfants et adultes vivant avec des problématiques de se dépasser, de s'épanouir et de s'amuser tout en développant des habiletés équestres», résume-t-elle.

Mme Trempe a d'ailleurs profité de la conférence de presse de mercredi et de la présence du député fédéral Robert Aubin pour rappeler que «ce que nous faisons n'est pas encadré par des lois», ni au Québec ni au Canada.

«Alors, c'est au bon vouloir des gens de développer des programmes et de le faire dans les règles de l'art. Ce qui nous désole un peu, c'est que n'importe qui peut le faire» sans avoir toutes les exigences et les accréditations demandées par l'Association canadienne de thérapie équestre. «C'est la santé de la clientèle qui est, à ce moment-là, mise en danger», fait-elle valoir.

«Nos instructeurs sont certifiés», fait-elle valoir. Des démarches sont donc entreprises auprès des gouvernements afin de reconnaître la profession et ses exigences «pour protéger le public et pour encourager les professionnels qui veulent s'impliquer dans le domaine», dit-elle.

Le Centre équestre Céraville disposait des infrastructures nécessaires pour permettre l'ajout de ce service à son offre de cours.

Les cours en formule thérapeutique s'adressent à des cavaliers de tous âges présentant une condition particulière.

Grâce au cheval, les cavaliers en herbe peuvent ainsi améliorer leur motricité, leur posture, leur équilibre, leur coordination, leur sensorialité, leur tonus musculaire, leur confiance en eux-mêmes et leur motivation.

Dans le cas des personnes à mobilité réduite en raison d'un handicap, le cheval procure une liberté de mouvement unique en son genre.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer