Bécancour: Jean-Guy Pinard quittera le secteur des terrains contaminés

Jean-Guy Pinard affichait une mine moins heureuse quand... (François Gervais)

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Jean-Guy Pinard affichait une mine moins heureuse quand il avait appris la présence de terrains contaminés dans son voisinage.

François Gervais

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) «Dans un monde idéal, j'aurais aimé rester là, après 34 ans. Avec cette affaire de site d'enfouissement qui a fait baisser la valeur de nos maisons, on n'a quasiment pas le choix de vendre. Je suis bien satisfait.»

Jean-Guy Pinard est l'un des quatre propriétaires vivant dans les environs des terres contaminées à Bécancour à avoir accepté l'offre d'achat soumise par la Société du parc industriel et portuaire. Et il était devenu, bien malgré lui, la vedette de cette saga environnementale qui a fait surface en novembre 2016.

Sans dévoiler le prix de vente, le citoyen désormais célèbre se contente de dire que «c'est dans les normes du coin d'après les évaluations». «C'est bien. Je regardais ça, j'ai pris un petit peu mon temps. Je ne m'en attendais pas», a-t-il confié.

Pour l'instant, aucune date de départ n'a été fixée. «On n'a pas des grands terrains comme ça partout», fait remarquer M. Pinard, qui désire néanmoins demeurer sur la rive sud, que ce soit à Bécancour ou Nicolet.

Selon lui, le dénouement du dossier vient mettre fin aux inquiétudes, lui qui craignait que sa résidence ne vaille plus rien dans le futur. Quant à la qualité de l'eau potable, des tests ont lieu tous les mois. «On prend plus d'eau achetée. Car même s'ils disent que c'est bien bon, il y a toujours un petit doute», soutient-il.

Du côté de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour, le président-directeur général, Maurice Richard, a confirmé que tous les cas problématiques avaient finalement été réglés au cours des derniers jours. Et dans les prochaines semaines, les documents relatifs aux transactions seront complétés, incluant la date de prise de possession qui pourrait être fixée «possiblement dans un an».

«S'ils veulent rester là un an de plus, ça ne me dérange pas du tout. Toutefois, on ne veut pas être responsable», a précisé celui qui vient de commencer un second mandat de cinq ans à son poste.

Dans le processus à venir, il y aura un appel d'offres pour démolir les bâtiments. Selon ce que Le Nouvelliste a appris, le style patrimonial de deux d'entre eux pourrait en amener certains à vouloir les récupérer et les déménager ailleurs, un scénario qui ne déplaît pas à Maurice Richard. Mais selon lui, l'une des résidences est susceptible de disparaître en fumée et non sous le pic des démolisseurs, le service des incendies de la Ville risquant de s'en servir comme champ de pratique.




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