Des glissements de terrain aux quatre coins de la région

Trois glissements de terrain ont été rapportés à... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

Agrandir

Trois glissements de terrain ont été rapportés à Saint-Justin, dont un qui a nécessité la fermeture d'une voie de la rue Gagné.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Trois-Rivières) Les employés de certaines municipalités et de la Sécurité civile ont été passablement occupés au cours de la journée de mardi alors que plusieurs glissements de terrain ont été rapportés aux quatre coins de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

Aucune évacuation n'a été nécessaire pour l'instant en Mauricie. Les localités de Saint-Justin, de Sainte-Geneviève-de-Batiscan, de Saint-Boniface et le secteur Saint-Jean-des-Piles à Shawinigan ont notamment été touchés au cours de la journée.

Les glissements survenus au cours des jours précédents ont également fait l'objet d'une surveillance de la part des autorités municipales et de la Sécurité civile. Ce fut notamment le cas sur le boulevard du Danube à Bécancour.

«Nous avons trois glissements de terrain à Saint-Justin, dont un pour lequel nous avons recommandé à la municipalité de fermer une voie de la rue Gagné. Nous sommes un peu inquiets pour la route. Ce n'est pas pour rien qu'on a suggéré de fermer une voie», mentionne Sébastien Doire, directeur régional de la Sécurité civile avant de préciser que ce secteur sera surveillé de près au cours des prochains jours.

Du côté du secteur Saint-Jean-des-Piles à Shawinigan, c'est un ravinement qui est survenu sur la route des Champagne, située près de l'entrée du parc national de la Mauricie. Ce phénomène printanier a également été observé sur le rang Saint-Louis à Saint-Paulin la semaine dernière. Même s'il n'y a pas eu d'évacuation, la Sûreté du Québec a tout de même été appelée en assistance.

«Nous pensions que c'était un glissement de terrain, mais c'est plutôt de l'érosion causée par l'eau. Selon les ingénieurs qui se sont rendus sur place, les gens n'ont jamais été évacués, mais ils devaient passer par le bois à pied pour pouvoir sortir. Des travaux peuvent être effectués maintenant», explique M. Doire.

À Sainte-Geneviève-de-Batiscan, un glissement de terrain d'une largeur d'environ 70 mètres s'est produit sur une terre agricole située sur le chemin de la Rivière-à-Veillette.

«On a recommandé au propriétaire de la terre de ne pas s'aventurer [près du glissement]. Nous allons d'ailleurs lui remettre un rapport avec des recommandations», poursuit le directeur régional de la Sécurité civile.

Un glissement survenu il y a deux ans tout près du chemin Bellevue à Saint-Boniface et qui a récemment pris de l'ampleur est également sous surveillance.

Comme c'est le cas pratiquement tous les printemps, les résidents de la route Langue-de-Terre et du chemin Montréal à Maskinongé doivent composer avec les désagréments causés par le débordement de la rivière portant le même nom que la localité.

Évacuations au Centre-du-Québec

Si aucune évacuation n'a été nécessaire en Mauricie jusqu'à maintenant, ce n'est pas le cas au Centre-du-Québec. Huit résidences situées aux abords de la rivière Saint-François à Saint-Bonaventure ont en effet dû être évacuées par mesure préventive.

Quatre glissements de terrain sont survenus au cours de la journée mardi sur le territoire de la localité située au nord de Drummondville. Les occupants des huit maisons situées à l'intérieur du périmètre de sécurité ont pu regagner leur logis en fin de journée.

Deux autres glissements n'ayant pas entraîné d'évacuation ont également été rapportés à Saint-Samuel. Des ingénieurs de la Sécurité civile devraient d'ailleurs s'y rendre au cours de la journée de mercredi.

Alors que la situation ne devrait pas aller en s'améliorant en raison de la pluie qui est tombée mardi, du niveau critique de certains cours d'eau et des prévisions météorologiques, Sébastien Doire tient à rassurer la population en ce qui concerne les impacts négatifs que peuvent avoir ces phénomènes printaniers.

«C'est certain que nous avons évacué huit maisons à Saint-Bonaventure, mais c'est seulement une ou deux d'habitude. Ça se produit surtout en secteur agricole. Il ne faut pas que les gens commencent à paniquer», affirme-t-il avant d'ajouter qu'il se produit annuellement entre 150 et 200 glissements de terrain au Québec et que la situation actuelle dans la région est normale en cette période de l'année.




À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer