Allégeance syndicale au CIUSSS-MCQ: la CSN remporte les catégories 2 et 3

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Le Centre hospitalier régional de Trois-Rivières

François Gervais

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(Trois-Rivières) Les employés syndiqués du CIUSSS Mauricie et Centre-du-Québec qui appartiennent aux catégories d'emplois 2 et 3 ont opté pour la CSN à l'occasion de la récente période de changement d'allégeance syndicale, entraînée par la réforme du ministre Barrette.

Rappelons que cette réforme imposait que les employés d'une même catégorie à l'intérieur des organisations régionales ne soient plus représentés que par une seule unité syndicale. Cette réforme a donc entraîné une période de maraudage qui durait depuis plusieurs semaines, alors que la plupart des catégories étaient représentées par trois, parfois même quatre centrales syndicales différentes.

Vendredi, le dépouillement du vote a révélé que les 4800 employés de catégorie 2 (préposés aux bénéficiaires et employés de soutien) ainsi que les 1800 employés de catégorie 3 (employés de bureau) ont tous opté pour joindre les rangs de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN). Dans la catégorie 2, la CSN a remporté le vote par une très forte majorité de plus de 1000 voix, avec 2388 votes, contre 1247 pour la FTQ et 73 pour la CSD. La catégorie 3, de son côté, a voté à 983 voix pour la CSN, contre 532 pour la FTQ.

Heureux de ce résultat, le président du conseil central du Coeur-du-Québec pour la CSN, Paul Lavergne, ne cache pas que cette exigence de la réforme Barrette laissera des traces et a forcé les organisations syndicales à s'entredéchirer, elles qui venaient pourtant de faire front commun pour les dernières négociations. 

«Est-ce que le gouvernement a procédé ainsi afin de diviser pour mieux régner? Poser la question, c'est y répondre. Nous sommes bien conscients qu'il y aura beaucoup de travail à faire pour rallier tout le monde, la période de maraudage a été longue et on se doute que ça va laisser des traces», constate celui qui indique que la CSN lancera un appel fort à l'unité et à la solidarité auprès de tous ses nouveaux membres.

Désormais, le nouveau syndicat disposera de 18 mois pour unifier les conventions collectives, un travail de moine quand on sait que les contrats de travail négociés localement contiennent 26 matières locales, qui diffèrent d'un établissement à l'autre.

«Les réalités ne sont pas les mêmes à La Tuque qu'à Drummondville, par exemple. Si certains ont choisi de privilégier une vision des choses, d'autres peuvent avoir opté pour l'inverse. Ça nous rend la tâche très difficile, mais nous sommes confiants qu'en travaillant tous ensemble pour l'intérêt des membres, nous allons y parvenir», ajoute Paul Lavergne.




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