Investissements de 4 M$: Vallée du parc veut un signal positif

Le directeur général de la station Vallée du... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Le directeur général de la station Vallée du parc, Alain Beauparlant, avec à l'arrière le fameux remonte-pente qui date de 1972.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Depuis quelques années, le centre de glisse Vallée du parc possède dans ses cartons des investissements de près de quatre millions de dollars pour améliorer ses installations.

Le directeur général, Alain Beauparlant, souhaite que les prochains jours lui donneront l'espoir d'un appui du gouvernement du Québec pour réaliser ses projets.

Évidemment, le budget provincial, qui sera présenté le 28 mars, pourrait donner quelques indices. Mais M. Beauparlant mise surtout sur l'annonce du plan d'investissement en tourisme 2017-2020, prévue dimanche matin à Valcartier. Les grandes lignes de ces orientations, très attendues dans le milieu, seront dévoilées par la ministre du Tourisme et responsable de la Mauricie, Julie Boulet.

La station Vallée du parc a complètement changé de mine depuis que l'homme d'affaires Claude Gauthier en est devenu propriétaire, en 2009. Depuis ce temps, il a investi une quinzaine de millions de dollars sur trois phases. Pour la suite, il apprécierait obtenir un signal positif du gouvernement du Québec.

Le remplacement d'un vieux remonte-pente aménagé en 1972 est devenu capital pour assurer le confort et la sécurité des skieurs. En janvier, un bris important a d'ailleurs condamné cet équipement pendant une dizaine de jours. Un nouveau remonte-pente équipé de télésièges entraînerait des débours de deux millions $.

Selon M. Beauparlant, l'enneigement du domaine skiable représente un enjeu capital pour l'avenir de l'industrie. L'hiver 2016-2017 a ravi les amateurs de plein air, mais les deux saisons précédentes avaient passé à l'histoire pour les mauvaises raisons. Pour le directeur général, il est devenu impératif que dès les premiers froids, la station puisse fabriquer de la neige artificielle.

Une partie du problème a été résolue en début d'année, lorsque le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques a accordé un nouveau certificat d'autorisation pour permettre à Vallée du parc de puiser de l'eau au lac des Souches, après de longues négociations. Cet apport permet d'appuyer la source présente au bas des pistes.

Par contre, la performance de l'équipement demeure un irritant. Actuellement, Vallée du parc possède des pompes qui siphonnent 700 gallons à la minute. Pour gagner en temps, elles devraient doubler, sinon tripler ce rythme. Pour y parvenir, il faut acquérir des équipements plus performants, un investissement de 200 000 $. Si on ajoute les tuyaux et les perches, on atteint le million de dollars. 

«C'est une question d'efficacité et de rentabilité», souligne M. Beauparlant. «Il faut être en mode ski rapidement pour attirer la clientèle. Avant Noël, ça prend le plus de pistes ouvertes possible. Si on n'accroche pas les gens au début de la saison, c'est plus difficile ensuite.»

Autre projet, celui de centraliser le service à la clientèle à Vallée du parc, qui entraînerait un agrandissement estimé à 600 000 $ du centre de location. Si vous ajoutez de nouveaux investissements de 120 000 $ pour l'éclairage en montagne, une nouvelle entrée électrique et quelques autres dépenses afférentes, près de quatre millions $ doivent être injectés au principal centre de glisse en Mauricie pour lui permettre d'améliorer son offre.

Au fil des années, M. Beauparlant a observé qu'il existait très peu de programmes disponibles pour venir en aide à l'industrie du tourisme hivernal. Voilà pourquoi la présentation du plan de Mme Boulet, dimanche, alimente ses espoirs.

«On apprécierait n'importe quelle forme d'aide qui nous permettrait d'amortir ces coûts pour mettre à niveau nos infrastructures», commente-t-il.

Développement

M. Beauparlant avance qu'un signal positif encouragerait le propriétaire à s'engager dans une nouvelle phase de développement. Déjà, il se dit prêt à ouvrir cinq nouvelles pistes et au moins deux sous-bois pour les skieurs.

Le développement de l'offre de sentiers de raquettes et de ski de fond entre dans cette réflexion, la conception d'un anneau de glace également. Le très fort engouement pour la luge, dont 70 % des adeptes viennent de l'extérieur, indique que la piste devra être éclairée plus tôt que tard. L'intérêt pour le vélo à pneus surdimensionnés attire aussi l'attention.

Dans l'esprit du directeur général, tous ces projets permettraient d'augmenter le pouvoir d'attraction de Vallée du parc, afin qu'elle devienne une destination complète. Déjà, il précise que 60 % de sa clientèle vient de l'extérieur de Shawinigan.

«Notre rayonnement est assez grand», fait-il remarquer. 

«On n'est pas une petite station municipale.»

Une très bonne saison

Un début de saison le 15 décembre, un domaine skiable ouvert à 100 % pendant la période des Fêtes: toutes les conditions étaient réunies pour permettre à Vallée du parc de connaître un départ canon en 2016-2017. Avec encore deux ou trois semaines d'activité, le directeur général, Alain Beauparlant, se dit satisfait de la saison qui s'achève.

«On devrait être autour de 100 000 jours/ski, ce qui est très bon pour nous», témoigne-t-il, en rappelant que le froid, la pluie ou la neige tardive avaient considérablement hypothéqué les deux saisons précédentes.

«Nous aurons un bon hiver, malgré une semaine de relâche très ordinaire, la pire depuis que je suis en poste, en 2009», ajoute-t-il néanmoins. «Nous avons eu une baisse de 35 % par rapport à l'année dernière, attribuable au froid et à la pluie. Ça a été la même chose à travers le Québec, où les baisses ont varié entre 25 % et 65 %.»

L'année qui s'achève passera à l'histoire pour la hausse spectaculaire des entrées journalières à Vallée du parc. À 16 450 jusqu'ici, elles surpassent déjà de près de 50 % les 11 000 recensées pour toute la saison 2015-2016. 

Le nombre de passes saisonnières a aussi connu une belle progression de 16 % cet hiver, particulièrement en raison d'un engouement pour le ski en soirée. Pour les blocs de quatre heures, la direction s'attend à jouer dans les mêmes eaux que les 18 000 forfaits vendus en 2015-2016.

La saison de ski en soirée se terminera samedi, puisque les variations de température à ce temps-ci de l'année glacent les pistes après le coucher du soleil. La fermeture complète est prévue le 9 ou le 16 avril, selon les humeurs de Dame Nature et l'intérêt des amateurs de glisse.




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