Pas de train à grande fréquence dans le budget fédéral

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C'est avec déception que la Chambre de commerce et d'industries de Trois-Rivières accueille le nouveau budget fédéral alors que le projet de train à grande fréquence ne figure pas dans le discours du ministre des Finances.

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) C'est avec déception que la Chambre de commerce et d'industries de Trois-Rivières accueille le nouveau budget fédéral alors que le projet de train à grande fréquence ne figure pas dans le discours du ministre des Finances.

«C'est évident qu'on est déçu de ne pas avoir d'annonces sur le train. Mais par contre, ce que j'entends, c'est que les décisions vont se prendre après la mise en place de la Banque des infrastructures. Ce que je vois, c'est qu'ils n'ont pas mis d'argent non plus dans les autres projets», a confié son président, Pierre Mercier.

«Ça veut dire qu'ils ne sont pas encore prêts à décider où ils vont mettre les sous. Les indices qu'on avait, c'est que c'était positif. Probablement qu'ils attendent simplement que la banque soit en place. Il faut garder du positif là-dessus, on continue à pousser sur le train. Ça fait partie de notre job», renchérit-il.

Son organisme avait ouvertement exprimé le souhait que le présent budget fédéral donne le coup d'envoi au projet d'un train à grande fréquence sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent.

«Plusieurs études ont démontré la viabilité financière de ce projet que la Chambre défend depuis 30 ans et l'heure est venue de le concrétiser et de passer à l'action», affirmait récemment le président Mercier.

Il s'était plu à rappeler la visite du grand patron de Via Rail, Yves Desjardins-Siciliano, à la Chambre trifluvienne le 25 novembre 2015. Le conférencier du jour avait alors annoncé l'intention de la compagnie ferroviaire de mettre sur pied un projet mobilisateur pour faire revivre le lien de passagers entre Québec et Montréal, en passant par Trois-Rivières. Un discours qu'il aura répété le 10 mai 2016 devant les gens d'affaires de la Vieille Capitale.

«Ce projet de train à grande fréquence représente, sur une échéance de cinq à dix ans, un espoir pour toute la population de la rive nord du fleuve Saint-Laurent, de la Capitale nationale en passant par toute la région de la Mauricie et la couronne nord de Montréal, de pouvoir enfin retrouver un moyen de transport efficace, écologique, fiable et rapide.

Les déplacements fréquents de nos gens d'affaires et de la population en général, vers Québec, Montréal, Ottawa et même Toronto se verraient simplifiés et bonifiés par un lien de centre-ville à centre-ville, en plus de favoriser la mobilité de la main-d'oeuvre», avait-il plaidé.

Par ailleurs, celui-ci se dit également déçu par l'absence d'un plan pour revenir à l'équilibre budgétaire. «À faire des 28, 29 milliards de dollars de déficit par année, on va finir éventuellement par laisser une grosse dette à nos descendants», fait-il remarquer.

Pour lui, le budget Morneau ne réserve pas de grandes surprises. «C'est un budget de transition», a conclu celui qui y voit une prudence par rapport aux fluctuations du prix du pétrole et aux ententes incertaines avec les États-Unis.




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