Restauration: le Centre-du-Québec bon premier

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Le président du conseil d'administration de l'ARQ, Claude Gauthier, du Castel des Prés.

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La saison touristique exceptionnelle qu'a connue la province l'été dernier, grâce à une météo plus que favorable et un dollar canadien faible, n'est sans doute pas étrangère au bilan positif que peuvent dresser les restaurateurs du Québec pour l'année 2016.

Or, si le Centre-du-Québec affiche les meilleurs résultats, la Mauricie se retrouve dans le peloton de queue, avec Montréal et la région Côte-Nord/Nord-du-Québec.

En effet, pendant que la rive sud occupe le premier rang avec un taux de croissance brut de 9 %, ce chiffre chute à 3,5 % de l'autre côté du fleuve, ce qui est tout de même mieux que la Côte-Nord et le Nord-du-Québec, à 2,9 %, et la métropole, à 2,6 %. 

En excluant ces deux derniers endroits, toutes les régions du Québec ont connu une augmentation de leurs ventes brutes d'au moins 3 %. En moyenne, la croissance des ventes brutes a atteint 5,3 % pour l'ensemble du Québec, selon l'indice ARQ (Association des restaurateurs du Québec). Pour la première fois, les ventes totales de toute l'industrie ont dépassé les 12 milliards de dollars selon Statistique Canada.

L'indice ARQ est constitué des données de transactions enregistrées par carte de débit et crédit par les terminaux de points de vente d'un échantillon par région oscillant entre 30 et 50 restaurateurs avec service aux tables membres de l'ARQ. La croissance des recettes est obtenue à partir des variations des recettes pour une période déterminée (douze mois ou trimestre) de chaque établissement.

Selon le président de l'ARQ, Claude Gauthier, du Castel des Prés à Trois-Rivières, les statistiques sont passablement réalistes et reflètent ainsi la situation mauricienne. «Notre région n'est pas en progression, tous les indices le disent. On fait partie de cette réalité-là», fait-il remarquer tout en précisant que les résultats de son établissement sont tout de même «un peu plus hauts que ça».

À son avis, des régions comme la Gaspésie sont «bien touristiques», d'où sa cinquième position provinciale, avec le Bas-Saint-Laurent et les Laurentides, à 6,9 %. «Étant un pêcheur de saumon, j'y suis allé l'été passé. Il y avait du trafic. Un restaurant bistro a même fait 500 000 dollars au mois d'août. C'est l'enfer», raconte le restaurateur.

Comment explique-t-il cet écart entre la Mauricie et le Centre-du-Québec? «C'est vraiment dur à expliquer. C'est une région assez particulière, avec une bonne situation géographique, et Drummondville est quand même assez dynamique par rapport à nous autres. Il s'est passé de quoi là. Peut-être y a-t-il plus de passants. L'Américain qui va en Gaspésie va logiquement arrêter au restaurant à Drummondville», avance M. Gauthier. Et Montréal? «Le trafic est un frein», renchérit-il.

Pour ce qui est de la Mauricie, c'est sûr, dit-il, qu'un restaurant qui est établi, «ça aide», étant plus solide financièrement. «Au centre-ville de Trois-Rivières, les nouveaux restaurants changent de mains régulièrement. Les gars sont en loyer, ça vivote», observe-t-il.

Si 2014 fut une excellente année alors qu'en 2015, «cela n'a vraiment pas été bon», l'année 2016 aura été celle d'un virage positif. «On a commencé à remonter et on est tout le temps dans la pente montante», a conclu le président de l'ARQ.




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