Cas de pyrrhotite dans la zone grise: 200 personnes intéressées par un recours

Myrabelle Chicoine, responsable de l'initiative.... (François Gervais)

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Myrabelle Chicoine, responsable de l'initiative.

François Gervais

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Plus de 200 propriétaires de maisons aux prises avec un contenu en pyrrhotite situé dans la zone grise, c'est-à-dire moins de 0,23 %, ont signifié leur intérêt pour la tenue d'un recours individuel.

C'est ce qui est ressorti de la rencontre à huis clos tenue jeudi soir à laquelle 235 personnes, accompagnateurs inclus, étaient présentes.

«Deux cents propriétaires, ça veut dire 200 maisons puisque je prends le nom d'un propriétaire», précise Myrabelle Chicoine, cette femme qui a démarré l'initiative.

Ces personnes se sont manifestées peu à peu depuis la tenue d'une rencontre d'information publique tenue le 27 février.

Mme Chicoine précise qu'il n'est pas trop tard pour s'inscrire au recours individuel, car il s'agit bien de recours individuel et non collectif, explique-t-elle. «C'est que chaque cas est différent. La construction n'est pas la même, l'année de construction non plus, le taux de pyrrhotite non plus. Donc, c'est vraiment du cas par cas», dit-elle.

Mme Chicoine réitère l'importance pour les propriétaires qui soupçonnent la présence de pyrrhotite dans leurs fondations, donc les maisons construites entre 1995 et 2008, de faire faire un test de pyrrhotite.

C'est que le délai de prescription pour intenter un recours commence au moment où le propriétaire prend connaissance de la présence de ce vice de construction dans sa maison, explique-t-elle. Par exemple, si un propriétaire de jumelé sait qu'il en a, grâce à un test, il devient difficilement justifiable pour l'autre propriétaire du jumelé de plaider l'ignorance devant le tribunal. «Il faut aller au fond des choses», insiste Mme Chicoine, sans vouloir jouer sur la peur et tout en se disant bien consciente des coûts élevés engendrés par l'analyse du béton.

Pour l'instant, il est trop tôt pour dire s'il y aura un procès ou un règlement hors cour dans cette affaire. Le fait que 200 personnes se greffent à la démarche permet d'abaisser au minimum le prix des acomptes à verser aux avocats, explique l'initiatrice de la démarche.

Désormais, les procureurs au dossier, soit le cabinet Cain Lamarre de Québec, rencontreront les victimes de façon individuelle, dit-elle.

Rappelons que le jugement phare établissait à 0,23 % et moins le seuil à partir duquel la pyrrhotite ne fait pas de dommages.

Toutefois, la simple présence de pyrrhotite, même à ces taux inférieurs, fait fuir les acheteurs de maisons, ce qui cause bien des maux de tête aux vendeurs.

Mme Chicoine estime donc qu'il est temps qu'une véritable norme sur la pyrrhotite soit établie au Canada.

Rappelons que le jugement phare a été porté en appel et qu'il est toujours devant les tribunaux.

Entre-temps, les propriétaires dont le taux de pyrrhotite est supérieur à 0,23 % pourront continuer à faire réparer leur maison dès ce printemps grâce à l'aide financière accordée par Québec et Ottawa.




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