Pyrrhotite: déjà 150 propriétaires inscrits au nouveau recours

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) C'est confirmé, il y aura bel et bien poursuite dans le dossier des propriétaires de maisons aux prises avec de la pyrrhotite à des taux se situant en zone grise, soit moins de 0,23 %.

Déjà 150 personnes sont inscrites à ce recours et c'est le cabinet d'avocats Cain Lamarre de Québec qui a été choisi pour défendre cette cause.

Rappelons que le jugement phare dans le dossier de la pyrrhotite établit que c'est à partir d'un taux de 0,23 % de pyrrhotite que le béton va assurément subir des dommages. Toutefois, les maisons dont le taux est inférieur à ce pourcentage sont devenues invendables et rien ne garantit qu'à la longue, la pyrrhotite ne fera pas de dommages. Dès que le mot pyrrhotite survient dans les rapports d'analyse du béton, les acheteurs fuient. Myrabelle Chicoine, qui habite aujourd'hui à Québec, est une de ces propriétaires qui n'arrivent pas à vendre leur maison de Trois-Rivières. Il y a quelques mois, elle a commencé à rassembler les victimes qui vivent un problème identique au sien.

Les personnes touchées par cette problématique particulière sont conviées à une nouvelle rencontre qui se déroulera à huis clos, cette fois, le jeudi 16 mars, de 19 h à 21 h.

Mme Chicoine rappelle que le rapport de laboratoire indiquant le taux de pyrrhotite ne constitue pas l'unique preuve pour établir la date du délais de prescription de trois ans de chaque propriétaire, c'est-à-dire la date après laquelle il sera impossible d'intenter des recours juridiques. Il faut aussi établir la date à laquelle les propriétaires ont eu connaissance du problème, précise-t-elle.

Ceux dont la date d'échéance survient avant la rencontre à huis clos du 16 mars sont invités à communiquer avec Mme Chicoine le plus rapidement possible à maisontroisrivieres@hotmail.com.

Une rencontre prioritaire avec chacun d'entre eux sera en effet organisée avec les avocats afin de déposer un avis au tribunal pour suspendre le délai de prescription.

Le député fédéral de Trois-Rivières, Robert Aubin, est intervenu en Chambre, lundi, pour féliciter Mme Chicoine de son initiative. Il a aussi rappelé que ces victimes en zone grise n'ont pas droit à l'aide financière gouvernementale.

«Il est plus que temps qu'Ottawa finance une étude scientifique capable d'établir une norme précise», a-t-il déclaré. «J'interpelle une fois de plus le gouvernement et le premier ministre afin qu'ils mettent en place une nouvelle norme fédérale sur la qualité des agrégats du béton et libèrent ainsi les victimes de la zone grise de leur emprisonnement», a plaidé le député NPD.




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