Lydiane autour du monde, le livre: voyages et quête de bonheur

Lydiane St-Onge vient de faire paraître son livre... (François Gervais)

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Lydiane St-Onge vient de faire paraître son livre Lydiane autour du monde, relatant ses voyages, mais aussi sa quête du bonheur.

François Gervais

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) En trois ans de nomadisme autour de la planète, Lydiane St-Onge en a vu des paysages et en a rencontré, des gens. Mais comme bonus à ces découvertes de lieux et de peuples, la globe-trotter a retiré des leçons de vie et s'est recentrée sur une nouvelle perception du bonheur. C'est un peu tout cela que la Trifluvienne partage dans le livre Lydiane autour du monde, écrit avec sa soeur Léonie.

Ceux qui connaissent Lydiane St-Onge, soit personnellement ou via ses nombreux projets, savent qu'elle a tout quitté en 2013 pour vivre sa passion. 

Après avoir complété ses études en Technique de gestion du tourisme au Collège Laflèche, elle est devenue courtière immobilière, un métier qui lui a permis de rapidement atteindre ses objectifs de posséder une maison et une belle voiture en profitant d'un salaire élevé.

«J'ai vite réalisé que ça ne me comblait pas. Je n'avais plus de but. Si mes objectifs n'étaient plus d'amasser des biens matériels et de réussir dans mon travail, c'étaient quoi mes buts? La seule chose qui me rendait vivante, épanouie, c'était les voyages. Pendant que j'étais courtière immobilière, je suis partie en Namibie faire un voyage de bénévolat dans une réserve animale, et ça a été un choc par rapport à ma vie d'ici. J'ai réalisé à quel point je n'étais pas bien dans cette vie-là», raconte-t-elle.

Au retour de ce séjour en Afrique, Lydiane St-Onge a mijoté son idée de réinvention. Le 23 octobre 2013, elle prenait l'avion seule avec son sac à dos en direction des Philippines, après avoir vendu sa maison, son auto et pratiquement tous ses biens. Elle a voyagé pendant un an en Asie et en Océanie en roulant sur ses économies. 

La page Facebook qu'elle avait créée pour tenir son entourage informé de ses péripéties a rapidement été suivie par 10 000 internautes, un nombre qui s'est multiplié par quatre. Déjà, elle remarquait un intérêt du public qui lui posait beaucoup de questions.

À son retour au Québec après cette première année d'aventures, Lydiane a mis en ligne un site web colligeant les informations et récits qu'elle souhaitait partager.

Des compagnies l'ont contactée pour développer des partenariats, et le Canal Évasion lui a proposé une émission de télé. Elle a entrepris un voyage en Amérique du Sud, documenté dans 13 épisodes de Lydiane autour du monde, diffusés une première fois en 2015.

Lydiane gère maintenant sa petite compagnie qui coordonne son site internet, une boutique en ligne et l'offre de conférences.

Le livre

Quand Les éditions Goélette ont approché la jeune femme pour lui proposer d'écrire un livre, elle a accepté à condition que sa soeur, avec qui elle avait déjà voyagé, en soit l'auteure.

«On ne voulait pas un livre de trucs et astuces sur comment voyager, ni un livre uniquement biographique où je raconterais ma vie au complet. Ce qui parle le plus aux gens dans les conférences, c'est ma réflexion sur la société et le move que j'ai fait de tout quitter. On trouvait important de raconter ma réflexion et les étapes du processus pour tout quitter. On a jumelé ça avec les voyages qui ont été les plus marquants dans ma vie et qui m'ont faite évoluer», décrit-elle.

Lydiane St-Onge a peut-être étudié en gestion du tourisme, mais ses voyages autour du monde l'ont fait explorer plusieurs pans des sciences humaines: histoire, sociologie, anthropologie, géographie, politique...

«Un de mes plus beaux voyages a été au Moyen-Orient, quand je suis partie deux mois toute seule et j'ai voulu comprendre ce qui se passe là-bas, comment on s'y sent en tant que femme, mieux comprendre la religion sans la juger. J'ai voulu comprendre ce qui se passait entre la Palestine et Israël», donne-telle comme exemple d'un des voyages qu'elle évoque dans son livre.

Comme on peut s'en douter, les rencontres ont aussi marqué Lydiane. 

«Mettre un visage sur un peuple, ça change tout. Même moi, j'ai eu des jugements. Je voulais boycotter Israël pour ce qu'ils faisaient à la Palestine. Finalement, j'y suis allée, et j'ai rencontré des perles de gens qui n'appuient pas le gouvernement, qui veulent juste la paix. Ça a été une belle leçon de vie», illustre la voyageuse qui a réalisé qu'il y a en fait peu de gens foncièrement méchants, et qu'en découvrant l'autre, «tu vois un autre être humain qui a besoin d'une famille, qui veut aimer et être aimé, qui a les mêmes besoins que nous».

«La plus grosse leçon que j'ai tiré de ces voyages-là, c'est que je voulais quitter le Québec parce que je pensais que c'était le Québec qui n'était pas bon pour moi. Je pensais que j'allais trouver mon bonheur au bout du monde, que le voyage était ma source de bonheur. Je m'étais trompée. Le bonheur est pas au bout du monde. Le bonheur est ici», dit-elle en pointant son coeur.




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