Le T.rueC. lance une campagne de financement

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De gauche à droite: Bianca Perron, présidente du conseil du T.rueC.,  Michel Purcell, coordonnateur et les travailleurs de rue Patrice Duhaime et Jenny Lesieur-Houde.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Louiseville) Le secteur communautaire travaille souvent avec des budgets d'exploitation limités par rapport aux besoins sur le terrain. L'équipe du Travail de rue communautaire (T.rueC.) de la MRC de Maskinongé est bien placée pour en parler, elle qui doit composer avec des revenus moindres que ses dépenses.

C'est ce qui l'amène à solliciter directement les citoyens de ce secteur de la Mauricie pour aller chercher de l'argent supplémentaire.

Le T.rueC. a lancé mardi une campagne de financement visant à récolter autour de 5000 $. Pour ce faire, elle s'associe à l'agence de voyages Belle Mer de Saint-Justin afin d'organiser un tirage de deux crédits voyage de 800 $. De plus, le T.rueC. tiendra une activité «Serveur d'un soir» à la Brassette l'Ami de Louiseville le 23 mars.

L'ensemble de ces activités de financement devrait permettre à l'organisme d'afficher une colonne de revenus de 120 000 $ pour l'année 2017-2018. Sauf que la colonne des dépenses est de 130 000 $. Toutefois, une subvention non récurrente de 15 000 $ provenant de la MRC de Maskinongé va sauver la mise, comme l'explique Michel Purcell.

«En décembre 2015, on a déposé une demande de 15 000 $ pour le Fonds de développement des territoires. On a reçu la réponse positive en janvier dernier. C'est ce qui nous permet de sortir la tête hors de l'eau», image le coordonnateur de l'organisme.

La situation financière difficile a forcé la direction de l'organisme à se restructurer en 2016. Le T.rueC. a dû mettre fin au contrat de travail de son ancienne travailleuse de rue, car il n'était plus en mesure de l'embaucher 32 heures par semaine.

«On a regardé nos finances et on est capable de payer un travailleur de rue à 21 heures par semaine et un autre à 24 heures. En 2017-2018, avec la subvention de la MRC, on pense offrir 28 heures à un travailleur de rue et 21 heures à notre autre travailleur», ajoute M. Purcell.

Ces contorsions financières découlent d'un financement public insuffisant, selon le coordonnateur. D'après les estimations des besoins de la MRC de Maskinongé, quatre travailleurs à 32 heures par semaine seraient requis. Le T.rueC. aurait besoin d'un budget annuel de fonctionnement de 210 000 $ pour y arriver.

«On demande 157 000 $ au CIUSSS (Centre de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec). Mais on a reçu 95 400 $ pour 2016-2017. Avec la période d'austérité, le budget de base du CIUSSS n'a presque pas bougé et on est une MRC largement défavorisée: le taux d'analphabétisme est important, le taux de décrochage demeure important, on voit plus de demandes pour de l'aide alimentaire.

Me semble que c'est la responsabilité du ministère de la Santé de prendre soin des citoyens. C'est-tu Bombardier que je dois aller voir pour du financement?», se questionne Michel Purcell, en faisant allusion à cette compagnie qui a reçu des subventions de la part de Québec.

Les billets pour le tirage des deux crédits voyage de 800 $ sont en vente au Tango Café de Louiseville et au dépanneur Beau Soir de Saint-Alexis-des-Monts au coût de 10 $.




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