Un embâcle sur la rivière Nicolet... en février

Les glaces ont causé du dégât dimanche à... (Olivier Croteau)

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Les glaces ont causé du dégât dimanche à Nicolet.

Olivier Croteau

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(Nicolet) Un embâcle s'est formé dimanche sur la rivière Nicolet, alors que nous ne sommes qu'en février. Ce phénomène naturel survient normalement bien plus tard dans la saison. En raison du redoux exceptionnel de la dernière semaine, les autorités surveillent de près les rivières du sud de la province.

Très tôt dimanche matin, la Municipalité de Nicolet s'est rendu compte que les eaux de la rivière Nicolet étaient bloquées par un embâcle. «Les glaces étaient coincées de l'embouchure de la rivière jusqu'à quelques kilomètres au nord de la municipalité», a souligné le directeur régional de la Sécurité civile, Sébastien Doire. 

Le niveau de l'eau de la rivière Nicolet montait dangereusement en raison de cet embâcle. L'eau n'était qu'à une vingtaine de centimètres d'inonder le rang du Bas-de-la-Rivière. «Nous avions commencé à envisager à évacuer quelques résidents. De plus, en raison du haut niveau d'eau, l'usine de filtration de l'eau potable s'est arrêtée. Heureusement, cela n'a pas entraîné de conséquences. Nous avons toutefois dû avertir le Centre de santé pour qu'il se prépare au cas où il y aurait eu des problèmes», a ajouté M. Doire. 

Les pompiers de Nicolet ont toutefois dû pomper l'eau accumulée dans l'usine afin qu'elle puisse redémarrer et ainsi continuer d'alimenter sept communautés. 

En fin d'avant-midi, un aéroglisseur de la Garde côtière canadienne est venu briser les glaces à l'entrée de la rivière Nicolet. Cela a permis de dégager l'embâcle et de permettre au niveau d'eau de diminuer considérablement. 

«Nous avions peur toutefois que les glaces demeurent dans la rivière, tellement le vent et le courant sur le fleuve étaient importants. Mais finalement, les glaces se sont évacuées rapidement entraînant une baisse du niveau», a précisé le directeur régional de la Sécurité civile. «Nous avons vraiment poussé un soupir de soulagement.»

Ailleurs au Québec

Plusieurs rivières du sud du Québec sont sous surveillance par les autorités, alors que la pluie et les températures plus élevées que la normale font craindre des embâcles.

Des veilles d'inondation sont en vigueur au Centre-du-Québec, pour la rivière Bulstrode. À Saint-François-du-Lac, le niveau de la rivière Saint-François est très élevé, mais aucun embâcle ne s'est formé. 

La situation est similaire en Montérégie pour la rivière des Anglais, la rivière Châteauguay, la rivière L'Acadie, la rivière des Hurons, la rivière Noire, la rivière Yamaska et la rivière aux Brochets.

En Estrie, la rivière Saint-François et la rivière Massawippi sont aussi sujettes à des veilles d'inondation ainsi que la rivière Chaudière dans Chaudière-Appalaches.

Le redoux et la pluie de la dernière semaine sont à l'origine de ce mouvement hâtif des glaces. Normalement, les autorités interviennent sur les rivières en mars ou en avril. Nous ne sommes après tout qu'en février. Déjà la semaine dernière, la Garde côtière a commencé à briser les glaces sur le lac Saint-Pierre ainsi que les battures de Nicolet et Bécancour. 

«Depuis dix ans que je suis en poste, je n'ai jamais vu une situation similaire. Normalement, nous surveillons de plus près les niveaux d'eau quelques semaines plus tard», précisait Sébastien Doire. «Mais les températures ne nous aidaient pas. Il a fait 15 degrés Celsius samedi au sud du Québec. Heureusement dimanche, la baisse des températures nous a beaucoup aidés.»

Avec la collaboration de La Presse canadienne




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