Les anciens Canadiens à Shawinigan: pour le plaisir... et le spectacle

Les anciens Canadiens et les joueurs du Centre... (Andréanne Lemire)

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Les anciens Canadiens et les joueurs du Centre Roland-Bertrand ont eu beaucoup de plaisir samedi à l'occasion d'un match amical. On reconnaît sur la photo Mathieu Dandenault.

Andréanne Lemire

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(Shawinigan) L'ambiance était à la fête samedi après-midi au Centre Gervais Auto à l'occasion du passage des anciens Canadiens. Cette équipe composée essentiellement d'anciens membres du Tricolore affrontait la formation du Centre Roland-Bertrand composée de joueurs et de personnalités de Shawinigan.

Conscients de leur supériorité sur la glace, les anciens Canadiens étaient là pour le spectacle. Et c'est mission accomplie. Les joueurs avaient le sourire aux lèvres et ont multiplié les «mauvais jeux» afin de rendre le spectacle encore plus agréable. 

«Nous sommes ici pour nous amuser et faire un bon spectacle. Et les gars et les filles du Centre Roland-Bertrand formaient une maudite bonne gang», lançait après la partie l'ancien défenseur des Canadiens de Montréal, Enrico Ciccone. «Et on se sent bien aussi d'aider un organisme à amasser des fonds.» 

L'équipe des anciens Canadiens regroupait sur la glace des joueurs tels Patrice Brisebois, Stéphane Richer, Gilbert Delorme, Mathieu Dandenault ou encore Oleg Petrov. Bien qu'il n'ait jamais porté les couleurs du bleu-blanc-rouge et que plusieurs regrettent encore cette réalité, Simon Gagné s'est joint aux anciens joueurs de la Ligue nationale. Ce nouveau retraité, qui semblait bien sûr extrêmement à l'aise sur la glace, portait l'orange caractéristique des Flyers. Les gars étaient heureux de se revoir et de partager ensemble un vestiaire de hockey. 

«Nous avons besoin de nous regrouper, de nous conter les mêmes histoires, fin de semaine après fin de semaine. On rit tout le temps des mêmes histoires. On a beaucoup de misère à se libérer de cette camaraderie», avouait Enrico Ciccone. «Je peux plus dire que j'aime jouer autant au hockey qu'avant, mais voir les gars, je ne suis pas capable de me passer de ça.»  

Cette équipe d'anciens professionnels était dirigée par l'abbé Yves Marcil, le cofondateur du Centre Roland-Bertrand, ainsi que par le comédien Rémi-Pierre Paquin. Deux joueurs amateurs de la région, Éric Proulx et Éric Marcotte, ont pu également réaliser un rêve de petit gars en portant l'uniforme tricolore.

«Ça fait spécial, surtout quand tu joues dans une petite ligue de garage et que tu te retrouves avec le grand club», soulignait Éric Marcotte. «C'est vraiment quelque chose.» 

Le pointage final dans un match comme celui-là, qui s'est terminé 7-6 pour les anciens Canadiens, est après tout accessoire. L'objectif était d'amasser des fonds pour les services à l'enfance du Centre Roland-Bertrand. Le directeur général de l'organisme, Frédéric Trudel, était très heureux de la réponse du public. Bien que le bilan de l'événement sera dévoilé plus tard cette semaine, il indique que les sommes amassées, qui devraient se rapprocher de 10 000 $, seront très bénéfiques pour l'organisme. 

«L'ambiance a été vraiment sympathique et les anciens joueurs du Canadien ont donné un bon show», soulignait satisfait M. Trudel. 

La fin de match a toutefois été riche en rebondissements. Après un tir de pénalité raté, la fondatrice des Défis du parc, Marie-Josée Gervais, a pris les choses en mains. Elle a déjoué toute la défensive des anciens Canadiens - les joueurs ont tous chuté «involontairement» devant son passage - avant d'inscrire un but. L'ancienne cycliste professionnelle s'en souviendra longtemps. 

«Ils m'ont même dit qu'il était tant que je compte», avouait-elle en riant. «C'était un privilège d'avoir joué avec eux. Je me sentais ridicule d'avoir accepté, des fois j'embarque dans des affaires sans trop réfléchir. C'était la deuxième fois seulement que je jouais dans un aréna. Je suis une fille qui patine dehors. J'ai emprunté de l'équipement à mon fils et mon conjoint. Mais je ne regrette pas du tout. C'était une très belle expérience.»

L'ancien défenseur Gilbert Delorme a donné quelques conseils... (Andréanne Lemire) - image 2.0

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L'ancien défenseur Gilbert Delorme a donné quelques conseils aux jeunes joueurs venus les rejoindre pour quelques instants.

Andréanne Lemire

De bons souvenirs pour Ciccone

Pour Enrico Ciccone, ce match à Shawinigan avait une saveur toute particulière. Il se souvient encore comme si c'était hier de ses saisons passées chez les Cataractes de Shawinigan à la fin des années 80. L'ancien défenseur ne peut oublier qu'il est un des rares joueurs de Shawinigan à avoir été échangé aux Draveurs de Trois-Rivières. 

«À l'époque, c'était un sacrilège. Une transaction Montréal-Québec, ça n'existait pas. Cataractes contre les Draveurs, ça n'existait pas non plus. On se haïssait et c'était la guerre à chaque fois», se souvient avec le sourire Enrico Chiccone. «Trois-Rivières était l'équipe avec plus de finesse, alors que Shawinigan était l'équipe plus tough avec Stéphan Lebeau et Patrice Lefebvre. Quand j'ai appris que j'étais échangé, c'était terrible. Je pensais que ma carrière était terminée. Je ne voulais pas mettre les pieds là. Je haïssais tellement Trois-Rivières avec leur orange sur les chandails.»

Cet échange aura finalement été très bénéfique pour le grand défenseur de 6 pieds 4 pouces. Il s'est bien intégré à ce club dirigé par Dany Dubé, un «excellent entraîneur», soulignait Ciccone. «Ça donc très bien tourné pour moi. À Shawinigan, j'étais le deuxième choix de l'équipe, mais c'était bagarre par dessus bagarre. À Trois-Rivières, Dany me disait d'arrêter les bagarres, parce que j'étais capable de jouer. Et j'ai été repêché [par les défunts North Stars du Minnesota] pour la LNH l'année suivante», indique-t-il.




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