La CCIS au CEAD: St-Pierre ne prévoit aucun malaise

Martin St-Pierre... (Sylvain Mayer)

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Martin St-Pierre

Sylvain Mayer

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) La décision de la Chambre de commerce et d'industrie de Shawinigan de déménager ses bureaux au Centre d'entrepreneuriat Alphonse-Desjardins ne devrait créer aucun malaise dans la communauté d'affaires, prévoit le directeur général de l'organisme, Martin St-Pierre.

Au début février, la CCIS a intégré le corridor des partenaires, même s'il restait encore deux ans à son bail sur la 105e Avenue. L'organisme était installé dans le secteur Shawinigan-Sud depuis 2006, d'abord dans l'ancien poste de police, puis, depuis 2012, dans les locaux auparavant occupés par l'équipe du Festival d'été, sur la 105e Avenue.

M. St-Pierre explique que des circonstances particulières expliquent ce déménagement au CEAD.

«Depuis deux ans, on voulait s'y implanter parce qu'on était le seul organisme de développement économique qui n'était pas présent dans ce bâtiment», explique-t-il. «Ça devenait naturel qu'on y soit.»

«L'opportunité s'est surtout présentée parce que Physio 55 souhaitait s'agrandir», ajoute M. St-Pierre. 

«Elle a convenu, avec le propriétaire, de prendre l'ensemble de notre espace. Nous avons donc décidé de quitter avant la fin du bail.» En fait, ces travaux d'agrandissement sont amorcés depuis la mi-janvier et devraient se terminer dans un peu moins d'un mois.

Avec la quantité de locaux à louer, particulièrement au centre-ville, la CCIS n'envoie-t-elle pas un curieux message à ses membres en intégrant un immeuble appartenant à la Société de développement de Shawinigan?

«Pas du tout», assure M. St-Pierre. «On ne s'implante pas n'importe où dans le centre d'entrepreneuriat, mais dans le corridor des partenaires. On y trouve déjà le centre de transfert en entreprise, le Carrefour jeunesse-emploi de Shawinigan, la SADC. C'est seulement que j'y serai plus souvent que les autres partenaires.»

«La solution numéro un aurait été de s'implanter dans d'autres bureaux qui auraient été nos propres locaux, mais c'est une question de tarification», ajoute-t-il. «On n'a pas magasiné, c'est que l'occasion s'est présentée. Les chambres de commerce sont autonomes, privées. Notre financement est très modique. C'est une question de disponibilité budgétaire que nous n'avons pas. Notre (ancien) propriétaire, il y a trois ans, avait accepté une bonne commandite pour nos locaux. Il aurait fallu qu'un autre partenaire fasse la même chose, ce qui aurait été difficile à trouver. Nous serons donc au centre d'entrepreneuriat au moins pour la prochaine année.»

Lors du déménagement en 2012, l'ex-directrice générale, Geneviève Bédard, avait exprimé le souhait que les membres s'approprient ces vastes bureaux avec pignon sur rue, où elle souhaitait organiser plusieurs activités. Au fil des années, cette vision s'est effritée, de sorte que le principal avantage reposait sur des coûts de location modiques.

«Nous avions une très grosse commandite de M. (André) Buisson», convient le directeur général. «Notre coût de location était symbolique. Au centre d'entrepreneuriat, c'est le tarif du corridor des partenaires, donc 12 $ du pied carré. Notre espace est beaucoup moindre pour le moment.» 

M. St-Pierre devra tenir seul la barre au cours des prochains mois, puisque Claudine Drolet, responsable des communications et des événements, s'apprête à quitter pour un congé de maternité. Le directeur général ne ferme pas la porte à se trouver un local ailleurs l'an prochain, si une opportunité qui respecte son budget se présente.

«Si on a une occasion, que ce soit au centre-ville ou ailleurs, on l'évaluera», assure-t-il.




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