Insinuations à Saint-Justin: Caroline Gagnon nie en bloc

L'ex-directrice générale de la Municipalité de Saint-Justin, Caroline... (Stéphane Lessard)

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L'ex-directrice générale de la Municipalité de Saint-Justin, Caroline Gagnon.

Stéphane Lessard

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Saint-Justin) Les insinuations négatives soulevées par des membres du conseil de Saint-Justin à l'égard de la qualité du travail de Caroline Gagnon sont totalement fausses, plaide la principale concernée.

L'ex-directrice générale de la Municipalité de Saint-Justin sort de son mutisme deux mois après qu'une nouvelle tempête eut soufflé sur l'administration de cette localité. En décembre, le conseil adoptait une marge de crédit de 500 000 $ afin de couvrir les dépenses courantes du début de l'année 2017. De nombreux conseillers mentionnaient à ce moment qu'ils avaient appris depuis peu que les finances de la Municipalité se trouvaient dans une situation qualifiée de précaire, soit un manque de liquidité de 400 000 $. Son travail avait fait l'objet de questionnements.

«J'ai été très déçue du comportement des élus. Au lieu de poser des questions, ils avancent des choses sans les avoir vérifiées. Et en même temps, ça ne m'étonne pas d'eux. Ils devraient appliquer leur devoir de réserve», déclare Mme Gagnon lors d'un échange de courriels avec Le Nouvelliste suivant l'envoi, jeudi, d'un communiqué de presse réagissant aux propos tenus par certains élus.

À la séance de décembre, la conseillère Johanne Pâquet avait affirmé que Caroline Gagnon savait depuis le mois de janvier 2016 que la Municipalité «s'en allait dans le trou». Cette dernière est d'un avis contraire.

«Tout cela semble incohérent avec les projets prévus au budget 2016, les travaux exécutés en urgence et sans savoir quels travaux le conseil allait réellement réaliser. Au moment où les projets ont été adoptés, la Municipalité avait les sommes disponibles.»

Selon elle, les travaux réalisés durant sa dernière année à la Municipalité de Saint-Justin et les nouvelles modalités entourant le programme de la taxe sur l'essence et de la contribution du Québec changent la façon de gérer les liquidités. Elle croit que la production des états comparatifs exigés par le Code municipal et la consultation des dernières conciliations bancaires l'auraient «probablement conduite à la même conclusion», soit le manque de liquidité de 400 000 $.

«Ayant quitté mes fonctions le 20 octobre 2016, il est injustifié de remettre ma compétence en doute alors qu'aux yeux de la nouvelle directrice générale et du conseil municipal, il soit nécessaire d'adopter une marge de crédit en décembre pour les mois à venir», ajoute Mme Gagnon, en soulignant le fait que le budget est toujours en préparation, alors qu'il aurait dû être adopté avant le 31 décembre 2016.

«Les comptes de taxes ne peuvent être produits et il s'ensuit inévitablement un retard dans la perception de celles-ci et un manque de liquidité considérant que le conseil aurait respecté son budget 2016 pour terminer avec un surplus de plus ou moins 10 000 $, ce qui ne laisse plus de marge de manoeuvre pour le début de l'année 2017», écrit-elle.

Caroline Gagnon soutient avoir toujours informé le conseil sur la situation de la Municipalité.

«Les membres du conseil recevaient chaque mois le rapport des activités de fonctionnement et le maire, l'état de banque à toutes les fois qu'il en faisait la demande. Ils étaient donc parfaitement informés de l'évolution de la situation financière», raconte-t-elle dans son communiqué.

Cette déclaration de Mme Gagnon vient contredire non seulement des propos émis en décembre par plusieurs conseillers, mais aussi une affirmation de Jean-Claude Gauthier. Le maire de Saint-Justin a alors dit en entrevue au Nouvelliste que Mme Gagnon «ne donnait pas les chiffres» et que c'était «son rôle de donner les bons chiffres» tout en précisant que l'ex-dg est une personne honnête.

Invitée à répondre aux affirmations du maire, Mme Gagnon a préféré ne rien ajouter.

Le conseiller Robert Francoeur affirmait que des documents étaient introuvables à la Municipalité depuis le départ de Caroline Gagnon. Elle assure qu'elle est disponible pour guider la Municipalité afin de les repérer. Du même souffle, elle soutient que tous les documents officiels sont conservés en respect des lois.

Mme Gagnon ajoute que les propos de certains conseillers, qui remettaient en question ses compétences en comptabilité lors d'un article publié en janvier 2017, sont mensongers et diffamatoires.




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