À la conquête de l'Appalachian Trail

Hubert Samson et Laurence Dontigny se lancent à... (Stéphane Lessard)

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Hubert Samson et Laurence Dontigny se lancent à la conquête des 3500 kilomètres de l'Appalachian Trail.

Stéphane Lessard

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(Trois-Rivières) Certains diront qu'ils sont fous et d'autres qu'ils ne se rendront pas jusqu'au bout. Qu'à cela ne tienne, les Trifluviens Hubert Samson et Laurence Dontigny se lanceront dans les prochains jours à la conquête de l'Appalachian Trail, un mythique sentier de 3500 kilomètres traversant 14 États américains.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que les deux aventuriers devraient avoir assouvi leur désir d'aventure lorsqu'ils auront complété cet éreintant périple, qu'ils commenceront à la Springer Mountain en Géorgie le 23 février et qu'ils comptent bien compléter cinq mois plus tard au mont Katadhin dans le Maine. Adeptes de la randonnée depuis un bon moment, ils approchent ce défi avec confiance, mais tout de même habités par une certaine anxiété. Se lancer dans l'inconnu de la sorte pourrait donner des vertiges aux randonneurs les plus aguerris, et ce, malgré une préparation adéquate.

«En cinq mois, ça donnera une moyenne de 23 kilomètres par jour. C'est sûr que nous sommes habitués de faire de la rando, mais maintenir un rythme comme celui-là sera difficile. C'est pour ça que nous ne devrons pas prendre de trop grosses journées au début afin de ne pas nous fatiguer et diminuer les risques de blessure», explique Hubert, qui est âgé de 24 ans.

Pour lui, l'Appalachian Trail est en quelque sorte une obsession depuis qu'il a commencé à s'intéresser à la randonnée il y a plusieurs années déjà. C'est cet été qu'il a tout bonnement proposé à Laurence de le suivre dans cette aventure. Songeant aussi attaquer ce défi éventuellement, elle a tout de suite accepté.

Laurence et Hubert ont donc mis leurs études sur pause et ont décidé de travailler tout l'automne afin d'amasser l'argent nécessaire pour partir. Ils ont également laissé leur appartement en décembre et se sont réfugiés chez la mère d'Hubert. Ils comptent donc sur l'appui de leurs proches dans leur projet. Ce sont d'ailleurs les parents de Laurence qui prendront des vacances pour les conduire en Géorgie. «Ils nous soutiennent là-dedans. Ce n'était peut-être pas le cas au début, mais maintenant ce l'est», lance Laurence.

Habituellement, les randonneurs entreprennent cette longue aventure dans la première moitié du mois de mars. En commençant quelques semaines plus tôt, les deux amoureux espèrent donc prendre de l'avance sur les autres randonneurs qui les imiteront plus tard.

«Les deux grosses journées de départ, c'est le 1er et le 15 mars. Les gens attendent que ça se réchauffe un peu. Nous partirons plus tôt, car nous ne voulons pas être pris dans la grosse foule», poursuit Hubert.

Néanmoins, les deux aventuriers comptent bien fraterniser avec les autres randonneurs qu'ils rencontreront. Il semble d'ailleurs qu'une belle camaraderie unit les «NoBo», le surnom donné aux randonneurs qui attaquent l'Appalachian Trail du sud au nord (northbound).

Les membres des communautés que traverse le sentier sont également très accueillants et sont habitués de voir des randonneurs. Il semble qu'ils n'hésitent pas à leur venir en aide si nécessaire.

«Si on a besoin à un moment donné d'aller en ville pour se ravitailler, on ne devrait pas attendre plus que quelques minutes avant qu'un automobiliste nous embarque. En se préparant, on a vu quelques vidéos sur Youtube de personnes qui racontent leur périple et la bonté des gens qui aident les randonneurs revient très souvent. On les appelle les ''trail angels''. Il arrive qu'il y en ait qui se rendent à un endroit où le sentier croise une route et montent une table et servent des hot-dogs à tout le monde», raconte Hubert.

«Il y en a qui laissent aussi les randonneurs camper sur leur terrain», poursuit Laurence.

Ils sont prêts!

En prévision de leur départ, ils ont mis leur force mentale ainsi que leur équipement - qui rentre d'ailleurs dans deux sacs d'expédition d'environ 50 litres - à l'épreuve en novembre dernier. Ils ont alors parcouru les 86 km du Sentier national de la Mauricie dans des conditions météorologiques qui ressemblent à celles de la Géorgie en février. La géographie du terrain s'apparentait également à ce qu'ils devront affronter, excluant la section des White Mountains en Nouvelle-Angleterre qui est quant à elle beaucoup plus escarpée. Jumelée à d'autres expéditions, cette expérience concluante leur a permis de faire des ajustements en prévision du grand jour.

Il sera possible de les suivre dans leur périple en consultant la page Facebook Laurence et Hubert sur l'Appalachian Trail. Ils tenteront de la mettre à jour avec des photos, des vidéos et des anecdotes aussi souvent que possible.

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