Les pompiers et la Ville de Trois-Rivières s'entendent

Après plus de trois ans de négociations intensives, les pompiers de... (Stéphane Lessard)

Agrandir

Stéphane Lessard

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Trois-Rivières) Après plus de trois ans de négociations intensives, les pompiers de Trois-Rivières et la Ville viennent de conclure un nouveau contrat de travail. L'entente de principe a d'ailleurs été acceptée dans une proportion de plus de 87 % de la part des 110 membres du syndicat, qui ont voté sur la proposition lors de deux assemblées tenues mercredi.

Les pompiers de Trois-Rivières étaient sans contrat de travail depuis le 1er janvier 2014. Les négociations avaient débuté trois mois avant la fin de ce contrat de travail. Le long processus de négociation a d'ailleurs été marqué par de nombreux moyens de pression au cours des trois dernières années.

C'est donc avec un grand soulagement et avec satisfaction que le syndicat a accueilli l'entente de principe, confie le président Jean Dionne. «C'est un beau partenariat et au final, on a pu avoir une belle complicité avec l'employeur. Et avec un vote à 87 %, ça témoigne aussi que nos membres sont très satisfaits de l'entente. Pour nous, c'est très positif et ça regarde bien pour l'avenir», mentionne M. Dionne.

Le président indique que la partie syndicale a pu obtenir certains gains qui ajouteront à la sécurité des citoyens de Trois-Rivières. À titre d'exemple, il a été convenu que les casernes périphériques #4 et #5 (Pointe-du-Lac et Saint-Louis-de-France) bénéficieront de la présence de quatre pompiers en tout temps les soirs et les fins de semaine, au lieu de deux pompiers. En ce qui concerne les jours en semaine, les deux casernes périphériques pourront compter sur l'intervention systématique de deux préventionnistes lorsque leurs services seront sollicités, portant ainsi à quatre le nombre de pompiers par camion lors d'une intervention. 

«Ça fait en sorte de donner une meilleure sécurité aux citoyens. Pour nous, ça ne veut pas dire d'embauche supplémentaire, mais ça permet aussi d'augmenter les heures de travail de nos pompiers temporaires. C'est un beau compromis et ça nous satisfait pour l'avenir», assure-t-il. 

Jean Dionne souligne au passage que les griefs qui étaient en attente de règlement ont aussi été réglés par cette entente de principe, de même que la question monétaire. «Chaque partie a fait des concessions et on en sort tous gagnants», ajoute-t-il.

Du côté de la Ville, on se dit aussi satisfait de l'entente. «Ça a été un long processus et on est heureux de voir qu'on arrive au bout. C'est une bonne entente pour les deux parties, et qui respecte la capacité de payer des contribuables», souligne le porte-parole, Yvan Toutant.

Le nouveau contrat de travail sera effectif jusqu'en 2020. Il devra toutefois être approuvé par le conseil municipal au cours des prochaines semaines avant d'entrer en vigueur.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer