Les organismes communautaires réclament un meilleur financement

C'est par une copie de chèque que le...

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C'est par une copie de chèque que le milieu communautaire a exprimé ses besoins devant les bureaux de la ministre régionale Julie Boulet. Sur la photo, on aperçoit Josée Gélinas et Josée Bédard, respectivement vice-présidente et directrice générale de la Corporation de développement communautaire Mékinac.

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) «Leitão, nos vies, c'est pas un jeu!». Tel est le message de la campagne de mobilisation lancée vers le gouvernement québécois par les organismes communautaires de la province depuis le 23 janvier dernier. Le tout a culminé mardi par l'occupation de deux édifices gouvernementaux à Québec et à Montréal tandis que des groupes du Centre-du-Québec et de la Mauricie ont expédié au ministre des Finances des cartes et objets symboliques inspirés du jeu de Monopoly.

«Plusieurs groupes éprouvent des difficultés à maintenir le même niveau d'activités d'année en année avec le budget disponible alors que la demande augmente», déplore Amélie Dubuc de la CDC de Trois-Rivières, qui était impliquée dans une rencontre de concertation entre les groupes membres. «Et la situation n'est pas près de s'améliorer si le gouvernement s'entête à jouer au grippe-sou», renchérit François Landry, coordonnateur de la Table régionale des organismes communautaires du Centre-du-Québec et de la Mauricie.

Le milieu communautaire attend impatiemment le dépôt du budget 2017-2018 du Québec pour savoir si le gouvernement passera de la parole aux actes en bonifiant l'enveloppe qui leur est destinée.

Sur les deux rives, les organismes communautaires aident à nourrir plus de 20 000 personnes, viennent en aide à 25 000 individus en perte d'autonomie, rejoignent plus de 10 000 jeunes, aident 9000 personnes handicapées et leurs familles, hébergent 2000 personnes aux prises avec d'importants problèmes sociaux.

Selon les intervenants, de plus en plus de travailleuses et de travailleurs doivent recourir à une banque alimentaire pour subvenir à leurs besoins. Pour les familles vivant avec une personne malade, en détresse ou handicapée, les délais s'étirent avant qu'elles n'obtiennent un premier service dans le réseau public, font-ils remarquer. Les besoins des personnes handicapées jumelés à un vieillissement de la population constituent un enjeu social de plus en plus criant. Bref, disent-ils, tous ces facteurs obligent la population à se tourner vers le milieu communautaire pour obtenir de l'aide.

«Si les organismes communautaires n'étaient pas là, qui prendrait en charge toutes ces personnes? Le système public de santé qui craque déjà sous la pression? Les municipalités? Les villes? Les organismes communautaires travaillent pour et avec la population. C'est pourquoi nous demandons au gouvernement de reconnaître l'importance de l'action des 300 organismes communautaires d'ici et des 4000 groupes de tout le Québec. Nous lui demandons un financement à la hauteur du rôle crucial que nous jouons», conclut M. Landry.

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