Des classes de prévention aux morsures de chien à La Tuque

La vétérinaire Mélissa Blackburn est accompagnée de son... (Audrey Tremblay, Le Nouvelliste)

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La vétérinaire Mélissa Blackburn est accompagnée de son chien Dexter qui l'accompagne dans les écoles primaires de la Haute-Mauricie pour les classes de prévention des morsures.

Audrey Tremblay, Le Nouvelliste

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(La Tuque) Mieux vaut prévenir que guérir, c'est en ce sens que depuis 2011 la vétérinaire Mélissa Blackburn va à la rencontre des tout-petits des écoles de La Tuque.

Elle s'y rend pour les éduquer sur les comportements des chiens et les aider à prévenir les morsures. À ce jour, plus de 1300 jeunes ont été rencontrés bénévolement par l'équipe de la clinique vétérinaire Méliblack.

«N'importe quel chien peut mordre. Il faut avoir ça en tête [...] En enseignant aux enfants à faire face à des situations à risque, nous espérons contribuer à la réduction des traumatismes et des morsures», a lancé la vétérinaire Mélissa Blackburn.

C'est dans un congrès vétérinaire qu'est née l'initiative de Dre Blackburn. En fait, il s'agit d'un projet mis en place par Zoothérapie Québec. Le programme de prévention des morsures, Fudge à l'école, est une activité d'une cinquantaine de minutes où les enfants apprennent, entre autres, à interpréter le langage corporel du chien et à approcher un chien de façon sécuritaire.

«Le chien envoie des signaux avec son corps, alors je leur apprends à différencier un chien qui est agressif, qui a peur, ou qui est content. Je leur apprends aussi que même le chien content peut mordre.»

Le chien agressif, par exemple, va regarder dans les yeux et se tenir droit debout. Il va avoir les oreilles droites, la queue droite, il montre les dents, même que le poil peut être dressé sur le dos. 

«Le chien qui a peur tient les oreilles basses et la queue entre les jambes. Le poil est normal, la bouche est fermée, il se tient accroupi et il détourne le regard», a expliqué la vétérinaire.

Dans ces ateliers, donnés en présence de deux chiens, il est également question de protection en présence d'un chien agressif et des comportements à adopter lorsqu'on veut s'approcher d'un chien. 

«J'essaie de vulgariser, mais parfois, il y a des choses qui sont plus difficiles à saisir pour les enfants, il faut répéter. Malgré tout, ils sont très réceptifs», avoue-t-elle. 

Il faut dire que des comportements inadéquats Dre Blackburn est en mesure d'en voir à presque tous les jours dans sa clinique vétérinaire.

«La plupart des adultes ne savent pas comment approcher un chien. Ils ne lisent pas les signaux. [...] Il faut, entre autres, demander la permission et se présenter à l'animal.» 

«C'est pour ça que je me dis qu'il faut commencer par la base, c'est-à-dire éduquer les enfants», insiste-t-elle.

Les statistiques fournies par l'Association des médecins vétérinaires du Québec (AMVQ) témoignent d'ailleurs du problème. En 2010, un sondage commandé par l'AMVQ estimait à environ 45 000 le nombre de morsures canines répertorié chez les enfants âgés de moins de 12 ans et à 164 000 pour l'ensemble des Québécois. Un peu plus de la moitié d'entre elles ont été faites par le chien de la famille.

«Je sais, par expérience, que les informations de la classe de prévention des morsures se retrouvent à la maison et j'ose espérer qu'il y a aussi des parents qui assimilent des choses que les enfants leur ont apprises», a-t-elle conclu.

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