Cabane Chez Nathalie: l'assemblée des créanciers reportée au 24 février

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Le report de l'assemblée des créanciers au 24 février n'indispose pas Lévis Guay, l'un des actionnaires de la Cabane chez Nathalie.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) L'assemblée des créanciers de la Cabane chez Nathalie de Saint-Mathieu-du-Parc, organisée vendredi matin à l'Auberge Gouverneur de Shawinigan, n'a finalement pas permis de sceller l'avenir de l'entreprise. En effet, aucun créancier non garanti ne s'étant exprimé jusque-là sur la proposition du syndic, les parties doivent se donner rendez-vous le 24 février, au même endroit.

Une situation pour le moins inhabituelle, qui n'indisposait guère Lévis Guay, actionnaire de l'entreprise présent à l'assemblée. Un seul créancier s'était déplacé et il ne se sentait pas prêt à se prononcer sur la proposition.

«La restructuration est faite», assure M. Guay. Dans son esprit, l'acceptation de la proposition par l'un des créanciers garantis assure pratiquement l'avenir de l'entreprise. 

La Cabane chez Nathalie a déposé un avis d'intention de faire une proposition à ses créanciers le 3 août 2016. Dans un rapport, Houle syndic explique que l'entreprise n'avait pas réussi à générer de profits depuis son ouverture. La Cabane chez Nathalie avait été constituée le 18 février 2015.

«La structure de financement, particulièrement le coût hors-norme du financement hypothécaire de rang subordonné, a plombé les résultats de l'entreprise», observe le syndic. «Un différend entre les actionnaires et l'interruption des activités estivales de l'entreprise (la foire champêtre) par la municipalité ont laissé l'entreprise sans liquidité et ont forcé la Personne insolvable à se prévaloir de la protection de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité.»

La proposition concordataire soumise prévoit que la Caisse Desjardins des Trois-Rivières, Capital Transit et G. Doyon cuisine, des créanciers garantis, récupéreront les montants dus, «en totalité ou selon toute entente à intervenir». 

Fatouma Diaby, coactionnaire de la Cabane chez Nathalie avec M. Guay et Nathalie Simard, doit également récupérer un prêt de 120 000 $ consenti en septembre 2015. L'entente prévoit qu'elle recevra 24 000 $ par année jusqu'en 2021. Mme Diaby cède également ses actions au couple pour la somme d'un dollar dans les 30 jours suivants l'acceptation de la proposition par le tribunal.

«Elle était associée avec nous et c'est pourquoi nous avons eu tous ces problèmes», opine M. Guay. «Elle gérait les finances et nous en sommes là aujourd'hui parce que ça a été mal géré. Elle ne sera plus actionnaire de l'entreprise.»

En ce qui concerne les créanciers non garantis, Cabane chez Nathalie propose un montant forfaitaire de 40 000 $ pour régler les montants réclamés qui, selon le bilan dressé le 13 janvier dernier, s'élèvent à 359 518 $ sur un passif de 902 266 $. Le même document énumère 38 créanciers non garantis, dont Grattes-Ciel Entreprise, spécialisée dans le déménagement et l'entreposage. Cette société appartient à M. Guay et elle réclame 258 866 $ à la Cabane chez Nathalie. 

Vendredi matin, l'homme d'affaires a toutefois assuré que Grattes-Ciel Entreprise mettait une croix sur sa part du 40 000 $.

«Je veux laisser les dividendes aux autres créanciers non garantis, pour leur laisser le plus de sous possible», annonce-t-il. «Je vais envoyer une lettre pour que tous les créanciers soient avisés.»

Bien qu'imparfaite, cette entente constitue, selon le syndic, une «proposition raisonnable» étant donné qu'en cas de faillite, la valeur des actifs ne couvrirait que les réclamations garanties, soit 429 000 $.

M. Guay reconnaît avoir appris à la dure en raison de son manque d'expérience dans ce domaine. Avec une gestion plus serrée, il croit toujours au potentiel de la Cabane chez Nathalie. Il souhaite donc que la proposition soit officiellement entérinée dans trois semaines pour permettre à l'entreprise de se concentrer sur la saison des sucres. 

Bonne saison

À travers ses tribulations, la Cabane chez Nathalie connaît un hiver à la hauteur des attentes, compte tenu de l'abondance de neige pour les amateurs de plein air.

«La saison va très bien», commente M. Guay. «En plus, nous avons l'essence pour les motoneiges depuis jeudi.»

La décision du gouvernement du Québec de renoncer à sa réforme du Programme de crédit de taxes foncières enlève une épée de Damoclès au-dessus de la tête de la Cabane chez Nathalie, qui aurait pu souffrir du blocus des sentiers de motoneige que recommandait l'Union des producteurs agricoles à compter du 6 février. Au Québec, certains propriétaires avaient même devancé la menace et l'avaient mise à exécution depuis mercredi, mais M. Guay assure qu'aucun impact n'avait été ressenti à Saint-Mathieu-du-Parc.

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