Suicide: un meilleur bilan en région

À l'instar de la province, le taux de...

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À l'instar de la province, le taux de suicide a diminué dans la région de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Malgré cela, son taux de 17,5 décès pour 100 000 personnes de 2012 à 2014 reste supérieur à la moyenne québécoise.

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) À l'instar de la province, le taux de suicide a diminué dans la région de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Malgré cela, son taux de 17,5 décès pour 100 000 personnes de 2012 à 2014 reste supérieur à la moyenne québécoise. Voilà autant d'informations transmises dans le cadre de la Semaine nationale de prévention du suicide qui se termine le 3 février.

Pour le Centre de prévention du suicide Accalmie, ces chiffres sont conséquents avec la croissance des demandes d'aide traitées par l'organisme. La baisse du taux de suicide peut s'expliquer notamment par la mise en place d'une large gamme de services d'intervention et par des efforts de sensibilisation.

«S'il faut se réjouir de la réduction du taux de suicide, il ne faut pas s'en satisfaire», a prévenu le directeur général, Luc Massicotte.

Au Québec, trois personnes par jour s'enlèvent la vie. En Mauricie et au Centre-du-Québec, cette réalité représente environ 90 personnes annuellement. Selon le CIUSSS-MCQ, le taux de suicide plus élevé dans la région est un phénomène qui s'observe tant chez les hommes que chez les femmes.

«On constate un taux significativement plus élevé chez les hommes, et ce, pour toutes les tranches d'âge. Dans notre région, les hommes entre 25-64 ans se démarquent par rapport à cette problématique. Le taux de suicide chez les femmes est nettement supérieur au taux québécois, ce qui est préoccupant», a-t-on fait savoir tout en indiquant que le taux de suicide observé chez les jeunes hommes âgés de 15 à 24 ans a fortement diminué.

«N'hésitez pas à prendre les devants si vous constatez que l'humeur d'une personne de votre entourage a changé, si vous la sentez plus refermée ou peinée. Que ce soit simplement pour lui signifier votre présence, votre disponibilité ou pour la référer vers les bonnes ressources, ça peut faire toute la différence», propose la Dre Sylvie Lacoursière.

Selon elle, les centres de prévention suicide de la région, présents à différents endroits sur le territoire, offrent de nombreux services d'intervention, de prévention et de postvention pour les personnes en détresse, à leurs proches ou aux personnes endeuillées par le suicide.

Des lignes téléphoniques telles que 1-866-APPELLE ou 811 Info-social peuvent également permettre à une personne dans le besoin de parler rapidement à une personne compétente qui sera à l'écoute et offrir un service confidentiel de qualité.

«Avec ces ressources d'aide bien présentes dans la communauté, le suicide ne doit pas être une option. Chaque personne est importante», conclut la Dre Lacoursière.

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