Appel à la générosité pour des animaux de compagnie

De gauche à droite: Michelle Plante, cofondatrice de... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

Agrandir

De gauche à droite: Michelle Plante, cofondatrice de COMSEP, Sylvie Tardif, cofondatrice et coordonnatrice et Kathy Côté, porte-parole de l'animalerie Museau d'Or.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Vous avez des articles pour animaux qui ne servent plus? Pitou a engraissé et son petit manteau ne lui fait plus? Minou est décédé et vous ne savez plus quoi faire de son transporteur? Le collier est trop petit, mais il est presque neuf? Pourquoi jeter quand on peut en faire bénéficier des personnes à faible revenu?

C'est l'idée à la fois écologique et charitable que lancent conjointement COMSEP et l'animalerie Museau d'Or de Trois-Rivières.

Une collecte se déroulera en février et en mars. Le public est invité à aller porter tous les objets usagés utiles aux animaux de compagnie chez COMSEP ou à l'animalerie et la distribution se fera en avril par COMSEP.

«J'ai vu régulièrement des gens aller porter leur animal chez le vétérinaire en autobus en mettant leur animal dans une serviette ou un sac à dos parce qu'ils n'avaient pas les moyens de se payer un transporteur», raconte Michelle Plante de COMSEP.

Évidemment, les responsables de ce projet demandent que les objets soient en bon état ou réparables et qu'ils n'aient pas été utilisés par des animaux ayant des maladies contagieuses.

Par mesure de précaution, tous les objets confiés à cette collecte seront désinfectés de fond en comble.

«On va tout nettoyer, si nécessaire, trier, désinfecter et s'assurer de ne pas redonner un problème à quelqu'un», fait valoir Kathy Côté, responsable du projet à l'animalerie Museau d'Or qui est propriété de sa mère. Il faut faire en sorte que les objets soient en bon état ou facilement réparables pour éviter des blessures à l'animal qui s'en servira, plaide-t-elle.

«Je pense que presque tout le monde a des trucs encore bons qui traînent à la maison. Profitez du ménage du printemps, vous allez sûrement trouver des choses», dit Mme Côté qui espère reproduire ce projet d'année en année.

«J'espère que dans 20 ans, on fera une conférence de presse pour dire que ça fonctionne et qu'on fait des gens heureux», dit-elle.

Sylvie Tardif, coordonnatrice de COMSEP, raconte qu'elle a acheté elle-même plusieurs objets qui ne faisaient pas pour son petit chien de 3 livres, «des croquettes trop dures pour ses petites dents, un lit trop grand pour lui et un transporteur trop gros», illustre-t-elle.

«Il y a des gens, parmi nos membres, qui sont ici régulièrement dans nos ateliers auxquels on va demander de participer à ce projet-là», indique Mme Plante.

«On va avoir une équipe de bénévoles qui va travailler à désinfecter ces produits-là. À COMSEP, on a une friperie. On est habitué de recevoir du matériel. On a des équipes qui savent trier. On a des gens qui ont plein de belles compétences et qui sont capables de faire des réparations. On va s'assurer que le matériel qui sera distribué soit propre et hygiénique», indique Mme Plante.

Parmi les quelque 400 membres de COMSEP, nombreux sont ceux et celles qui ont des petits animaux de compagnie et «nous allons faire appel à nos membres, qui sont des personnes à faibles revenus, pour redistribuer les articles», précise-t-elle.

«Nous allons le faire de manière à ce que tout le monde puisse y avoir accès.» «C'est comme nos enfants, ces petits animaux-là», plaide Mme Plante. 

«Je suis certaine qu'il y en a, dans la salle, qui vont attendre impatiemment au mois d'avril pour profiter de ces aubaines», a mentionné Mme Plante aux membres de COMSEP qui participaient à la conférence de presse, jeudi.

Si les dons sont en nourriture, «on va s'assurer qu'elle n'a pas passé la date de péremption, qu'elle est encore bonne, qu'il n'y a pas de vers dedans et que ça sent encore bon», indique Kathy Côté, confiante que les gens feront attention.

«Si quelqu'un veut donner quelque chose et que son but est de nuire à quelqu'un qui n'a même pas de sous pour aller chez le vétérinaire, alors je pense que c'est un problème de société. C'est sûr qu'on ne pourra pas vider tous les sacs de nourriture et vérifier s'ils sont exempts de trucs», dit-elle.

«C'est à la bonne volonté des donateurs», estime-t-elle.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer