Une fête des semences en attendant le printemps

De gauche à droite: Jeanine Vigneault, résidente du... (Stéphane Lessard)

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De gauche à droite: Jeanine Vigneault, résidente du Havre du Faubourg à Nicolet, Sylvie Guévin, du comité de la Fête des semences, Stéphanie Loubier-Tardif, responsable des loisirs, Annette Saint-Amour, résidente et Céline Parr, de la Fête des semences.

Stéphane Lessard

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Bécancour) Les vrais passionnés de jardinage savent comment faire passer les blues de l'hiver. Ils imaginent déjà de quoi aura l'air leur potager, le printemps prochain. Afin d'inspirer cette planification, une dizaine de bénévoles de Nicolet ont décidé d'organiser la toute première édition de la Fête des semences, un événement qui permettra de rencontrer une trentaine de semenciers et d'exposants, d'assister à trois conférences, de participer à un atelier pour petits et grands et de profiter d'une table pour échanger des semences avec d'autres jardiniers tout en dégustant un repas.

Ce genre d'événement se fait déjà dans d'autres régions du Québec, mais pour la Mauricie et le Centre-du-Québec, c'est une première, annonce avec enthousiasme Céline Parr, la porte-parole du comité organisateur. L'événement se déroulera le 4 février (remis au 5 en cas de mauvais temps), au Centre des arts populaires de Nicolet, 725, boulevard Louis-Fréchette. Environ 400 personnes sont attendues de 10 h à 16 h.

Cette première édition nicolétaine mettra l'accent sur la qualité des sols. Deux conférenciers expérimentés permettront d'explorer cette question. Il s'agit d'Yves Gagnon des Jardins du Grand-Portage et auteur de plusieurs ouvrages sur le jardinage écologique et de Guylaine Martin, de Victoriaville, propriétaire des Jardinets de la paysanne. Mme Martin est spécialisée dans le mouvement des «incroyables comestibles», qui commence à prendre son envol à Trois-Rivières. «Ce mouvement consiste à mettre devant sa porte, pour les donner, des légumes en surplus de son jardin. Les gens viennent tout simplement se servir. Ça se fait beaucoup en Europe», signale Céline Parr.

Les conférences auront lieu à 11 h15 (M. Gagnon), 13 h 15 (Mme Martin) et 14 h 30 (M. Gagnon).

Les visiteurs sont invités à échanger avec les divers exposants parmi lesquels une dizaine de semenciers des quatre coins du Québec seront présents. «Presque tous les semenciers du Québec seront sur place», signale Mme Parr.

Cette dernière explique que les visiteurs pourront acheter leurs semences sur place. L'avantage de se les procurer à cette occasion, plutôt que dans les magasins de grandes surfaces au printemps, «c'est que ces semences ont été testées au Québec», plaide Mme Parr.

Il y a aussi le fait que certains de ces semenciers sont spécialisés et que les jardiniers pourraient donc faire de belles trouvailles. Par exemple, certains se concentrent sur les semences rares, d'autres sur les semences ancestrales, explique-t-elle.

Participer à cet événement sera aussi l'occasion de découvrir des méthodes de culture. «On s'intéresse aux techniques qui respectent l'environnement», signale l'organisatrice. Beaucoup de jardiniers s'intéressent aussi aux méthodes de conservation. La lacto-fermentation, par exemple, prend de la popularité pour sa simplicité et ses vertus réputées pour la santé. La déshydratation de même que la congélation demeurent des options populaires pour gérer les surplus générés par les jardins.

Les vrais amateurs de jardinage ont déjà commencé à mettre des graines en terre sous les lampes. C'est ce qu'il faut faire pour les plantes à croissance lente, comme les poivrons, par exemple, signale Mme Parr.

Des ateliers ont été prévus pour les enfants «et, nous allons tenir des activités intergénérationnelles», signale Mme Parr. Des personnes du troisième âge de certaines résidences pour aînés ont en effet reçu des caissettes dont ils se servent pour cultiver leurs propres semences et prendre part à l'événement.

L'entrée est gratuite et un dîner sera servi par l'organisme La Carotte joyeuse dont la mission est de lutter contre la pauvreté et l'exclusion sociale en distribuant des denrées transformées aux organismes en sécurité alimentaires de la MRC de Nicolet-Yamaska.

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