L'hémodialyse disponible dès l'automne à La Tuque

L'hémodialyse demande un réaménagement de près de 500 m2... (Audrey Tremblay)

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L'hémodialyse demande un réaménagement de près de 500 m2 au premier étage de l'hôpital de La Tuque.

Audrey Tremblay

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(La Tuque) Les citoyens de la Haute-Mauricie souhaitent pouvoir recevoir des soins d'hémodialyse à La Tuque depuis déjà plusieurs années. Si tout va bien, leur désir sera réalité à l'automne. La construction évaluée à 2,6 millions de dollars est commencée depuis le 9 janvier.

«Le chantier est prévu pour durer jusqu'à l'automne prochain. Donc, on anticipe un début de la mise en service de l'hémodialyse à l'automne. [...] Les gens sont très fébriles présentement», a commenté Patrick Forget, coordonnateur des services techniques pour la zone nord au CIUSSS-MCQ.

Ce dernier a souligné que tout se déroulait comme prévu, et dans l'échéancier. Il faut dire que l'hémodialyse demande un réaménagement de près de 500 m2 au premier étage de l'hôpital. Le tout devrait permettre l'arrivée des équipements et rendre l'espace beaucoup plus fonctionnel. 

«L'investissement comprend évidemment le coût des travaux, les honoraires professionnels, les équipements médicaux, les équipements non médicaux. Le total est de 2,6 millions de dollars et c'est toujours dans les paramètres qu'on s'était fixé», a commenté M. Forget.

Une nouvelle qui réjouit Line Bouchard-Cliche qui avait porté le dossier de l'hémodialyse à bout de bras pour son père Robert Bouchard, qui est malheureusement décédé aujourd'hui. En entrevue avec Le Nouvelliste en 2014, l'octogénaire avait raconté que depuis cinq ans, il parcourait au-delà 1000 km par semaine afin de recevoir des traitements d'hémodialyse à Trois-Rivières.

Line Bouchard-Cliche avait tenu le dossier de l'hémodialyse... (Audrey Tremblay) - image 2.0

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Line Bouchard-Cliche avait tenu le dossier de l'hémodialyse à bout de bras pendant plusieurs années. Elle était contente d'apprendre que le service pourrait être offert dès l'automne.

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«Ç'aurait changé beaucoup de choses. Il aurait été à la maison et beaucoup moins fatigué», lance Line Bouchard-Cliche.

«On réalise aujourd'hui tout ce qu'il a fait pendant cinq ans et demi et c'est presque impensable», ajoute-t-elle.

La Latuquoise est visiblement émue et soulagée par le dénouement heureux du projet qu'elle a défendu avec beaucoup d'énergie.

«C'est émouvant d'apprendre ça. J'espérais vraiment que ça se concrétise et de ne pas avoir fait ça pour rien. On espère être là quand ils vont couper le ruban. Quelle bonne nouvelle!»

Line Bouchard-Cliche a également une pensée pour ceux qui auront à suivre ces traitements dans les prochaines années et qui pourront bénéficier de ce service à La Tuque.

«Je pense à ceux qui n'auront pas à voyager à Trois-Rivières et je trouve ça super!», a-t-elle souligné.

Le projet dans sa forme initiale prévoyait une capacité minimale pour le traitement de quatre patients recevant chacun trois traitements d'hémodialyse par semaine. Le CIUSSS-MCQ a fait savoir cependant qu'il évaluait, au fur et à mesure de la mise en place du projet, la possibilité d'un ajustement à la hausse de ce nombre de personnes en fonction des besoins qui évoluent.

L'agrandissement et le réaménagement de l'urgence de l'établissement de La Tuque sont aussi très attendus. Le projet de plus de 12 millions de dollars a reçu le feu vert en avril dernier lors du passage du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, à La Tuque. 

Le projet se déroule selon l'échéancier. Une première pelletée de terre pourrait avoir lieu à l'automne. Les travaux devraient s'échelonner sur près de 20 mois pour une livraison en mai 2019.

«Encore ici, on respecte le calendrier qui a été annoncé lors de la conférence de presse en avril dernier. Actuellement, on est en train de réaliser les plans et devis définitifs avec les architectes, les ingénieurs et les professionnels. On prévoit sortir en appel d'offres dans le coin du mois de juin. On espère octroyer le contrat également à l'été dans le but d'avoir le début des travaux à l'automne. Ça va bon train et on est confiant d'arriver dans ce calendrier-là», a fait savoir M. Forget.

Rappelons que le projet gouvernemental prévoit un agrandissement de l'urgence de 516 mètres carrés, soit presque le double de la superficie actuelle. Il inclut notamment les secteurs de l'aire ambulatoire, c'est-à-dire deux salles d'examen polyvalentes, une salle de traitement, une salle de chirurgie mineure et une salle de téléconsultation.

Il comprend également une aire d'observation de six civières (incluant une civière psychiatrique et une d'isolement respiratoire), une aire de choc programmé pour une civière ainsi que l'ajout d'un garage avec une aire de décontamination.

«C'est un investissement qui va être très porteur pour la population», a mentionné Patrick Forget.

Ce dernier n'a pas manqué de souligner le travail de tous les intervenants au dossier.

«On mène deux projets de front dans le même établissement alors on sollicite beaucoup l'implication des équipes sur place. On pense que c'est important de le souligner. Les gens sont contents de travailler sur ces projets-là qui sont porteurs pour notre population. C'est une excellente nouvelle pour tout le monde», a conclu M. Forget.

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