Trois-Rivières: 2017 sous le signe de la construction... et des élections

Yves Lévesque, maire de Trois-Rivières.... (Stéphane Lessard)

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Yves Lévesque, maire de Trois-Rivières.

Stéphane Lessard

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(Trois-Rivières) Alors que le conseil municipal de Trois-Rivières s'apprête à siéger pour la première fois de l'année 2017, lundi soir, le maire Yves Lévesque ne cache pas que les défis, mais également les réalisations seront au rendez-vous en cette nouvelle année qui commence, la dernière de son quatrième mandat. Une année qui sera principalement marquée par les élections municipales et, forcément, par la campagne électorale municipale qui précédera le vote du 5 novembre prochain.

Mais avant de s'inquiéter du sort que lui réserveront les électeurs, Yves Lévesque confie entamer cette année dans la confiance de voir encore de grands projets se réaliser en 2017. À commencer par les investissements, tant publics que privés, qui s'annoncent de plus en plus importants, laissant croire au maire que Trois-Rivières pourrait bien se diriger vers une année record au niveau de la construction.

«Juste pour les investissements publics et privés en construction, on a déjà 200 M$ de projets qui sont annoncés. Et là, je ne parle même pas de la construction résidentielle. Selon moi, on a toutes les conditions en place pour atteindre une année record au niveau de la construction», constate Yves Lévesque. 

Les observateurs de la scène politique municipale sont pour le moins habitués aux discours d'Yves Lévesque concernant la hausse d'émissions de permis de construction depuis la fusion municipale, de même que les nombreux investissements réalisés depuis 2001 afin de favoriser la qualité de vie des citoyens, qui rechercheraient désormais beaucoup plus qu'un simple lieu où aller travailler. Toutefois, l'année 2016, soutient-il, lui aura donné raison sur ce point: la population est encore une fois en croissance à Trois-Rivières, ayant désormais franchi le cap des 136 000 habitants. «On a déjoué les statistiques, depuis tout ce temps. Mais on récolte ce qu'on sème. Quand tu investis dans les infrastructures, dans les équipements sportifs, dans la vie culturelle et dans la qualité de vie des citoyens, tu rayonnes», mentionne Yves Lévesque.

Projets

En 2017, on sait déjà que certains projets verront le jour, alors qu'on attend la première pelletée de terre du colisée au District-55, qui devrait être donnée quelque part à l'automne.

Par contre, si Yves Lévesque pouvait avoir devant lui une boule de cristal, il aimerait bien y voir apparaître aussi un dénouement positif dans le dossier du train à grande fréquence sur la rive nord entre Montréal et Québec, de même que pour l'agrandissement de l'aéroport. «Le train, ça nous le prend. C'est devenu une priorité pour nous, et je crois que les astres sont bien alignés. Pour le développement de Trois-Rivières, mais aussi pour toute la région, c'est essentiel. Et ça va dans les orientations que se sont fixés les gouvernements en ce qui concerne le développement futur du transport collectif», croit Yves Lévesque, qui espère à tout le moins avoir une confirmation de l'engagement du fédéral dans ce dossier en 2017. 

Il espère aussi voir d'autres bonnes nouvelles arriver pour les victimes de la pyrrhotite. La récente décision de Québec d'ajouter de l'aide financière mais surtout d'abaisser la norme admissible à 0,23 % est un grand pas, convient Yves Lévesque, mais ce dernier rappelle qu'il reste encore du travail à faire, notamment pour ceux qui se retrouvent encore une fois en bas de cette nouvelle norme. 

«On n'a pas idée du tort que ça cause. Pour ça, je félicite la Coalition d'aide aux victimes de la pyrrhotite, car ils font un travail extraordinaire. Mais la pyrrhotite, c'est une claque dans la face au même titre que l'a été la fermeture de la centrale Gentilly-2. Ce sont des milliers de personnes qui, du jour au lendemain, doivent se réhypothéquer, cessent de dépenser, de voyager, de manger au restaurant. Des milliers de personnes qui cessent de faire tourner l'économie. C'est désastreux», constate-t-il.

Élections

Et qu'en est-il de la campagne électorale à venir? «Je ne l'appréhende pas. Ça me fait rire quand des gens disent qu'ils vont sonder leurs appuis pour savoir s'ils se lancent ou non. Moi je ne regarde pas les adversaires, ni les appuis. J'y vais parce que je pense que j'ai quelque chose à apporter. Ça devrait être ça, la motivation première», croit le maire.

Faisant évidemment référence à la possible candidature du conseiller municipal Jean-François Aubin, qui poursuit sa réflexion, Yves Lévesque n'a visiblement pas aimé la sortie du conseiller à la suite du dépôt du budget à la fin de 2016. Le conseiller municipal avait laissé entendre que la répartition des hausses de taxes devrait être mieux équilibrée sur les quatre années d'un mandat, pour éviter l'apparence de budget électoraliste lors de la dernière année. 

«Critiquer pour critiquer, tout le monde est capable de faire ça. Mais en laissant entendre de pareilles choses, c'est de pointer du doigt la fonction publique qui a fait un travail extraordinaire pour arriver avec un tel budget. Mais je ne peux pas empêcher les gens de dire n'importe quoi pour se valoriser», a-t-il commenté, visiblement agacé.

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