Le temps de courir pour Patrick Charlebois

Patrick Charlebois a fait ses valises vendredi en... (Stéphane Lessard)

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Patrick Charlebois a fait ses valises vendredi en prévision de sa participation au World Marathon Challenge.

Stéphane Lessard

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) «On en a assez parlé. C'est le temps de courir!»

Patrick Charlebois est fébrile. Après avoir consacré plusieurs mois à se préparer en vue du World Marathon Challenge, le conseiller financier de Trois-Rivières affirme que le temps est maintenant venu de s'attaquer à la bête: courir sept marathons en sept jours sur sept continents.

Le coureur aguerri prend l'avion samedi vers Punta Arenas, une ville à l'extrémité sud du Chili. Il passera par Dallas et par Santiago, la capitale chilienne, avant de descendre quelque 3000 km plus au sud pour joindre sa ville de destination.

«Je suis prêt, physiquement et mentalement. Je suis en santé. J'ai hâte de le faire, je suis anxieux. J'ai peur de l'échec et c'est ce qui va me faire avancer», confie-t-il.

Patrick Charlebois ne fait pas de cachette de ses ambitions. S'il est de cette épreuve sportive, c'est pour la terminer. Surtout qu'une campagne de financement au profit de la Fondation régionale pour la santé de Trois-Rivières a été menée en parallèle.

«Il n'est pas question d'abandonner. S'il faut que je rampe pour finir, je vais le faire. Il y a beaucoup de gens qui ont donné pour la fondation, je sens énormément de support. Je ne peux pas faire autrement que de réussir ce défi-là», poursuit-il.

Patrick Charlebois a pris le temps de prévoir le plus possible tous les scénarios qui vont l'attendre durant son marathon autour de la planète. Lors de sa dernière journée à Trois-Rivières, vendredi, Patrick Charlebois s'est tapé une course de 21 km sur son tapis roulant avec une température ambiante de 28 degrés, question de se mettre dans le bain pour les épreuves qui se dérouleront sous la chaleur. Durant les heures d'attente lors des escales à Dallas et à Santiago, il fera tout sauf visiter les boutiques hors taxes ou flâner: il va s'entraîner.

«J'ai un protocole pour des étirements, pour des routines de renforcement musculaire. Je vais marcher. Et il faudra bien m'alimenter et m'hydrater. C'est bon pour tout le monde qui voyage et encore plus pour quelqu'un qui entreprend un défi comme le mien.»

Patrick Charlebois arrivera à Punta Arenas dimanche matin. Avec les autres concurrents, il participera entre autres à différentes réunions durant lesquelles des consignes leur seront transmises.

Le coup d'envoi des sept marathons sera donné le 23 janvier avec une première course en Antarctique. Patrick Charlebois sait déjà qu'il est interdit de faire entrer toute forme de saleté à cet endroit, les équipements de course devront donc être nickel.

Étant donné que chaque concurrent doit transporter un maximum de 30 kilos de bagages, le coureur sait qu'il devra se débarrasser de ses vêtements de course après le marathon de l'Antarctique avant de revenir au Chili, car ils seront trop lourds en raison de toute la sueur qu'ils auront emmagasinée.

«Je vais donner le matériel ou carrément le jeter», raconte Patrick Charlebois, honoré de côtoyer des athlètes comme les Américains Ryan Hall (marathonien aux Jeux de Pékin de 2008) et Michael Wardian (un spécialiste des ultramarathons).

Punta Arenas, Miami (États-Unis), Madrid (Espagne), Marrakech (Maroc), Dubaï (Émirats arabes unis) et Sydney (Australie) sont les autres étapes de ce périple.

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