Crise à Saint-Sylvère: le maire refuse de démissionner

Le torchon brûle au conseil municipal de Saint-Sylvère alors que la majorité de... (MRC de Bécancour)

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Saint-Sylvère) Le torchon brûle au conseil municipal de Saint-Sylvère alors que la majorité de ses membres ont adopté lundi dernier une motion de non-confiance à l'endroit du maire Adrien Pellerin. Et la fronde est venue de son prédécesseur et ancien adversaire politique lors des deux élections précédentes, Claude Beaudoin.

D'ailleurs, cet actuel conseiller municipal, qui a proposé un tel vote, a reçu l'appui de ses collègues Chantale Beaudoin, Johanne Bergeron, Lise Ouellette et Johanne Morissette. Seule la conseillère Caroline Breault s'est opposée.

Cette crise politique survient au moment même où la municipalité est la recherche d'un nouveau directeur général et secrétaire-trésorier. Car celle qui occupe cette fonction actuellement, Lyne Bertrand, a démissionné avant les Fêtes tout en offrant sa collaboration d'ici la mi-février.

Or, ce départ fait justement partie des reproches adressés au premier magistrat puisqu'il s'agit d'une seconde démission à ce poste sous l'administration Pellerin. 

Le principal concerné réfute les allégations voulant qu'il ait signé le contrat de travail de Mme Bertrand «sans consulter et sans le montrer aux conseillers», comme on peut le lire parmi les nombreux préambules à la motion. «C'est complètement faux. On a eu une réunion de travail, toutes les conditions de l'embauche ont été faites, et après que le contrat eut été rédigé, on a ramené ça à l'assemblée», soutient M. Pellerin.

Pour ses opposants, il a également manqué de surveillance dans certains dossiers et la comptabilité lors du mandat du haut fonctionnaire précédent. «Il était là du 5 avril 2013 au 8 juin 2015. On a serré l'entonnoir. Des rapports financier n'étaient pas faits. On a découvert des irrégularités dans les budgets. Il a démissionné», a-t-il raconté.

La majorité des élus digèrent mal les informations transmises par le maire à un membre du comité des loisirs à l'effet que la municipalité va lui fournir de l'équipement pour le parc des jeux d'eau sans leur en avoir parlé au préalable. J'ai simplement dit à un membre que s'il manquait une couple de tables, on s'organiserait pour en fournir avec le Fonds de développement des territoires», a justifié M. Pellerin.

Celui-ci a aussi une explication par rapport à une histoire d'employé municipal payé à deux taux horaires différents, une décision qui, encore là, aurait été prise à l'insu du conseil municipal. Et quand on le blâme d'avoir accordé des mois supplémentaires à un citoyen pour entreposer ses biens dans une partie du garage municipal «sans preuve écrite et sans l'accord du conseil», il évoque une entente pour laquelle «le papier est introuvable».

Par ailleurs, la majorité des conseillers soutiennent que le maire a autorisé une dépense de 13 000 dollars pour l'entretien de la patinoire alors que «ça coûtait de 4000 $ à 5000 $ au comité des loisirs». «C'est complètement faux. On a repris la patinoire pour l'arroser. Ça n'a pas coûté 13 000 $ d'arrosage. Il y a toutes les réparations et toute l'électricité qui rentrent là-dedans», a fait valoir M. Pellerin.

Va-t-il démissionner? «Pas du tout», rétorque-t-il sans détour. «Je reste là quand même, et probablement au-delà de novembre. Il y a des grosses chances, ce n'est pas officiel à 100 %, mais 98 %. Ça ne m'ébranle pas du tout. Ça va m'aider dans la population. C'est une vengeance politique», a-t-il conclu.

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