SPCA et rodéo au 375e de Montréal: «Donnez-vous la peine de venir nous voir»

Le Festival western de Saint-Tite se retrouve malgré... (Olivier Croteau)

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Le Festival western de Saint-Tite se retrouve malgré lui dans un débat entre la SPCA de Montréal et l'administration des Fêtes du 375e anniversaire de Montréal.

Olivier Croteau

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(Trois-Rivières) La Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) de Montréal s'indigne de la venue d'un rodéo urbain à l'occasion des Fêtes du 375e anniversaire de Montréal, une activité qui doit se tenir en collaboration avec le Festival western de Saint-Tite. La SPCA dénonce «l'exploitation et la souffrance inutile des animaux» lors de ces compétitions, un préjugé démenti par le directeur général du Festival western de Saint-Tite, Pascal Lafrenière.

Ce dernier ne s'est d'ailleurs pas montré surpris de la sortie de la SPCA de Montréal, sans toutefois s'en réjouir, évidemment. «De façon régulière, ils prennent position contre les rodéos. À chaque fois, nous on leur dit: donnez-vous la peine de venir nous voir, de venir voir ce qu'on fait, de constater nos façons de faire pour comprendre comment ça fonctionne et à quel point nos protocoles sont sévères pour respecter le bien-être des animaux. mais à ce jour, ils ne sont jamais venus. En tout cas, ils n'ont jamais répondu à nos invitations», constate Pascal Lafrenière.

Sur sa page Facebook, la SPCA Montréal s'est dite «consternée d'apprendre qu'un rodéo est prévu dans le cadre des célébrations du 375e anniversaire de la Ville de Montréal en 2017. Les épreuves de rodéo soumettent les animaux à un stress et à des souffrances inutiles dans le seul but de divertir, peut-on y lire. L'organisme invite d'ailleurs les citoyens à demander au maire de Montréal Denis Coderre «de ne pas inclure d'activités désuètes, inhumaines et dangereuses lors du 375e anniversaire de la Ville. (...) Promouvoir l'exploitation et la souffrance inutile des animaux est une honte pour notre ville, dont le rayonnement est international; la Ville de Montréal ne devrait-elle pas faire mieux?», ajoute l'organisme.

Pascal Lafrenière rétorque pour sa part que les éleveurs et les cowboys qui compétitionnent le font avec passion et amour des animaux. «Ça se peut qu'en 1914, on ait utilisé des moyens douteux dans des rodéos. Mais nous sommes en 2017. Nos protocoles sont des plus sévères. Les animaux sont tous vus par un vétérinaire sur place. Et dans une compétition, la moitié des points sont attribués à l'animal. Pensez-vous vraiment qu'elle pourrait bien performer si elle n'était pas bien traitée», questionne M. Lafrenière, qui rappelle qu'à Saint-Tite, rien n'est caché et que le public peut avoir accès à toutes les installations en plus de voir les animaux.

Le directeur du Festival western sait trop bien que les rodéos ne feront jamais l'unanimité, et que chacun a droit à ses opinions. Il en appelle toutefois à un débat respectueux de ceux qui aiment assister à ces compétitions. «On tombe dans l'émotif et ça se comprend. Je conçoit aussi que pour certaines personnes, ça ne fasse pas partie de leurs valeurs. Mais il y a 50 rodéos au Québec, et plus de 600 000 personnes qui viennent à Saint-Tite, alors il y a aussi des gens pour qui ça fait partie de leurs intérêts, de leur mode de vie. Il faut aussi respecter ces gens-là. Venez au moins nous voir pour démystifier tout ça et enfin pour savoir de quoi vous parlez. Ne véhiculez pas de la fausse information», demande-t-il à la SPCA de Montréal.

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