Drame de Fort Lauderdale: «Tout le monde s'entraidait»

Pour passer le temps, François Thibeault et ses... (Courtoisie)

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Pour passer le temps, François Thibeault et ses proches ont joué aux cartes avec le couple de Granby. On le voit ici en compagnie de son fils, Samuel Anthony Thibeault, et de Danièle Côté.

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(Trois-Rivières) C'est souvent dans les moments difficiles que les gens se serrent les coudes. C'est ce qui s'est passé lors du drame survenu à Fort Lauderdale la semaine dernière alors qu'une famille de Trois-Rivières a offert l'hospitalité à un couple de Granby en attendant de pouvoir rentrer au pays.

Danièle Côté et Jean-Roch Bouchard de Granby venaient de faire une croisière et attendaient leur vol de retour vers Montréal lorsqu'un tireur a ouvert le feu et tué cinq personnes vendredi dernier à l'intérieur du terminal 2 de l'aéroport floridien.

François Thibeault, sa femme Diane Girard et son fils Samuel Anthony Thibeault s'apprêtaient quant à eux à rentrer au bercail après avoir passé une semaine sous les palmiers.

Assis dans la même salle d'attente lorsque les coups de feu ont été tirés, ils se sont retrouvés comme des centaines d'autres personnes confinées dans l'aéroport pendant de nombreuses heures.

«Je ne les connaissais pas ces gens-là. La dame était assise dans une chaise roulante [en raison d'une opération à un genou]. Lorsqu'on s'est retrouvé sur le tarmac [après les coups de feu] ma femme se demandait où étaient passés la dame en chaise roulante et son mari.

Elle se demandait s'ils avaient eu le temps de sortir. On les a finalement retrouvés à l'extérieur et on a commencé à jaser ensemble. On a été comme en quarantaine entre 12 h 45 et 21 h 30. On a donc eu le temps de fraterniser en masse et on a même joué aux cartes», raconte M. Thibeault.

Une fois que les autorités leur ont permis de quitter les lieux, M. Thibeault a eu l'idée de retourner au condominium que lui et ses proches avaient occupé au cours des jours précédents pour passer la nuit et élaborer un plan B pour retourner au Canada.

Sans hésiter, il a invité Mme Côté et M. Bouchard à les suivre. Entre dormir dans un centre de fortune aménagé par la Croix-Rouge ou dans un lit douillet, le choix n'a pas été difficile à faire...

«En raison de l'annulation des vols, les locataires qui nous suivaient n'étaient pas encore arrivés. Nous avions laissé de la nourriture que nous ne pouvions pas rapporter. On s'est donc fait des omelettes et des beans et nous avons déjeuné ensemble le lendemain. Nous avons réussi à trouver des places pour des vols avec une escale à Toronto, où nous avons loué des chambres d'hôtel. Une fois rendus là, nous avons commandé une pizza ensemble!», poursuit M. Thibeault.

Pour M. Thibeault, il était tout naturel de venir en aide à ces gens.

«Ce que j'ai remarqué, c'est que tout le monde s'entraidait», fait-il remarquer.

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