Patrick Lalime: parcourir le continent pour revenir à la maison

C'est en Mauricie que Patrick Lalime a décidé... (Le Nouvelliste, François Gervais)

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C'est en Mauricie que Patrick Lalime a décidé de poursuivre sa vie, et ainsi boucler une boucle amorcée 20 ans plus tôt.

Le Nouvelliste, François Gervais

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(Trois-Rivières) CHOISIR LES RÉGIONS / Vivre en région, y développer ses talents, son projet ou son entreprise, c'est le choix de plusieurs personnes qui ont contribué à l'épanouissement de leur communauté. Les quotidiens de Groupe Capitales Médias présentent une série d'entrevues de personnalités qui rayonnent partout au Québec tout en cultivant leur attachement à leur milieu.

Après avoir visité l'Amérique du Nord dans tous ses recoins en portant cinq uniformes de la Ligue nationale de hockey, Patrick Lalime avait un choix à faire en 2011. Où allait-il s'établir pour amorcer sa retraite de hockeyeur? Même si une nouvelle carrière dans les médias commençait pour lui, ce n'est pas à Montréal, mais plutôt en Mauricie qu'il a décidé de poursuivre sa vie, et ainsi boucler une boucle amorcée 20 ans plus tôt.

En effet, Lalime connaissait déjà la Mauricie. C'est à Shawinigan qu'il a commencé sa carrière dans le hockey avec les Cataractes. C'est aussi à cet endroit qu'il a rencontré sa conjointe. Mais avec un nouvel emploi au Réseau des Sports en 2011, il semblait plus logique pour lui de s'installer dans une grande ville avec sa compagne et ses quatre filles.

«On avait racheté une maison à Ottawa. Je me disais qu'en étant un ancien des Sénateurs, ça allait être bon parce que je connaissais tout le monde dans l'organisation. Je voyageais en train jusqu'à Montréal.»

Ce retour dans la capitale canadienne n'aura duré que quelques mois. L'aspect familial prenant le dessus, Lalime décide de s'établir non loin du bercail, lui qui est originaire de Saint-Bonaventure au Centre-du-Québec, alors que sa conjointe est de Shawinigan. Ils ont donc opté pour le point central : Trois-Rivières.

«On a vécu dans plusieurs villes que j'ai adorées. J'ai bien aimé Chicago, mais je suis un gars qui a besoin de mon espace, de mon terrain où on peut jouer dehors. La nature, c'est important pour moi. Que mes enfants puissent voir leurs grands-parents, c'était une priorité. C'est pourquoi nous sommes revenus dans le coin. À Trois-Rivières, tout répond à nos besoins. Il y a de très bonnes écoles et la qualité de vie, j'adore. Les mentalités ne sont pas les mêmes qu'à Montréal.»

La route à temps partiel

Le quotidien de M. Lalime a changé en janvier 2014 lorsqu'il est passé de RDS à TVA Sports, devenant du même coup l'analyste des matchs du Canadien de Montréal. Mais il n'a jamais été question pour lui de déménager après avoir accepté ce poste.

«Quand j'ai signé à TVA Sports, c'était une des premières questions de mes patrons. Je leur ai dit que je n'avais pas l'intention de déménager de Trois-Rivières, mais qu'ils n'avaient pas à s'en faire, que j'étais capable de faire mon travail. Ça n'a plus jamais été une inquiétude», souligne-t-il, en ajoutant que ses collègues, eux, sont encore surpris d'apprendre qu'il demeure en Mauricie.

Grâce à Internet, l'ex-portier de 42 ans est en mesure de se préparer pour le match du samedi soir, en plus de faire deux autres allers-retours vers la métropole durant la semaine. Un sacrifice qu'il accepte volontiers en échange de la qualité de vie qu'il offre à ses enfants. Il faut dire qu'après avoir passé plus de 10 ans dans les avions entre deux parties, les 75 minutes qui séparent Montréal de Trois-Rivières lui paraissent raisonnables.

«Si le Tricolore est sur la route, je pars le vendredi pour prendre l'avion et le dimanche, je suis de retour à la maison, indique-t-il. Je ne suis pas capable du trafic. Pour moi, c'est une perte de temps. Je suis un gars énergique et je veux que ça roule. Mais je trouve le moyen de travailler grâce à un téléphone mains libres et j'adore ça! Je travaille en après-midi, donc je suis en sens inverse du trafic. C'est une situation qui aide.»

D'ailleurs, l'ancien gardien devenu analyste martèle qu'il ne sent pas la nécessité de s'établir dans une grande ville, même s'il a visité toutes les métropoles du continent. Tous ses besoins sont remplis par ce qu'il trouve en région, particulièrement en ce qui a trait à la culture, avec la salle J.-A. Thompson, la Maison Francis-Brisson et la Cité de l'énergie, sans oublier l'Amphithéâtre Cogeco.

«Je suis allé à l'Amphithéâtre à plusieurs occasions et je trouve que c'est merveilleux pour la région. J'en entends beaucoup parler à Montréal. Avec les spectacles qui s'y sont tenus, Céline Dion et le Cirque du Soleil, les gens se demandent ce que ç'a l'air. Ils veulent venir voir. Et comme c'est centré, c'est gagnant. L'eau [le fleuve Saint-Laurent et la rivière Saint-Maurice] mélangée avec la nature, moi, ça m'attire.»

Lieu de résidence: Pointe-du-Lac

Se situe où: un secteur fusionné avec la ville de Trois-Rivières en 2001

Depuis combien d'années: 4 ans

Comment s'est fait ce choix: proximité avec la famille mais aussi la nature

Un attrait: le parc national de la Mauricie

Un inconvénient: l'absence de certains choix exotiques offerts uniquement à Montréal

Une idée pour améliorer le sort des régions: il ne faut pas avoir peur de voir grand, unir toutes les forces locales pour le développement et continuer de miser sur la nature

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