Tuerie de Fort Lauderdale: «On a vécu ça d'assez proche»

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Pierre Regis et ses proches, dont ses deux fils qui l'entourent sur cette photo, ont vécu la tuerie de l'aéroport de Fort Lauderdale de près.

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(Trois-Rivières) Plusieurs personnes vivant dans la région se trouvent présentement à Fort Lauderdale et certaines d'entre elles ont même été aux premières loges de la tuerie qui a fait au moins cinq morts à l'aéroport de l'endroit.

C'est notamment le cas du Shawiniganais Pierre Regis, qui se trouvait à l'aéroport de Fort Lauderdale avec les membres de sa famille en attente de leur vol de retour au Canada lorsque le tireur a ouvert le feu. Heureusement, toute la famille est sortie saine et sauve de cette histoire, et ce, malgré une bonne frousse. En raison de l'annulation de tous les vols, leur séjour en Floride sera fort probablement rallongé de quelques jours. M. Regis et ses proches se trouvaient d'ailleurs toujours sur le tarmac de l'aéroport lorsque Le Nouvelliste s'est entretenu avec le père de famille plusieurs heures après les événements. Ce dernier ne savait d'ailleurs toujours pas quand ils allaient être en mesure de quitter l'aéroport.

«On a vécu ça d'assez proche. On pense que ça n'arrive qu'ailleurs, mais on a vu ça assez live. Les premiers coups de feu ont été tirés dans le terminal D2 et nous étions dans le terminal E2, juste à côté. Il y a environ 500 mètres entre les deux. Peut-être 20 minutes après les premiers coups de feu, c'est arrivé de notre bord. On a entendu bang! bang! et les agents de sécurité sont arrivés et nous ont indiqué de sortir rapidement. On se trouve encore dehors et on vient d'entendre une détonation car on dirait qu'ils ont fait exploser un colis suspect. On est assis sur des chariots qui servent à transporter les bagages et par terre. On nous apporte de l'eau, mais on ne sait pas grand-chose», raconte-t-il.

Comme si se retrouver dans une telle situation n'était pas assez stressant, M. Regis et sa conjointe ont perdu de vue leur fils aîné, âgé de dix ans, pendant une trentaine de minutes lorsque tous les voyageurs qui se trouvaient à l'intérieur du terminal E2 ont suivi les instructions des agents de sécurité et se sont précipités à l'extérieur. Tous les membres de la famille Regis ont heureusement été réunis après plusieurs longues minutes d'angoisse.

«C'était le monde à l'envers. Je n'entendais et ne voyais plus rien. J'attendais ma blonde et mon autre fils à une porte, mais il en a pris une autre», poursuit-il.

Le Trifluvien Martin Leblanc se trouve également présentement à Fort Lauderdale avec des membres de sa famille. Ayant passé toute la journée de vendredi à la plage, ce n'est qu'alors qu'il était en route vers l'endroit où il réside pendant son séjour sous les palmiers qu'il s'est rendu compte qu'un drame s'était produit à l'endroit où il se trouvait avec ses proches il y a quelques jours à peine.

«En revenant en auto, on a vu une pancarte sur laquelle il était écrit que l'aéroport était fermé. On ne savait pas trop pourquoi. En écoutant les nouvelles à la radio, on a appris qu'il y avait eu une tuerie. Ce qui est un peu ''freakant'', c'est que ça s'est passé au terminal 2, soit où on est arrivé il y a une semaine. C'est le même terminal. C'est là où on ramasse nos valises. Nous étions là, dans le même environnement», poursuit le comptable et associé pour la firme Mallette qui agit également comme président du conseil d'administration du Séminaire Saint-Joseph de Trois-Rivières.

Le vol de retour de M. Leblanc et de ses proches est prévu pour mercredi prochain.

«La bonne nouvelle, c'est que la sécurité va être au maximum», dit-il.

Passant tous les mois de janvier dans la localité d'Hallandale, située à 15 minutes de l'aéroport de Fort Lauderdale, depuis de nombreuses années, le conseiller municipal du district de la Madeleine et maire suppléant de Trois-Rivières, René Goyette, est quant à lui arrivé en Floride dimanche dernier. Il a pris connaissance de ces tristes événements par l'entremise des médias après avoir reçu des messages textes en provenance d'amis au Québec qui lui demandaient s'il était en sécurité.

«Nous suivons ça présentement et tout le monde s'envoie des messages. C'est le gros sujet de discussion», laisse-t-il tomber.

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