Les juristes de l'État veulent un règlement

Les avocats et notaires de l'État québécois ont... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Les avocats et notaires de l'État québécois ont pu s'entretenir avec les députés de la région, dont le député de Trois-Rivières Jean-Denis Girard.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Les avocats et notaires de l'État québécois, qui sont en grève depuis le 24 octobre, ont tenu à faire connaître leurs revendications aux députés de la région, vendredi matin, alors que ces derniers s'apprêtaient à procéder à une annonce concernant la pyrrhotite. Les juristes de l'État réclament un règlement rapide du dossier, alors qu'ils s'inquiètent de savoir que depuis plus de deux mois, le gouvernement agit sans les conseils juridiques de ses avocats et notaires.

«Depuis deux mois, le gouvernement prend des décisions sans avis juridique. Qui conseille le gouvernement présentement? Je trouve ça extrêmement préoccupant, comme professionnel mais aussi comme citoyen du Québec de savoir que j'ai un premier ministre qui gère un État sans être conseillé au plan juridique. Il prend la chance que certaines de ses décisions soient contestées devant les tribunaux. Ca peut amener la fin de programmes, ça peut amener des recours collectifs, des poursuites qui peuvent se chiffrer en dizaines de millions de dollars», a déclaré Pierre Gagnon, avocat au ministère de la justice et porte-parole du groupe de manifestants.

Rappelons que les avocats et notaires de l'État québécois réclament un nouveau mode de négociation pour déterminer leurs conditions de travail. «Le gouvernement s'était engagé en 2011 à revoir ce mode et rien n'a été fait. On ne parle pas d'argent, on parle de déterminer comment on va évaluer ce que fait un avocat et ce que ça mérite comme rétribution. C'est un comité indépendant qu'on souhaite, ainsi que la parité avec la Couronne. Notre travail est tout aussi important. On rédige des lois, on conseille le gouvernement tous les jours dans des dossiers qui sont extrêmement importants. On parle de millions de dollars. J'ai des conseillers, des avocats qui défendent le gouvernement dans des poursuites de 300 M$. C'est extrêmement important», rappelle M. Gagnon.

Ce dernier estime toutefois que pour le moment, les juristes de l'État québécois n'ont pas d'écoute de la part du gouvernement. «Il y a maintenant plus de deux mois que nous sommes dans la rue. On n'a pas du tout l'impression d'avoir de l'écoute. Pour le moment, le gouvernement se cantonne à dire qu'il n'y a pas aucune discussion qui aura lieu concernant le mode de rémunération», se désole-t-il.

Questionnée sur ce dossier, la ministre responsable de la région, Julie Boulet, a rappelé que les discussions se poursuivaient et que son gouvernement souhaitait en arriver à un règlement rapide. «Au cours des deux dernières semaines, il y a eu deux rencontres de négociation. Il y en a une qui se tient aujourd'hui (vendredi). On reconnaît tous l'importance du travail des juristes pour le gouvernement. On souhaite qu'il y ait une entente le plus rapidement avec eux. Les négociations vont dans ce sens-là et les deux parties ont convenu de ne pas commenter les négociations pour l'instant», a-t-elle déclaré.

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