À la conquête du ciel

William St-Hilaire tentera de grimper l'Aconcagua en Argentine.... (Olivier Croteau)

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William St-Hilaire tentera de grimper l'Aconcagua en Argentine.

Olivier Croteau

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(Trois-Rivières) Son oncle a escaladé le mont Everest. Sa mère, le Kilimandjaro. C'est maintenant à William St-Hilaire de tenter sa chance sur l'un des plus hauts sommets au monde. Le Trifluvien tentera la semaine prochaine de grimper l'Aconcagua en Argentine.

À l'âge de seulement 20 ans, il s'agira d'une première expérience à une telle attitude pour M. St-Hilaire. S'il s'est attaqué à quelques montagnes aux États-Unis dans les dernières années, il est maintenant temps pour lui de suivre les traces des membres de sa famille.

«J'ai toujours monté des montagnes. Mon oncle est un alpiniste qui en a grimpé quelques-unes», explique-t-il.

Situé à la frontière entre l'Argentine et le Chili dans la Cordillère des Andes, l'Aconcagua est d'une hauteur de 6962 m. Surnommé «le colosse de l'Amérique», il s'agit du mont le plus élevé du continent et fait partie des «Sept sommets», soit la liste des montagnes les plus élevées sur chaque continent, un objectif que tentent de réaliser plusieurs alpinistes. En comparaison, le sommet le plus élevé de l'Everest est à 8848 m, celui du Kilimandjaro est à 5895 m et Vallée du parc... à 300 m!

«L'Aconcagua est beaucoup moins difficile à grimper que le Kilimandjaro, mais l'Everest l'est plus. C'est entre les deux. Nous allons arriver à Mendoza le 8 janvier et le lendemain, nous mettons notre équipement sur des mules avec les sherpas. Le camp de base est à 4800 m.»

Lorsque M. St-Hilaire amorcera son ascension, le thermomètre devrait afficher 30 degrés Celsius, puisque c'est l'été en Argentine. Au sommet de l'Aconcagua, le mercure aura chuté jusqu'à une température ressentie entre -35 et -40 degrés Celsius. De plus, l'oxygène à cette altitude est beaucoup moindre, la pression atmosphérique étant de seulement 30 à 40 % de ce que l'on retrouve au niveau de la mer. D'ailleurs, le mal aigu des montagnes sera le principal ennemi de ce périple. C'est pourquoi il faut effectuer plusieurs allers-retours entre le camp de base et les différents paliers afin de s'habituer à un tel environnement.

«Je vais devoir m'hydrater énormément. Je suis confiant de pouvoir réussir. J'ai la force mentale et physique. Mais il faudra voir comment mon corps va réagir en altitude. Tu peux avoir grimpé l'Everest et malgré tout éprouver des problèmes. Tu dois prendre ton temps. Tout est dans la manière dont ton corps va s'adapter et ne pas aller trop rapidement», mentionne celui qui est entrepreneur en immobilier dans la vie de tous les jours.

À 20 ans, William St-Hilaire pourrait même devenir le plus jeune Québécois à escalader l'Aconcagua de l'histoire, puisque sa recherche auprès des différentes agences de voyage offrant l'accompagnement jusqu'au sommet ne lui a pas permis de trouver plus jeune. Il a toutefois quelques années de retard s'il avait voulu battre le record mondial, puisque l'alpiniste Jordan Romero n'avait que 11 ans lorsqu'il est devenu le plus jeune grimpeur de l'Acaconcagua.

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