Horodateurs à Shawinigan: la Ville n'est toujours pas décidée

Les travaux majeurs de réfection et d'embellissement sur... (François Gervais)

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Les travaux majeurs de réfection et d'embellissement sur l'avenue de la Station et la 5e Rue de la Pointe, en 2014 et 2015, ont repoussé l'installation des horodateurs. À la présentation du budget à pareille date l'an dernier, il était prévu que ce projet se concrétise enfin à l'automne 2016. Rien ne s'est produit et le maire, Michel Angers, ne peut même pas garantir l'arrivée des horodateurs l'an prochain.

François Gervais

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) L'idée de réintroduire le stationnement payant au centre-ville de Shawinigan circule depuis cinq ans, mais le maire, Michel Angers, ne peut toujours pas confirmer si les horodateurs apparaîtront sur la 5e Rue de la Pointe en 2017.

En 2011, le Regroupement des gens d'affaires du centre-ville de Shawinigan avait appuyé cette orientation, afin de favoriser la fluidité de la circulation. Depuis ce temps, bien des choses ont changé. L'élimination des stalles obliques a effacé 45 places sur la 5e Rue de la Pointe. Les aménagements à la Place du marché en avaient soustrait une trentaine. Par contre, la Ville a compensé avec ses nouveaux stationnements à l'intersection de la rue Mercier et de la 4e Rue de la Pointe. 

Les travaux majeurs de réfection et d'embellissement sur l'avenue de la Station et la 5e Rue de la Pointe, en 2014 et 2015, ont repoussé l'installation des horodateurs. À la présentation du budget à pareille date l'an dernier, il était prévu que ce projet se concrétise enfin à l'automne 2016. Rien ne s'est produit et le maire, Michel Angers, ne peut même pas garantir l'arrivée des horodateurs l'an prochain.

«Il y a deux courants de pensée, là-dedans», commente-t-il. «Je vais attendre, je veux rencontrer les commerçants. Nous agissions à leur demande, car ils nous avaient dit qu'ils en voulaient pour assurer une meilleure rotation des stationnements au centre-ville.

«Moi, je considère encore que dans toutes les villes de notre envergure, il y a des parcomètres partout», ajoute M. Angers. «Est-ce que quelqu'un questionne la présence des parcomètres au centre-ville de Trois-Rivières?»

Nuance toutefois, l'administration shawiniganaise avait choisi de retirer les vieux parcomètres du centre-ville en 2004, par souci d'équité avec les artères commerciales des secteurs Grand-Mère et Shawinigan-Sud, où le stationnement était gratuit. Les commerçants et les consommateurs souhaitent-ils un retour en arrière? «Pour nous, ce n'est pas une source de revenus importante», indique le maire. «Au prix que ça coûte, ça prend des années avant d'avoir un retour sur notre investissement.»

Dans le cadre des deux chantiers majeurs au centre-ville, les règlements d'emprunt prévoyaient l'infrastructure pour accueillir des horodateurs. Pour les travaux sur l'avenue de la Station, un peu plus de 75 000 $ étaient réservés à cette fin pour la portion sur la 5e Rue de la Pointe jusqu'à Tamarac. L'année suivante, un montant de 269 250 $ s'ajoutait pour ce projet. Il prévoyait notamment l'acquisition d'une douzaine d'horodateurs, au coût de 180 000 $. Par contre, ces équipements essentiels n'ont toujours pas été achetés. 

À la Ville de Shawinigan, Véronique Gagnon-Piquès, agente aux communications, indique que jusqu'à maintenant, seules les fondations pour les horodateurs ont été aménagées. Ce qui signifie que seulement 45 000 $ des 345 000 $ prévus dans le cadre de ce projet ont été investis. 

Au RGACVS, le président, Stéphane Béland, est bien embêté de dire si l'organisation appuie toujours le retour du stationnement payant au centre-ville.

«On devrait avoir une réunion bientôt», prévoit-il. «Partout ailleurs, il y a des parcomètres. Je ne sais pas si c'est problématique. Shawinigan est peut-être moins bien nantie. Personnellement, je n'en mettrais pas. Je m'assurerais qu'un surveillant passe aux deux heures et je sensibiliserais les commerçants pour que les employés ne prennent pas les places.»

En 2011, Guy Beaudoin, ex-président du RGACVS, estimait que 90 % des commerçants souhaitaient le retour du stationnement payant. Lors d'une tournée effectuée par Le Nouvelliste au début de l'automne, les avis sur cette question semblaient plus partagés.

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