Les faits divers marquants de 2016

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Cédrika Provencher

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Cédrika, toujours un dossier chaud

Le dossier de Cédrika Provencher revient tristement dans les revues de l'année depuis 2007 et l'enquête de la police concernant son enlèvement et son assassinat fait en sorte qu'il demeure un des faits marquants de l'actualité judiciaire et des faits divers en 2016.

La découverte de son corps le 11 décembre 2015 a été suivie d'une vaste opération de recherches qui a repris de plus belle le 21 juin 2016. Si le mystère plane toujours sur l'identité du coupable, la famille de la jeune fille a pu célébrer les funérailles de Cédrika en août dernier.

Cette cérémonie s'est déroulée dans la plus stricte intimité, une demande de la famille qui a été respectée par la population et les médias.

Jonathan Bettez, lors de sa comparution fin août.... (François Gervais) - image 2.0

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Jonathan Bettez, lors de sa comparution fin août.

François Gervais

Arrestation de Bettez

Le mystère persiste dans ce dossier même si un des principaux suspects, Jonathan Bettez, a été arrêté par la police. Le 30 août, ce Trifluvien de 36 ans a été accusé de possession et de distribution de matériel pornographique juvénile.

Selon des éléments de preuve dévoilés en décembre, il aurait consulté et rendu accessibles des centaines de fichiers de pornographie juvénile mettant «en vedette» des enfants de 3 mois à 12 ans. 

Aucune accusation concernant le meurtre de Cédrika Provencher n'a été portée contre Jonathan Bettez. Sa comparution a tout de même donné lieu à des débordements au palais de justice de Trois-Rivières, de nombreux citoyens n'hésitant pas à l'insulter à sa sortie du palais. 

Depuis la découverte des ossements de Cédrika Provencher, la Sûreté du Québec avait accentué sa surveillance auprès de Jonathan Bettez.

Triple meurtre

Une autre histoire de meurtre à Trois-Rivières a trouvé son dénouement le 13 mai. Cédric Bouchard, coauteur avec Kaven Sirois du triple meurtre de la rue Sicard survenu le 11 février 2014, a été condamné à la prison à vie par le juge Raymond W. Pronovost.

Bouchard avait 17 ans au moment de la tuerie, mais le président du tribunal lui a tout de même imposé une peine de prison pour adultes. «Comment un individu peut-il développer autant de violence à l'égard de personnes qu'il ne connaît même pas? Il s'agit d'une violence extrême et gratuite», a déclaré le juge Pronovost en rendant sa décision.

Le 26 juin 2015, Bouchard avait plaidé coupable à de nombreuses accusations de meurtre et de complot pour meurtre. Le criminel devra patienter durant 10 ans avant d'être éligible à une possible libération conditionnelle.

Complot pour meurtres

Une histoire ayant des similitudes avec le triple meurtre de la rue Sicard a pris une autre tournure le 18 mars. La police a arrêté à Trois-Rivières deux jeunes soupçonnés d'être sur le point de commettre des meurtres. 

Ceux-ci font face à de nombreuses accusations, notamment de complot pour enlèvement de l'ex-copine de l'un deux et de complot pour le meurtre des parents de l'adolescente.

Guillaume Picotte, un jeune homme de 18 ans de Saint-Paulin, et un adolescent de 17 ans sont les accusés dans cette affaire. La police aurait été alertée par la mère d'un des deux coaccusés.

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Le nom de Mathieu Roy sera inscrit à vie au Registre des délinquants sexuels.

Mathieu Roy

Mathieu Roy est un autre criminel dont les agissements ont suscité de nombreuses réactions dans la communauté. Le 5 février 2016, il a plaidé coupable à des accusations d'attouchements sexuels sur deux mineures et a écopé une peine d'emprisonnement de 57 mois.

En 2014 et en 2015, l'homme âgé dans la trentaine a eu des rapports sexuels avec une jeune fille de 11 ans. Celle-ci s'est retrouvée enceinte et a accouché en mai 2015. Roy était un ami de la famille.

La deuxième victime était âgée de 14-15 ans lors des abus commis entre décembre 2013 et avril 2014.

Brutalité policière

Le palais de justice de Trois-Rivières a été le théâtre d'un autre dossier largement médiatisé au fil des derniers mois. Le procès de quatre policiers de Trois-Rivières accusés d'avoir passé à tabac Alexis Vadeboncoeur en février 2013 a retenu l'attention. Barbara Provencher, Dominic Pronovost, Kaven Deslauriers et Marc-André St-Amant subissent leur procès depuis le mois de septembre. Celui-ci se poursuivra en janvier et en mars. Ce procès devait durer trois semaines. Il devrait finalement s'étendre sur six semaines.

L'incendie de mai dernier a complètement détruit le... (Sylvain Mayer) - image 7.0

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L'incendie de mai dernier a complètement détruit le restaurant El Greco.

Sylvain Mayer

Incendies

Un incendie majeur a ravagé l'usine Produit de nos grands-mères, en septembre. Cette entreprise de Saint-Séverin-de-Proulxville est spécialisée dans la fabrication de produits alimentaires et embauche une cinquantaine de travailleurs. Les installations de la compagnie ont été détruites.

Louiseville a été touchée par deux incendies majeurs en 2016. En mai, un immense feu a détruit deux bâtisses du centre-ville, notamment le restaurant El Greco, une institution depuis plus de 40 ans.

Au début de l'année 2016, un incendie endommageait une bonne partie d'un immeuble de 12 logements sur la rue Notre-Dame Sud. Cet incident avait conduit à l'arrestation et à l'accusation de Sonia Dumas, une résidente de l'immeuble soupçonnée d'avoir mis le feu à l'édifice. Elle a été acquittée en septembre des accusations d'incendie criminel et de bris de probation. Elle a toutefois signé un engagement l'obligeant à garder la paix et à avoir une bonne conduite pour une période de 12 mois.

Cette entente a été validée par la cour après un accord préalable entre la défense et la Couronne.

Glissements de terrain

Des glissements majeurs de terrain ont fait les manchettes cet automne. Saint-Luc-de-Vincennes a tout d'abord été touchée le 9 novembre par un éboulis le long de la rivière Champlain. 

Un imposant cratère s'est formé à la suite de ce glissement de terrain qui a emporté plusieurs tonnes d'argile.

Trois personnes ont été évacuées, dont une qui a dû attendre jusqu'au 16 novembre avant de réintégrer sa maison.

Environ une semaine plus tard, c'est au tour de Sainte-Geneviève-de-Batiscan de subir un pareil soubresaut de Dame Nature. Le glissement de terrain est de nouveau survenu le long de la rivière Champlain. 

Une famille de quatre personnes a dû être évacuée de façon permanente à la suite de l'événement. Les fissures du sol s'étendaient sur une centaine de mètres et ont été repérées par un agriculteur qui travaillait sur sa terre.

Un glissement de terrain a également causé des dommages dans le secteur de Shawinigan-Sud, le 23 octobre, coupant en deux le rang Saint-Pierre.

La chaussée était partiellement couverte de neige, le... (François Gervais, Le Nouvelliste) - image 9.0

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La chaussée était partiellement couverte de neige, le 10 février au matin, lorsque l'accident est survenu sur la route 153 à Saint-Tite.

François Gervais, Le Nouvelliste

Accident mortel

Deux adolescents ont perdu la vie à la suite d'un accident de la route survenu l'hiver dernier à Saint-Tite. L'accident s'est produit le matin du 10 février, alors qu'une mince couche de neige recouvrait le réseau routier, dont la route 153. 

Les deux victimes prenaient place dans une voiture qui a dévié de sa voie. La voiture a ensuite été heurtée par un camion de 10 roues. Le choc a été brutal, ne laissant aucune chance aux deux passagers de la voiture. La conductrice a subi des blessures légères.

Crimes contre les enfants

Les crimes à caractère sexuel n'ont pas fait relâche en 2016, notamment avec les dossiers de Pierre-Olivier Rondeau, de Jean-Paul Néashish, de Gilles Godin et de Jacques Plamondon.

Rondeau est un ex-entraîneur de hockey du Collège Marie-de-l'Incarnation. Il a reconnu sa culpabilité en octobre, car il a admis avoir incité un mineur à se livrer à des contacts sexuels entre décembre 2015 et mai 2016. L'individu de 25 ans s'était lié d'amitié avec un étudiant de 14 ans inscrit au programme de hockey de l'école privée. Il a demandé à sa victime de se filmer pendant qu'il se masturbait et de lui envoyer la vidéo, ce qui a été fait.

Le dossier de Rondeau doit revenir en cour en janvier.

Ancien chef de police de la communauté atikamekw de Wemotaci, Jean-Paul Néashish a écopé d'une sentence de six ans de prison en octobre après avoir été reconnu coupable d'agressions sexuelles, d'atteinte à la pudeur, de grossière indécence et de viol pour des gestes commis entre 1966 et 2006. Des femmes adultes, mais aussi des enfants ont été des victimes.

«L'accusé s'est servi du véhicule de patrouille pour conduire ses victimes dans un endroit isolé. C'est dans ce même véhicule qu'il les a agressées alors qu'il portait l'uniforme du service de police qui l'a embauché», a déclaré le juge Jacques Lacoursière lors du prononcé de la sentence de l'individu.

Néashish a échoué dans sa tentative de porter en appel ce verdict de culpabilité.

Vingt-trois mois de prison ferme est la peine imposée à Gilles Godin en mai pour avoir abusé sexuellement d'une jeune fille durant une période de trois ans. L'ex-enseignant du Collège Laflèche avait plaidé coupable, en janvier, à des accusations d'attouchements sexuels et d'incitation à des contacts sexuels sur une mineure. Il avait admis les délits sur une période se situant entre juin 1997 et septembre 2000. Il avait commis des attouchements sur cette fille, alors âgée entre 10 et 13 ans, des actes allant de caresses à des gestes masturbatoires réciproques.

Jacques Plamondon a pris le chemin de la prison en avril. Cet enseignant à la retraite a été condamné à une peine de 30 mois après avoir plaidé coupable à des accusations de possession, de production et d'accession à de la pornographie juvénile entre janvier 2006 et décembre 2015. Il a aussi avoué avoir distribué du matériel pornographique juvénile en mai 2015.

Plamondon avait en sa possession quelque 300 000 photos de porno juvénile et 19 930 vidéos contenant de la porno juvénile. Des enfants âgés de 3 à 16 ans étaient mis en scène, soit en montrant leurs parties intimes ou en s'adonnant à des rapports sexuels.

Pour sa part, Alain Bellemare a été incarcéré après avoir été reconnu coupable de violence envers une enfant de 5 ans. Dans une décision rendue en avril au palais de justice de La Tuque, le juge Guy Lambert a condamné l'Atikamekw de 26 ans à une peine de 15 mois de prison pour voies de fait graves. L'individu a brûlé sa victime à plusieurs reprises avec une cigarette.

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