La messe de minuit tombe à l'eau

  • Le curé François Donaldson constate les dégâts causés par l'infiltration d'eau. Une oeuvre d'art s'est notamment décrochée du plafond de l'endroit. (Sylvain Mayer)

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    Le curé François Donaldson constate les dégâts causés par l'infiltration d'eau. Une oeuvre d'art s'est notamment décrochée du plafond de l'endroit.

    Sylvain Mayer

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  • La majorité des dégâts ont eu lieu à l'avant du bâtiment, devant le coeur. La fresque qui était située au plafond du dôme central s'est décrochée. (Sylvain Mayer)

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    La majorité des dégâts ont eu lieu à l'avant du bâtiment, devant le coeur. La fresque qui était située au plafond du dôme central s'est décrochée.

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  • Dégât d'eau à Église Saint-Paul de Grand-Mère. (Sylvain Mayer)

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(Shawinigan) Le ciel s'est écroulé sur la tête des fidèles de l'église Saint-Paul de Grand-Mère mercredi soir. Le ciel... et une partie du plafond. La traditionnelle messe de minuit ne pourra pas y être célébrée comme à l'habitude le 24 décembre après qu'un important dégât d'eau eut sérieusement endommagé l'endroit, mercredi.

C'est vers 22 h que le curé de l'endroit, le prêtre François Donaldson, a reçu un coup de fil qui lui signalait qu'une alarme avait été déclenchée par le système de gicleurs de l'endroit. Rendu sur place, il a vite constaté que la situation était grave.

«C'était comme le son des chutes Niagara, mais il faisait noir et on ne voyait rien. Avant de pouvoir éteindre le système, il a avant tout fallu s'assurer qu'il n'y avait pas réellement d'incendie dans l'un des trois étages du bâtiment. Après de longues minutes, on a finalement arrêté l'eau de couler, pour constater qu'un coude s'était détaché dans la tuyauterie», explique le père Donaldson.

L'ironie du sort est que le système de gicleurs avait été inspecté dans les derniers mois.

«On venait tout juste de rénover le système et de le mettre en ordre. Des bouts de tuyau avaient été changés pour éviter des fuites et ça nous avait coûté 50 000 $. Tout avait été testé, on avait fait ça pour prévenir un événement de la sorte. Mais comme on dit, les voies de Dieu sont impénétrables», mentionne le président des marguilliers, Michel Venne.

Des centaines de milliers de dollars

Les dégâts sont très importants. C'est par le dôme central que la majorité de l'eau s'est écoulée, ce qui a même fait décrocher du plafond la toile représentant le Christ, qui est lourdement tombée sur les bancs, 55 pieds plus bas, alors que le sol était recouvert de deux pouces d'eau.

Mais comme cette portion du bâtiment est construite sous forme de voûte, l'eau, qui était poussée sous forte pression, a ruisselé de tous les côtés, s'infiltrant dans les murs et colonnes. Vendredi, alors que les spécialistes en sinistre s'affairaient à éliminer les traces du dégât, on pouvait déjà constater que le plâtre était craqué à plusieurs endroits. 

On a aussi dû retirer une vingtaine de bancs situés à l'avant de l'église puisque la structure du dôme n'est pas encore sécurisée. Dans ces conditions, il était impossible de tenir une messe à cet endroit samedi soir par mesure de sécurité, et pour les prochaines semaines aussi assurément. 

Des ingénieurs ont été dépêchés sur les lieux afin d'évaluer les dégâts, qui se chiffreront assurément à plusieurs centaines de milliers de dollars.

«On ne sait pas encore. Tout dépendra des dégâts, mais aussi de comment c'est construit. Est-ce que c'est du bois seulement ou s'il y a de l'amiante? Nous avons aussi des transformateurs au grenier qui ont peut-être été endommagés», explique M. Venne, avec un ton relativement calme. «Qu'est-ce qu'on peut faire? Quand même bien nous serions choqués, il n'y a rien que nous pouvons faire.»

«Nous avons des assurances, mais ça ne couvre jamais tout. Nous aurons besoin de l'aide des gens. Mais je sais qu'ils sont attachés à leur église», ajoute le curé Donaldson.

La messe... au sous-sol

Pour la première fois en 19 ans dans cette paroisse, le curé Donaldson ne servira pas la messe de minuit à son endroit habituel. Mais la célébration aura tout de même lieu. Le sous-sol de l'église centenaire, qui a été nettoyé après que l'eau s'y soit aussi infiltrée, servira de chapelle de fortune. Pas question de déménager dans un autre lieu de culte, on voulait rester proche des fidèles.

«La messe de minuit, c'est une tradition. Les gens partent d'un peu partout pour venir. Nous allons donc la faire dans le sous-sol. Ce sera différent, mais ce sera plus dans l'esprit de Noël. Il ne faut pas oublier que le Christ est né dans un endroit avec les moyens du bord. Plutôt que d'avoir toute la crèche, nous allons descendre la mangeoire, des photos, des poinsettias au sous-sol. Ce sera fait avec sobriété», indique-t-il.

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