Jean-Guy Dubois agacé

Le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, n'a guère... (Photo: François Gervais)

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Le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, n'a guère prisé la sortie de la MRC de Nicolet-Yamaska dans le dossier du Fonds de diversification économique.

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) Alors que le sort du Fonds de diversification économique se retrouve entre les mains de la ministre Lise Thériault, voilà que la demande de la MRC de Nicolet-Yamaska d'obtenir une partie des sommes actuellement dévolues à Trois-Rivières et Bécancour est bien reçue par le député Donald Martel, mais plutôt mal accueillie par le maire Jean-Guy Dubois.

«Je trouve qu'ils devraient attendre que le veuf soit décédé avant de commencer à dilapider ses biens. On apprend ça par les journaux. Ça me turlupine un petit peu de voir que jamais personne nous a parlé de ça. Ça aurait été le fun qu'ils nous en parlent. On est voisin. On est assez grand pour se parler et essayer de voir comment ça peut aller. Ils ont décidé qu'ils avaient besoin», a commenté le premier magistrat de Bécancour.

Celui-ci se plaît à rappeler que le Fonds avait été établi à 75 % pour les régions directement touchées par la fermeture de Gentilly-2, soit Bécancour et Trois-Rivières. «Ce n'est pas le temps de faire ça tant et aussi longtemps qu'il n'y a pas eu de discussions à ce niveau-là. Le moment n'est pas arrivé, on n'est pas rendu encore à la fin. Qu'on nous laisse le temps de finir. Qu'on attende que les délais soient écoulés et qu'on ait eu le temps de faire notre travail. Je le sais que c'est long, que ça prend du temps. Ce n'est pas évident», a ajouté celui qui dit ne pas vouloir «soulever de controverse avec ça».

Pour sa part, le député Donald Martel trouve anormal que Nicolet n'ait pas accès aux subventions alors que des secteurs plus éloignés, comme Pointe-du-Lac, sont éligibles. «C'est politique que d'avoir couper le comté en deux. C'est tout le territoire de Nicolet-Bécancour qui devrait être ciblé prioritairement et le tout devrait être combiné à une véritable stratégie orientée vers les petites entreprises», a-t-il indiqué au Nouvelliste.

Au début de l'année 2016, le représentant caquiste avait constaté que le Fonds «traînait toujours des problèmes, notamment un manque de transparence et une trop grande proximité avec le monde politique». En février 2016, soit à deux ans à peine de son échéance, l'enveloppe de 200 millions de dollars affichait toujours un solde de 135 millions de dollars.

«En outre, les critères d'admissibilité au Fonds ne favorisaient pas suffisamment les entreprises locales. En novembre, on constatait par ailleurs que l'enveloppe de 25 % destinée aux territoires situés à l'extérieur de la MRC de Bécancour et de Trois-Rivières était épuisée alors que celle destinée aux entreprises de Bécancour était largement inutilisée», fait-il remarquer. 

Pour ces raisons, M. Martel continue de demander que l'échéance du Fonds soit reportée au-delà de 2018. Il souhaite également que des mesures soient prises pour favoriser la participation des entreprises locales, notamment en rajustant certains critères d'admissibilité. 

Par ailleurs, s'il dit avoir pris note des changements apportés au conseil d'administration du Fonds, le député de Nicolet-Bécancour déplore l'attitude de ses dirigeants qui n'ont pas daigné accuser réception à une demande de rencontre qu'il avait faite dans le but de clarifier ses différentes prises de position. «Je pense qu'ils ont raté une belle occasion d'établir un véritable dialogue avec moi. Je suis assuré que ça aurait pu être profitable pour tout le monde de se parler», croit-il.

Au bureau de la ministre responsable des PME, de l'Allègement réglementaire et du Développement économique régional, on rappelle que le Fonds vise prioritairement la MRC de Bécancour et la Ville de Trois-Rivières qui sont les communautés les plus touchées par le déclassement de Gentilly-2.

En date du 31 octobre 2016, un total de 35,6 millions de dollars, soit 23,7 % de l'enveloppe, a été alloué pour la réalisation de projets sur ces territoires. Une part importante de l'enveloppe est toujours disponible pour ces deux territoires d'ici la fin du programme le 31 mars 2018, soit 114,4 millions de dollars.

Quant à l'enveloppe de 50 millions de dollars pour les autres MRC des territoires du Centre-du-Québec et de la Mauricie, en tenant compte des dossiers présentement à l'étude, elle est entièrement engagée. «Dès son arrivée en poste, Mme Thériault a réclamé des analyses de mi-mandat afin d'évaluer le rendement et le fonctionnement de l'ensemble des fonds de diversification économique qui sont sous sa gouverne. Nous avons tout récemment reçu lesdites analyses de mi-mandat et nous devrions être en mesure de statuer sur l'avenir desdits fonds dès le début de l'année 2017», a conclu son attaché de presse, Karl W. Sasseville.

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