La paix pour Noël

Le père Noël a rendu visite aux enfants... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Le père Noël a rendu visite aux enfants immigrants dimanche lors de la fête de Noël organisée par le Service d'accueil aux nouveaux arrivants de Trois-Rivières pour les initier aux traditions québécoises du temps des Fêtes.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Jonathan Filion
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Fraîchement arrivés à Trois-Rivières, les 28 nouveaux réfugiés syriens avaient un premier vrai contact avec la culture de leur terre d'accueil dimanche au Centre Landry.

Mohammad Said Skef et sa femme Adawia Hassoun... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste) - image 1.0

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Mohammad Said Skef et sa femme Adawia Hassoun aidaient leur plus jeune, Ibrahim, deux ans, à développer son cadeau, gracieuseté du père Noël. La famille syrienne est arrivée à Trois-Rivières le 13 décembre.

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À tour de rôle, les enfants allaient s'asseoir... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste) - image 1.1

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À tour de rôle, les enfants allaient s'asseoir sur le père Noël pour recevoir leur cadeau. Pour la plupart, c'était un premier contact avec ce «fameux» père Noël.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

Le Service d'accueil aux nouveaux arrivants (SANA) de Trois-Rivières avait organisé une fête de Noël pour initier les nouveaux arrivants de l'année aux traditions québécoises du temps des Fêtes.

Les sourires étaient contagieux et les yeux étaient brillants. À tour de rôle, les enfants allaient s'asseoir sur le père Noël pour recevoir leur cadeau. Pour la plupart, c'était un premier contact avec ce «fameux» père Noël.

«Ça permet aux familles et surtout aux enfants de comprendre l'amour qui se partage à Noël. On fait ce rassemblement pour que les gens partagent ensemble, peu importe d'où ils viennent, qu'ils vivent les traditions québécoises, mais aussi qu'ils ajoutent leur grain de sel à ces traditions. Il y a quand même plus de 275 personnes, une quarantaine de nationalités différentes, beaucoup de religions différentes alors c'est une activité très culturelle», explique le directeur général du SANA, Ivan Suaza.

«Ce genre d'activité est très important pour tous les nouveaux arrivants, affirme Rana Al-Khateeb, réfugiée d'Irak. Ça fait deux ans et demi que je suis à Trois-Rivières et je me souviens qu'à mon arrivée, j'étais isolée parce que je ne parlais pas la langue, j'arrivais dans une nouvelle culture, un nouveau pays, une nouvelle vie. Ces activités nous aident à nous intégrer», ajoute celle qui s'implique maintenant au sein du SANA pour redonner ce qu'elle a reçu.

Débarqués le 13 décembre à Trois-Rivières, Mohammad Said Skef et sa femme Adawia Hassoun étaient accompagnés de leurs six enfants pour vivre leur premier Noël blanc dimanche. Les réfugiés syriens ne parlent pas un mot français, mais ça ne les empêchait pas d'échanger avec d'autres immigrants.

«On est vraiment content de l'activité pour les enfants, car ils ont beaucoup de plaisir. Nous venons tout juste d'arriver ici alors ça nous permet de partager et rencontrer d'autres familles qui ont vécu ce qu'on vit et qui nous aident à nous adapter à la vie à Trois-Rivières», confie Adawia Hassoun par le biais d'une traductrice.

«Ne serait-ce que pour leur dire comment utiliser le chauffage à cette période de l'année, comment prendre l'autobus... Toutes ces petites choses qu'ils ne connaissent pas ou ces expériences qu'ils n'ont pas encore vécues s'apprennent lors de rencontres comme celle-là», ajoute Mme Al-Khateeb.

Pour la famille Skef, vivre une ambiance festive du genre dès son arrivée est presque aussi marquante que son premier contact avec la température du Québec.

«On est très content de l'accueil des gens ici. Partout où nous allons, nous voyons des sourires et c'est de ça dont nous avions besoin après ce qu'on a vécu», confie le père de famille de 40 ans.

«Ce qui nous a fait le plus gros choc par contre, c'est la neige, renchérit sa femme en riant de bon coeur. Où l'on vivait, la température allait au minimum à 0 degré Celsius. On avait déjà vu de la neige... mais à ce point, non! Notre bébé de deux ans a pleuré la première fois qu'il a touché à la neige parce qu'il ne savait pas ce que c'était.»

La neige et le froid ne les empêchent toutefois pas d'apprécier la capitale mauricienne. Les parents assurent qu'ils désirent rester à Trois-Rivières, «une place parfaite pour la famille». Ne reste maintenant qu'à apprendre le français.

Toujours en contact avec la Syrie

Même s'ils sont enfin en sécurité à Trois-Rivières, les réfugiés syriens ont toujours les yeux rivés vers leur terre natale, particulièrement vers Alep, une véritable zone de guerre syrienne présentement. 

«Nous sommes originaires d'Alep. Nous avons des proches qui sont encore là-bas. Je garde contact avec ma famille par Internet et avec mon téléphone cellulaire. Mais nous sommes toujours inquiets», mentionne Mohammad Said Skef.

«Le plus important pour nous maintenant, c'est que la guerre s'arrête là-bas», lance doucement Adawia Hassoun.

En attente d'autres Syriens

Le SANA de Trois-Rivières s'apprête à accueillir quatre autres réfugiés syriens dans les prochains jours. La date exacte de leur arrivée n'est toujours pas connue.

En ajoutant les familles débarquées la semaine dernière, c'est donc 32 Syriens qui passeront le temps des Fêtes en Mauricie. 

Plusieurs organismes aident le SANA en offrant aux réfugiés tout ce dont ils ont besoin, en particulier des vêtements d'hiver.

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