Centre-ville de Trois-Rivières: un sapin trop dans le chemin

Martin Bilodeau, propriétaire du restaurant Le Buck, aurait... (Olivier Croteau)

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Martin Bilodeau, propriétaire du restaurant Le Buck, aurait bien aimé garder ses décorations de Noël sur la façade de son restaurant, mais la Ville lui demande de les retirer.

Olivier Croteau

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(Trois-Rivières) Les commerçants du centre-ville de Trois-Rivières peuvent bien décorer leurs façades pour le temps des Fêtes, mais ça ne devra pas se faire au détriment des exigences des entrepreneurs en déneigement. C'est du moins ce qu'a constaté le restaurant Buck Traiteur, de la rue Saint-François-Xavier, qui se voit dans l'obligation de retirer deux sapins qui avaient été décorés et placés à l'entrée du commerce.

C'est qu'une plainte a été logée à la Ville par l'entrepreneur chargé du déneigement du trottoir face à ce commerce, puisque l'installation ne permettait pas à la chenillette de bien passer et de faire correctement son travail. De son côté, le propriétaire Martin Bilodeau se dit prêt à s'occuper lui-même du déneigement du trottoir devant son entrée pour les prochains jours, mais aurait aimé que la Ville fasse preuve d'une plus grande souplesse, surtout sachant que la situation est temporaire.

«On a reçu la visite d'un inspecteur de la Ville qui nous a demandé de les retirer. C'est bien dommage, parce qu'on fait de beaux efforts pour embellir le centre-ville, pour mettre de l'ambiance pour Noël, et ça plaît beaucoup aux clients et aux touristes. Les gens nous en parlent et aiment bien ce qu'on a fait», constate Martin Bilodeau.

C'est donc avec la volonté de trouver un terrain d'entente qu'il a voulu contacter l'entrepreneur et lui proposer de s'occuper lui-même du déneigement de l'avant de son commerce d'ici à ce que les sapins soient enlevés, dans une dizaine de jours. Au moment de l'entrevue, il attendait toujours un retour d'appel. Or, Martin Bilodeau sait bien que même s'il en arrive à cette entente, si le déneigement n'est pas fait selon les exigences de la Ville, des pénalités seront données aux entrepreneurs en déneigement, qui pourraient au final lui refiler la facture.

«Ça ne va pas durer longtemps, et ça met de la vie dans le Vieux Trois-Rivières. On aurait bien aimé que la Ville se montre un peu plus souple envers les entrepreneurs, juste pour quelques jours», constate le propriétaire du Buck.

À la Ville de Trois-Rivières, on se dit bien sensible à la requête du restaurateur, mais on estime aussi que de commencer à gérer au cas par cas peut causer un précédent qui sera difficile à administrer.

«Nous comprenons sa position. Mais il faut aussi comprendre notre façon de faire. Là, c'est un sapin. Tantôt, est-ce que ce sera un bout de patinoire qu'un autre commerçant veut aménager? On ne peut pas se permettre de donner un passe-droit à l'un sans s'attendre à ce que ça cause des problèmes dans la gestion des règlements municipaux», constate Yvan Toutant.

Ce dernier rappelle que la Ville détermine les trottoirs qui sont déneigés en fonction de la moyenne de circulation piétonnière à l'heure sur ledit trottoir. Dans le cas du trottoir situé face au restaurant Le Buck, il a été convenu que la circulation y était assez importante pour qu'il soit déneigé. 

«Si on obstrue le passage à la chenillette, ça peut occasionner certains problèmes. Encore une fois, on comprend le point que soulève le restaurateur, mais il faut aussi savoir que si les trottoirs sont mal déneigés, c'est nous qui allons recevoir les plaintes des citoyens. C'est nous qui avons une responsabilité», explique-t-il.

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