Politique de non-intervention pour les équipements supralocaux

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Le ministre Martin Coiteux était accompagné de la ministre responsable de la Mauricie, Julie Boulet, lors de l'entrevue éditoriale au Nouvelliste.

Sylvain Mayer

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Alors qu'il vient de faire adopter une législation favorisant justement l'autonomie des municipalités, le ministre des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire, Martin Coiteux, veut laisser les parties concernées trouver une solution à la problématique des équipements supralocaux.

«Ça peut se régler sans qu'on intervienne. Les municipalités ont tout en main pour prendre les décisions», a-t-il clairement indiqué mardi en entrevue éditoriale au Nouvelliste.

On sait que la Ville de Shawinigan lui a réitéré sa demande de mandater la Commission municipale du Québec à réaliser une étude sur le caractère supralocal d'une longue liste d'équipements. C'est toujours l'impasse à ce sujet avec les dix municipalités avoisinantes.

Selon le ministre Coiteux, la Ville a tout le loisir de faire payer des tarifs différents tandis que les municipalités peuvent créer leur propre programme. «Elles ont les outils nécessaires pour répondre aux citoyens», affirme-t-il.

Celui-ci a profité de son passage à Trois-Rivières pour y rencontrer le maire Yves Lévesque. Et il ne se formalise pas du fait que cette ville ne fasse pas partie de l'Union des municipalités du Québec. Le seul sujet de discussion, au dire du ministre, fut le projet de loi 122 qui vise à reconnaître les municipalités comme des gouvernements de proximité et non plus «des créatures du gouvernement du Québec».

La nouvelle législation propose aussi de conférer à toutes les municipalités du Québec, dont Trois-Rivières, davantage d'autonomie et de pouvoirs. Par exemple, si les villes auront le pouvoir d'établir plusieurs catégories d'immeubles non résidentiels, les règlements d'emprunt ne seront plus soumis à l'approbation référendaire si un projet est subventionné à au moins 50 % par le gouvernement.

Par ailleurs, le ministre a vanté plusieurs des mesures prévues, dont la création d'un nouveau programme d'aide, le Fonds d'appui au rayonnement des régions (FARR). Doté à terme d'une enveloppe annuelle de 100 millions de dollars, le FARR visera à soutenir la mobilisation ainsi que la coordination des élus locaux autour d'initiatives ayant un rayonnement régional. Le gouvernement entend appuyer la concertation à l'échelle régionale pour la concrétisation de projets de développement économique dont les retombées dépassent les limites territoriales d'une seule MRC.

«On a bien fait de mettre un terme aux CRÉ (conférence régionale des élus) et mettre les MRC au coeur des décisions», soutient-il tout en évoquant un rôle accru des Conférences administratives régionales comme «points d'ancrage».

Pour le ministre Coiteux, la nouvelle approche de l'État québécois consiste à diriger la reddition de comptes vers le citoyen plutôt que vers le gouvernement. D'ailleurs, quand on lui demande si Québec ne devrait pas encadrer les villes qui additionnent les surplus tout en continuant à hausser les taxes, il répond que «c'est aux citoyens à l'échelle locale de demander à leurs élus locaux de prendre les meilleures décisions».

«On reste garant de l'intégrité des institutions, mais on veut que ce soit la démocratie locale. On n'est plus dans la microgestion des villes», a-t-il précisé.

Et pour les villes de 100 000 habitants et moins qui aimeraient bénéficier des services d'un vérificateur général, Martin Coiteux confie qu'il y a toute une réflexion sur cette question. «Il est possible qu'on avance des propositions dans le prochain omnibus municipal», a-t-il fait savoir.

Finalement, comme ministre de la Sécurité publique, il dit avoir «beaucoup d'admiration» pour tout ce qui se fait à l'École nationale de police du Québec à Nicolet, «une institution de premier plan». «On sera toujours là pour appuyer l'École», déclare celui qui se réjouit de la présente bonification de la formation, entre autres, par rapport aux communautés autochtones et aux personnes itinérantes.

Avenir politique de Julie Boulet: «J'aime encore ça»

Alors qu'elle vient de perdre son bras droit de longue date, Amina Chaffaï, la ministre responsable de la Mauricie, Julie Boulet, n'a pas décidé si elle solliciterait ou non un autre mandat comme députée de Laviolette.

«J'aime encore ça. J'aime le monde», a-t-elle confié, en marge d'une entrevue éditoriale au Nouvelliste, tout en affirmant ne pas avoir fait le tour du jardin, contrairement à son ancienne attachée politique.

Par ailleurs, Mme Boulet se dit confortable avec le ministère du Tourisme, elle qui est «née avec le Festival western». Et celle qui a participé à une trentaine d'événements l'été dernier se montre confiante de conserver son poste lors du prochain remaniement ministériel.

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