Cédrika: pour ne jamais oublier

Sous la neige des derniers jours, des centaines... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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Sous la neige des derniers jours, des centaines de toutous et de petits mots entourent la plaque commémorative.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) En 2010, trois ans après la disparition de Cédrika Provencher, la Ville de Trois-Rivières avait inauguré la Roseraie Cédrika-Provencher, une petite place nichée près du corridor cyclable sur le boulevard des Chenaux, aux abords de la rivière Saint-Maurice.

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La Roseraie Cédrika-Provencher a été inaugurée en juin 2010, près de trois ans après la disparition de la fillette.

Archives, Le Nouvelliste

Maintenant que le décès de la petite a été constaté depuis un an, le maire de Trois-Rivières confirme désormais que cet endroit sera le lieu officiel de commémoration de Cédrika.

Après la découverte des ossements, l'an dernier, la Ville s'est questionnée sur la pertinence de nommer un lieu public en l'honneur de la petite Cédrika. Or, en raison du caractère délicat de l'histoire, et après avoir discuté avec la famille, le maire Yves Lévesque signale que le parc de la Roseraie Cédrika remplit déjà très bien le rôle de lieu de commémoration, à sa façon.

«On n'aime pas se rappeler de ce qui s'est passé, mais c'est une réalité. C'est un geste que nous devions poser. Des roses, ça représente la vie, c'est coloré. Il faut se rappeler d'elle de cette façon et non de la façon dont elle est disparue», croit Yves Lévesque.

À cet endroit, chaque année, quelques rosiers fleurissent en la mémoire de Cédrika, et une plaque commémorative y a été inaugurée en 2010. Lorsque les ossements de la petite ont été retrouvés, dans un boisé du nord du secteur Sainte-Marthe-du-Cap, des centaines de toutous, de fleurs, de petits mots et de poèmes y ont été déposés par des gens qui sentaient le besoin de venir s'y recueillir. 

«C'est un endroit qui amène au calme, à la paix et la réflexion. Une rose, ça représente bien ce que Cédrika représentait pour sa famille, ses amies. C'était une fille remplie de joie, souriante, et c'est ce qu'on veut garder comme mémoire, et non ce qui est arrivé», ajoute Yves Lévesque.

Pour Sylvie Tardif, dont l'organisme COMSEP a géré le fonds de recherche pour Cédrika Provencher et qui était aussi conseillère municipale au moment de son enlèvement, il importait que la Ville nomme un endroit en l'honneur de la petite.

«Peu importe l'endroit, je suis contente que la Ville ait nommé un endroit en son honneur, car c'est un symbole important et nous ne devons jamais oublier cette histoire», estime Mme Tardif. 

Selon elle, c'est toute la communauté qui a encaissé le coup de la disparition, puis de la confirmation du meurtre de Cédrika l'an dernier.

«Tous ceux qui ont des enfants vous le diront, ça a changé bien des choses, ça a marqué l'imaginaire. C'était souhaitable qu'on ait un endroit pour venir se recueillir, car c'est un drame que les Trifluviens ont tous vécu collectivement», mentionne-t-elle.

Rappelons par ailleurs que bien que le Fonds de recherche pour Cédrika Provencher ait été fermé, la Fondation Cédrika-Provencher, qui vise à développer des outils pour mieux prévenir les enlèvements d'enfants, poursuit toujours ses activités.




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