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De longs séjours dans l'espace altèrent la vision de près de 75 % des astronautes

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Les astronautes qui séjournent dans l'espace sont susceptibles de développer des problèmes de vision en raison de la microgravité.

AFP

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Agence France-Presse
Washington

La vision de près des trois quarts des astronautes effectuant de longs séjours dans l'espace est altérée en raison de changements dans la pression du fluide cérébrospinal résultant de la microgravité, ont déterminé des scientifiques dont l'étude a été dévoilée lundi.

Ces dix dernières années alors qu'un nombre grandissant d'équipages passent des mois dans la Station spatiale internationale (ISS), les médecins de la Nasa ont commencé à observer des troubles de la vision chez les astronautes restant longtemps sur orbite.

Leur vision était trouble et des examens plus approfondis ont montré plusieurs changements structurels, dont notamment un aplatissement du globe oculaire et une inflammation de l'extrémité des nerfs optiques.

Ce syndrome, appelé «Trouble de la vue résultant du changement de pression intracrânienne», a fait l'objet d'une présentation à la conférence annuelle de la Société Nord Américaine de Radiologie (RSNA) qui se tient cette semaine à Chicago.

Initialement, les scientifiques pensaient que les problèmes de vision résultaient de la manière dont le sang circulait dans le corps en microgravité, notamment en se concentrant davantage dans la tête, explique Noam Alperin, professeur de radiologie et d'ingénierie biomédicale à la faculté de médecine de l'université de Miami (Floride), le principal auteur.

Pour cette étude, ils ont comparé les scanners du cerveau de sept astronautes qui avaient passé plusieurs mois dans l'ISS à ceux de neuf de leurs collègues qui n'y avaient fait que de brefs séjours.

Ils ont constaté que les astronautes ayant séjourné de longs mois dans l'avant-poste orbital avaient une plus grande quantité de fluide cérébrospinal dans le cerveau.

Ce liquide protège le cerveau et la moelle épinière, achemine les nutriments et retire les déchets.

Sur la Terre, ce fluide permet une adaptation du corps aux différentes positions, debout, allongé ou assis. Mais en apesanteur ce mécanisme hydraulique est «perturbé par l'absence des changements de pression en fonction des différentes positions du corps», explique le Dr Alperin, soulignant que c'est la première fois qu'est établi un lien quantitatif direct entre la pression du fluide cérébro-spinal et ce trouble de la vision.

La Nasa effectue des recherches pour trouver un remède à ce problème oculaire en vue de missions habitées de très longue durée dans l'espace, notamment l'envoi d'astronautes vers Mars à l'horizon des années 2030.

De son côté, l'astronaute retraité de la Nasa Clayton Anderson a indiqué ne pas avoir connu ces problèmes de vision après avoir passé cinq mois sur orbite en 2007.

Des recherches effectuées par l'agence spatiale américaine ont montré qu'une protéine produite par son organisme a permis d'empêcher cette perturbation de la pression du fluide cérébrospinal, a expliqué l'ancien astronaute.

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